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International Publié le mardi 2 novembre 2021 | AIP

Plus de 1000 journalistes tués et à peine 10% des crimes élucidés (UNESCO)

Abidjan- Depuis le début du 21ème siècle, ce sont plus de 1000 journalistes qui ont été tués dans l’exercice de leur fonction et à peine 10% de ces crimes ont abouti à une condamnation de leurs auteurs, a déclaré mardi 2 novembre 2021, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.


Décrétée par l'assemblée générale de l'ONU en 2013, la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, a pour but de promouvoir un environnement qui permette aux journalistes d'effectuer leur travail en toute indépendance et sans ingérence de la part des autorités.


De part la célébration de cette journée, l’ONU engage aussi les États à faire plus pour prévenir la violence à l’endroit des professionnels des médias, en permettant à la justice de rechercher et condamner les auteurs des crimes.


Cette quasi-impunité constitue un encouragement pour les criminels et les groupes armés qui se font régulièrement remarquer par leurs actions contre les journalistes.


Pour l’ONU, mettre fin à l'impunité des crimes contre les journalistes constitue l'un des enjeux les plus pressants pour garantir la liberté d'expression et l'accès à l'information pour tous les citoyens.


Entre 2006 et 2020, plus de 1 200 journalistes ont été tués dans le monde et près de 9 cas sur 10 n’ont pas été élucidés, selon l'Observatoire de l’UNESCO des journalistes assassinés. Ce cycle de violence à l’encontre des journalistes est souvent révélateur d’un affaiblissement de l'État de droit et du système judiciaire.


Ce chiffre n’inclut pas les nombreux autres journalistes qui, quotidiennement, subissent des agressions non mortelles, y compris la torture, la disparition forcée, la détention arbitraire, l’intimidation et le harcèlement, que ce soit en situation de conflit ou non. En outre, il existe, pour les femmes journalistes, des risques spécifiques, notamment les agressions sexuelles.


Si les meurtres constituent la forme la plus extrême de censure des médias, les journalistes sont également confrontés à d'innombrables menaces, allant de l'enlèvement, de la torture et d'autres agressions physiques au harcèlement, notamment dans la sphère numérique. Les menaces de violence et les attaques contre les journalistes en particulier créent un climat de peur parmi les professionnels des médias, entravant la libre circulation des informations, des opinions et des idées au sein de la population.


Dans de nombreux cas, les menaces de violence et les attaques contre les journalistes ne font pas l'objet d'enquêtes appropriées, ce qui conduit trop souvent à des agressions plus graves, voire à des meurtres.


Lorsqu’elles restent impunies, l’UNESCO s’inquiète que les agressions de journalistes envoient aux gens ordinaires un message très négatif selon lequel s’ils diffusent une « vérité embarrassante » ou des « opinions indésirables », ils s’attireront des problèmes.


En décembre 2013, lors de sa 68e session, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution intitulée « La sécurité des journalistes et la question de l’impunité » (A/RES/68/163), qui a proclamé à la date du 2 novembre la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.


Cette résolution a exhorté les États membres à prendre des mesures précises pour combattre la culture actuelle d’impunité. La date de cette journée internationale a été choisie en mémoire de deux journalistes français, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés le 2 novembre 2013 au Mali.


Le principal événement commémorant la Journée internationale en 2021 est une table ronde de haut niveau organisée par Ossigeno per l'informazione et soutenue par l'UNESCO. L'événement se tiendra en format hybride le 3 novembre 2021 à l'Institut international de Syracuse pour la justice pénale et les droits de l'homme à Syracuse, en Italie.




eaa/fmo

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