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Économie Publié le mardi 22 mars 2022 | AIP

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Abidjan, Le projet de réduction d’émission de gaz à effet de serre (PRE) autour du parc national de Taï a été lancé officiellement, lundi 21 mars 2022 à Abidjan, en vue de générer 10 millions de tonnes d’émissions réduites qui seront vendus au Fonds carbone de la Banque Mondiale à 50 millions de dollars, soit environ 25 milliards de FCFA.


Le projet s’inscrit dans le cadre des activités de la stratégie nationale de réduction des émissions de gaz à effet de serre résultant de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+), mécanisme international auquel le gouvernement ivoirien à adhéré depuis 2011 afin de lutter contre les facteurs de la déforestation et de la dégradation des forêts.


Il va permettre d’aborder la dernière phase de la REDD, celle du paiement, qui est basée sur les résultats pour capitaliser les investissements réalisés. Il sera mis en œuvre sur une période de 10 ans, de 2020 à 2029, en deux phases dans les régions du Cavally, la Nawa, le Guémon, le Gboklè et San Pédro.


La première phase est exécutée entre 2020 et 2024, grâce à une combinaison d’initiative de financement public-privé. Quant à la seconde, elle interviendra entre 2025 et 2029, pour permettre l’intensification des activités initiées au cours de la première phase.


L’objectif est de créer un modèle de développement vert au niveau de ces régions administratives du Sud-ouest, de lutter contre les changements climatiques, de diversifier les revenus des agriculteurs et de protéger les ressources naturelles tout en contribuant à la conservation du couvert végétal, a expliqué le spécialiste en comptabilisation carbone au ministère de l’Environnement et du développement durable, Eric Konan.


Le directeur de cabinet adjoint au ministère de l’Environnement et du développement durable, Gnahoré Kodéhi, représentant le ministre Jean-Luc Assi, a ajouté qu’il est attendu de tous les acteurs intervenant dans la zone du projet, la mise en œuvre d’activités, entre autres, d’intensification agricole et agroforesterie pour une agriculture « zéro déforestation », de gestion forestière durable et de conservation des forêts classées et parcs nationaux ainsi que de boisement, reboisement et restauration des terres et des forêts dégradées.


Le spécialiste principal en sauvegarde environnemental de la Banque Mondiale, Alphonse Emadak, représentant la directrice des opérations de l’institution bancaire en Côte d’Ivoire, Coralie Gevers, a indiqué que le projet est le résultat d’un long travail de collaboration entre la banque et les autorités ivoiriennes, « qui font preuve chaque jour d’une ferme volonté de mettre en place un cadre de gestion durable des ressources forestières et environnementales ». Ce, conformément au Plan national de développement (PND 2021-2025).


M. Emadak a également assuré de la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre de ce programme et à soutenir tous les efforts visant à préserver les forêts ivoiriennes et l’environnement du pays dans son ensemble.


Le directeur de cabinet au ministère de l’Economie et des Finances, Vassogo Bamba, a pour sa part, au nom du ministre Adama Koné, plaidé auprès de la Banque mondiale afin qu’elle réhausse le prix d’achat carbone pour que le projet puisse bénéficier davantage aux communautés.


Il a également appelé l’industrie du cacao participant à l’initiative Cacao et Forêt, à se mobiliser et à s’approprier les différents chantiers devant permettre de concilier l’impératif de la production agricole, qui procure des revenus aux paysans, avec la nécessité de préserver les forêts sur le territoire national.


« C’est à ce prix que toutes les actions engagées dans cette dynamique pourront pleinement porter leurs fruits dans la lutte que nous menons ensemble, contre les problèmes environnementaux », a-t-il insisté.


Le parc national de Taï avec ses 508 186 hectares est la deuxième forêt primaire d’Afrique et la seule forêt dense encore intacte en Côte d’Ivoire. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982 comme réserve de biosphère.


Et il possède 140 espèces de mammifères dont 12 endémiques, 240 espèces d’oiseaux et de nombreuses espèces d’insectes, de reptiles et d’amphibiens, des chimpanzés, des hipopotames pygmées, des éléphants, des buffles de forêts, etc. Il regorge également, 1800 espèces végétales dont 138 endémiques et des plans d’eau navigables.


(AIP)


sn/ask

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