Le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi, a présenté les grandes orientations de la première session ordinaire de l’année 2026, lors d’une séance plénière tenue ce jeudi 19 février 2026 à l’Hémicycle, à Abidjan-Plateau. Ouverte sous le signe d’une activité normative soutenue et d’un contrôle parlementaire renforcé, cette session a permis aux députés d’adopter à l’unanimité le calendrier des travaux couvrant la période du 19 février au 30 juin 2026.
Arrêté la veille en Conférence des présidents, ce programme fixe les priorités législatives du premier semestre, avec un volume important de textes à examiner. Au total, vingt-cinq projets de loi sont inscrits à l’ordre du jour : sept projets de loi ordinaires, cinq projets de loi autorisant la ratification de conventions internationales et treize projets de loi portant ratification d’ordonnances.
La forte proportion de textes relatifs aux ratifications qu’il s’agisse de conventions internationales ou d’ordonnances traduit une session marquée par l’ajustement et la consolidation du cadre juridique national. La ratification des ordonnances, en particulier, s’inscrit dans le prolongement des habilitations accordées au gouvernement et permet au Parlement d’exercer pleinement son pouvoir de validation et de contrôle a posteriori.
Au-delà de la production législative, le calendrier prévoit deux séances de questions orales avec débat. Ces rendez-vous constituent des instruments essentiels du contrôle de l’action gouvernementale. Ils offrent aux députés l’occasion d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur des dossiers d’intérêt national et d’enrichir le débat démocratique.
L’inscription formelle de ces séances à l’agenda parlementaire témoigne de la volonté d’équilibrer la fonction normative du Parlement avec sa mission de contrôle.
Dans un souci d’efficacité et d’amélioration de la qualité des travaux, le président de l’Assemblée nationale a également annoncé la mise en place d’un programme de formation à l’intention des députés nouvellement élus. L’objectif est de renforcer leur maîtrise des mécanismes institutionnels et de consolider leurs capacités d’action parlementaire.
Cette initiative vise à professionnaliser davantage l’exercice du mandat législatif, dans un contexte où la technicité croissante des textes exige une connaissance approfondie des procédures et des enjeux juridiques. « Ces formations visent à familiariser les collègues avec la gestion et l’organisation des procédures parlementaires, assurant ainsi une meilleure efficacité dans le travail législatif », a-t-il justifié.
La séance plénière s’est achevée par un appel du président invitant les députés à faire preuve d’assiduité, d’engagement et de responsabilité dans l’accomplissement de leur mission au service de la Nation.
Cyprien K.

