L’ONG Dignité et Droits pour les Enfants en Côte d’Ivoire (DDE-CI) anime jeudi 5 et vendredi 6 février 2026, à Daloa, une session de formation à l’intention d’une vingtaine d’acteurs locaux de la plateforme de protection de l’enfance et de lutte contre les Violences basées sur le genre, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la traite des personnes.
Cette formation vise à consolider les mécanismes locaux de prévention, d’identification et de prise en charge des victimes de la traite, un phénomène qualifié de « criminalité organisée », aux conséquences graves sur la vie et la dignité des victimes, selon l’ONG.
Elle s’inscrit dans le cadre du Child protection compact (CPC), une initiative conjointe des gouvernements ivoirien et américain, visant à intensifier la lutte contre la traite des enfants.
Le CPC est mis en œuvre par un consortium composé de Save the Children International, de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire et de DDE-CI, dans neuf localités du pays, dont Daloa, a-t-on appris sur place.
La formation fait suite à d’autres organisées en janvier à Tiébissou (Didiévi) et à Toumodi. Une nouvelle est prévue à Soubré dans les jours à venir.
Selon l’assistant projet de DDE-CI, Bamba Yaya Kader, citant le rapport mondial 2024 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, près d’une victime sur trois de traite est un enfant dont 65 % de filles subissant des abus sexuels. L’Afrique de l’Ouest figure parmi les zones les plus exposées en raison notamment de la migration transfrontalière, de l’instabilité sociopolitique et du recours massif à la main-d’œuvre agricole, en particulier dans la chaine de production du cacao.
En Côte d’Ivoire, plus d’un millier de victimes de traite dont 522 enfants (314 filles et 208 garçons) ont été identifiées et assistées en 2024, a-t-il indiqué
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