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Économie Publié le jeudi 14 avril 2022 | AIP

Le port de San Pedro dans une dynamique d’amélioration de performances (feature)

© AIP
Port autonome de San Pedro (PASP)

San Pedro, Le Port autonome de San Pedro est dans une dynamique d’amélioration de performances au cours de ces 10 dernières années avec un accroissement du volume de trafic de 1,2 million de tonne en 2010 à 6,115 millions de tonnes au terme de l’exercice 2021.


Les résultats de l’exercice 2021 indiquent que ce volume global de trafic a généré un chiffre d’affaires exceptionnel de plus de 10 milliards FCFA, en hausse de 127% par rapport à 2010 et un résultat net bénéficiaire de 950 millions FCFA, représentant une augmentation de 555% en comparaison au niveau de 2010.


La performance de l’année 2019 était évaluée à un trafic global de 5,065 millions de tonnes de marchandises, en hausse de 24% par rapport à 2018.


Vers un équilibre des flux de trafic


Les flux de trafic tendent désormais à s’équilibrer. En 2010, l’importation se situait à 200.000 tonnes et l’exportation à un million de tonnes. Aujourd’hui, l’importation s’élève à deux millions de tonnes et l’exportation à trois millions de tonnes.


En plus d’être premier port d’exportation de cacao au monde avec un volume de plus d’un million de tonnes de fèves, le second port ivoirien accueille aussi divers produits notamment, le blé, les produits cimentiers pour les sociétés de cimenterie de la localité, le riz et les engrais.


Concernant l’importation des engrais, par exemple, le directeur général du port de San Pedro, Hilaire Lamizana, souligne qu’avant 2011, aucun tonnage n’y passait. De 2011 à 2018, environ 17.000 tonnes d’engrais y ont transité. De 2019 à 2020, le trafic de ce produit est passé à 40.000 tonnes, avant de s’établir à 162.000 tonnes d’importation en 2021.


Il affirme être certain que ce port serait incontournable en ce qui concerne le trafic d’engrais, compte tenu de son positionnement géostratégique vis-vis de l’économie du Mali, de la Guinéenne et du Libérienne et du potentiel agricole de la Côte d’Ivoire.


L’entreprise envisage de traiter 500.000 tonnes d’engrais dans les deux ou trois années à venir, grâce à la dynamique d’investissement réalisé avec volonté du gouvernement pour son extension et sa modernisation.


Elle vise le cap de 10 millions de tonnes de trafics global en 2025.


Une structure financière qui s’est renforcée et consolidée


Le port de San Pedro a été évalué financièrement par la première agence de notation financière francophone, Bloofield Investment, durant une dizaine d’années sur des paramètres qualitatifs et quantitatifs notamment, la flexibilité financière, l’environnement de risque, la performance intrinsèque et la qualité du management.


Selon le Président directeur général (PDG) de Bloofield Investment, Stanislas Zézé, les résultats de l’évaluation financière montrent que le Port autonome de San Pedro est une entité crédible devant les investisseurs. Il a remis le rapport de l’évaluation financière au directeur général, le 21 février à San Pedro.


M. Lamizana se réjouit du renforcement et de la consolidation de la structure financière de son entreprise.


Ces résultats probants enregistrés au cours de ces dernières années, sont le fruit d’une politique managériale qui s’inscrit dans la vision de l’Etat ivoirien et du président Alassane Ouattara de faire de la Côte d’Ivoire un hub logistique incontournable en Afrique.


Cette nouvelle politique a porté la priorité sur la mise à niveau des infrastructures, superstructures et équipements portuaire, la définition d’une nouvelle politique commerciale par filière de produits et la réorganisation de l’exploitation. De plus, des accords de coopération et de partenariats techniques et financiers, en lien avec l’existant et le programme d’extension et de modernisation de ce port, ont été conclus.


Des perspectives assez prometteuses


Les perspectives 2022 portent essentiellement sur le maintien de la dynamique de croissance du niveau de trafic et de la concrétisation des projets d’extension et de modernisation du port. Ce projet d’extension contribuera à l’amélioration des flux de manière globale. Avant la fin de l’année, la réception d’un nouvel ouvrage, le terminal polyvalent qui va traiter les produits minéraliers et divers autres, est annoncée dans le cadre de ce projet.


Cette année 2022 est placée également sous le signe des festivités avec la commémoration du cinquantenaire du port autonome de San Pedro inauguré en 1972.


L’administration portuaire est aussi engagée dans un processus de digitalisation dans le management portuaire. Dans la perspective de développement de ce processus, elle initié, le 25 mars à San Pedro, un atelier d’analyse des besoins et attentes des acteurs de la communauté portuaire. L’atelier s’est ouvert avec une conférence sur les défis, enjeux et perspectives de développement de la digitalisation.


La digitalisation est l’utilisation optimale et intelligente de l’ensemble des processus de dématérialisation et numérisation. C’est comment l’on se sert de ce processus pour rendre plus performent, plus résilient et plus durable le transport maritime et l’économie portuaire.


Ce processus a commencé en 2010 au port de San Pedro et s’est accéléré en 2017. Il a permis de mettre en place une architecture applicative qui a eu pour conséquence d’améliorer la trésorerie et de réduire à 24 heures le temps de facturation des navires qui y accostent. Le délai variait auparavant entre une semaine et dix jours.


La digitalisation a permis aussi de résoudre le problème de stockage de marchandises sur la plateforme qui est un espace destinée au transit et non à cette fin. Aujourd’hui, avec le système de digitalisation, les services compétents sont en mesure de surveiller les temps de franchise accordés aux marchandises de telle sorte qu’elles ne séjournent plus durant 30 à 40 jours dans le port.


Né de la volonté de l’Etat ivoirien de créer un pôle de développement dans le sud-ouest du pays, le port de San Pedro se positionne comme l’une des principales portes d’entrée commerciale du pays et de la sous-région.


Moteur de développement économique de son hinterland national et des pays limitrophes (Mali, Guinée, Libéria), son existence a permis la création de milliers d’hectares de plantations industrielles et villageoises d’hévéa, de palmier à huile, de cocotiers, de café et de cacao. Elle a favorisé aussi l’implantation de plusieurs unités industrielles et la création de 40.000 emplois dans le sud-ouest du pays.


(AIP)


nbf/tm

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