Le préfet de région du Gontougo, Kouadio Gbongbo André, a appelé, mardi 3 février 2026, à une transhumance apaisée dans le département de Bondoukou, soulignant son importance pour le maintien de la paix sociale et la cohésion entre éleveurs et agriculteurs.
Cette recommandation a été faite à l’occasion d’un atelier de vulgarisation des textes régissant la transhumance et le déplacement du bétail, organisé par la direction régionale des ressources animales et halieutiques du Gontougo. L’atelier a réuni les autorités préfectorales, les collectivités territoriales, la société civile et les organisations professionnelles du bétail.
« Il est essentiel que chacun, éleveurs et communautés locales, respecte les règles de la transhumance pour éviter les conflits et protéger notre bétail », a déclaré le préfet, insistant sur le rôle des comités sous-préfectoraux pour sensibiliser les populations, recenser les éleveurs et réguler le passage des troupeaux, y compris ceux provenant du Ghana, du Niger ou du Burkina Faso.
« Il était indispensable de mobiliser tous les acteurs, y compris les éleveurs et les autorités locales, pour préserver la paix sociale et la cohésion dans notre région. La transhumance, notamment celle des troupeaux venant de l’extérieur, peut générer des conflits avec les agriculteurs et des risques sanitaires si elle n’est pas encadrée », a-t-il insisté.
Pour le préfet, la vigilance et le respect des textes par tous les acteurs sont essentiels pour garantir une transhumance sécurisée, prévenir les conflits et renforcer la paix sociale dans la région du Gontougo.
Lors de cette rencontre, la directrice régionale des Ressources Animales et Halieutiques du Gontougo, Dr Toili Kassedo Nina Bénédicte, a précisé que l’atelier visait à présenter les textes nationaux et sous-régionaux encadrant la transhumance, notamment la loi n°2016-413 du 15 juin 2016, le décret n°2023-1007 du 20 décembre 2023 et la Décision A/DEC.5/10/98 de la CEDEAO.
Ces présentations ont permis de sensibiliser les acteurs sur les conditions de déplacement du bétail, la gestion des conflits et les sanctions en cas de non-respect. Un état des lieux de la transhumance a été réalisé, mettant en évidence les principaux axes de passage, les contraintes rencontrées et les risques sanitaires.
À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées pour, entre autres, réhabiliter ou créer de nouvelles pistes de transhumance, réhabiliter les barrages pastoraux, créer de nouveaux postes d’entrée pour limiter les passages clandestins, poursuivre le recensement des éleveurs et organiser des tournées de sensibilisation sur les textes encadrant la transhumance.
nmfa/fmo
