Le PDCI-RDA a officiellement lancé, le 9 avril 2026 à Abidjan, les festivités marquant ses 80 ans d’existence, lors d’une cérémonie organisée à son siège à Cocody.
L’événement a réuni cadres, militants, sympathisants et plusieurs formations politiques, dont le RHDP, représenté par Cissé Bacongo au nom du président Alassane Ouattara.
Moment central de cette célébration, la diffusion du discours du président du parti, Cheick Tidiane Thiam (présentement hors du pays) qui a mis en avant la solidité et la longévité du PDCI-RDA.
Il a comparé le parti à une institution appelée à durer dans le temps, affirmant que 80 ans représentent non pas une fin, mais une étape de maturité permettant de consolider les acquis et de préparer l’avenir.
Revenant sur les origines du parti, il a rendu hommage à son fondateur, Félix Houphouët-Boigny, rappelant la création du Syndicat Agricole Africain en 1944 comme point de départ de la lutte contre les injustices coloniales. Il a souligné le rôle central du PDCI-RDA dans l’émancipation des peuples africains et dans l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance en 1960.
Cheick Tidiane Thiam a également évoqué les années de prospérité ayant suivi l’indépendance, caractérisées par une croissance économique soutenue, une administration efficace et un système éducatif performant. Il a attribué ces avancées à la vision d’Houphouët-Boigny, fondée sur la paix et le dialogue.
Toutefois, il n’a pas ignoré les périodes de crise, notamment le coup d’État de 1999 et les crises de 2002, 2010 et 2020, qui ont fragilisé la stabilité nationale. Malgré ces épreuves, il a salué la résilience du parti, resté fidèle à ses valeurs de tolérance, de paix et de dialogue.
Se projetant vers l’avenir, il a insisté sur la nécessité de renforcer l’implantation du parti, en particulier auprès des jeunes, qui constituent la majorité de la population ivoirienne. Il a appelé à moderniser les structures et à proposer des solutions concrètes face aux défis actuels, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Enfin, il a réaffirmé son engagement pour la réconciliation nationale, déclarant que les adversaires politiques ne doivent jamais être considérés comme des ennemis.
Il a toute fois demandé aux autorités ivoiriennes de "tout mettre en œuvre pour son retour au pays".
ST

