Un litige foncier oppose des acquéreurs de terrains à une société immobilière dans le lotissement Nord-Est complémentaire d’Achokoi, situé dans la commune de Bingerville, dans le district d’Abidjan.
Réunis au sein d’un collectif, les acquéreurs affirment avoir acquis leurs parcelles de manière régulière, à l’issue de cessions légalement établies. Malgré ces démarches, ils dénoncent une impossibilité persistante d’accéder à leurs terrains, d’y entreprendre des constructions ou même d’en assurer la sécurisation.
Selon les plaignants, la société continuerait d’entraver toute occupation effective du site, en dépit des autorisations de cession. Ils évoquent la destruction de bornes, des menaces répétées, ainsi que la présence d’individus chargés de bloquer toute tentative d’installation sur les parcelles concernées.
Ce jeudi 5 février 2026, plusieurs membres du collectif se sont rendus sur le site d’Achokoi afin de constater la situation et de saisir les autorités compétentes. La gendarmerie nationale s’est déplacée sur les lieux et a invité certains acquéreurs à se présenter à la brigade pour être entendus.
« Les terrains nous ont été cédés, mais nous ne pouvons ni y entrer, ni construire, ni sécuriser nos parcelles », témoigne un membre du collectif, dénonçant une situation qu’il qualifie d’injuste et préjudiciable.
D’après les acquéreurs, au moins 140 personnes seraient directement touchées par ce litige foncier à Bingerville, sans compter d’autres cas similaires dans la zone. Pour ces familles, engagées financièrement depuis parfois plusieurs années, l’attente devient une source de détresse et d’inquiétude.
Face à ce qu’ils considèrent comme un abus, les acquéreurs lancent un appel pressant au gouvernement ivoirien, en particulier à la ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, afin qu’une solution claire, durable et définitive soit apportée à ce dossier. Ils demandent à l’État de garantir leur droit d’accès aux terrains et de faire respecter les décisions de cession foncière.
À Achokoi, dans la commune de Bingerville, l’incompréhension demeure, tandis que de nombreuses familles attendent toujours de pouvoir jouir pleinement de leurs biens immobiliers.
JB

