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Abengourou préconise la voie du dialogue pour aboutir à la réconciliation
Publié le dimanche 3 novembre 2013  |  AIP




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Abengourou - La voie du dialogue semble être la mieux indiquée, selon des habitants de la cité royale d’Abengourou, pour aboutir à la paix et à la réconciliation entre les Ivoiriens, après la décennie de crise qui a fragilisé le tissu social et braqué les uns contre les autres.

« Si on parle de réconciliation en Côte d’Ivoire, c’est parce qu’il y a eu palabre. Or, il faut au moins deux personnes ou deux parties pour faire palabre. Il faut donc que ces deux parties qui ont pris part au conflit en Côte d’Ivoire soient là pour vider leurs sacs et se réconcilier », a préconisé M. Béné Mathias, coordonateur de la Fondation Brapa Yomoa, une organisation qui œuvre pour la promotion de la jeunesse et des valeurs culturelles ivoiriennes.

Se fondant sur un proverbe sénoufo (ethnie du nord de la Côte d’Ivoire) selon lequel il faut deux moitiés de cola pour faire un sacrifice, il a indiqué que la réconciliation en Côte d’Ivoire doit nécessairement mettre en présence les deux parties au conflit. « Seul un dialogue franc et sincère entre les ennemis d’hier pourra aider à construire une paix durable en Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu.

Cet acteur de la société civile se dit également favorable à une décision politique pour donner un coup d’accélérateur au processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. « Un proverbe baoulé dit que c’est là où passe l’aiguille que passe aussi le fil. L’image de l’aiguille et du fil est très importante pour moi, car l’aiguille c’est le chef de l’Etat et le fil c’est la population ivoirienne. Si le chef de l’Etat prend une décision ferme de laisser tout tomber, la population suivra. Mais, si nous restons enfermés dans les terminologies du genre réconciliation ne signifie pas impunité, pardonner ne veut pas dire impunité, nous allons toujours tourner en rond », a indiqué Béné Mathias.

Mme Yek Marguerite, intendante de l’église méthodiste unie de Côte d’Ivoire « cité de grâce » d’Abengourou, abonde dans le même sens que le coordonateur de la Fondation Brapa Yomoa. Elle propose, en effet, la mise en place d’un cadre de dialogue et d’échange pour permettre aux deux camps qui se sont combattus de se parler « franchement », afin de laver le linge sale en famille. Pour elle, il faut donc permettre à tous ceux qui sont en prison de recouvrer la liberté afin de pouvoir prendre part à cette sorte de catharsis collective.

Le jeune Atta Ange Pierre ne dit pas autre chose lorsqu’il affirme que la réconciliation entre les Ivoiriens ne pourra se faire que si des décisions courageuses d’apaisement sont prises. Ainsi, il souhaite la libération de tous ceux qui ont été emprisonnés suite à la crise post-électorale. Mais cette libération, souligne-t-il, ne doit pas être prise par les bénéficiaires comme une victoire sur l’autre camp.

Elle doit être plutôt perçue comme une preuve d’amour et de pardon de la part de ceux qui ont posé cet acte et leur rendre la pièce. « Que ceux qui auront bénéficié de la liberté fassent preuve d’humilité en acceptant d’accompagner les dirigeants actuels du pays dans tout ce qu’ils entreprennent pour assurer son développement », a-t-il conseillé.

M. Diba Bi Bli Djoman, enseignant de son état et membre de la fédération FPI d’Abengourou, est également de cet avis. En effet, estimant que l’action de la Commission Dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) n’a pas produit le résultat escompté, il faut dès à présent créer les conditions d’un dialogue franc entre les Ivoiriens. « Peu importe le nom qu’on donnera à ce cadre de concertation pourvu qu’il permette aux Ivoiriens d’échanger autour des questions clés qui peuvent conduire à un apaisement des cœurs meurtris et à l’avènement d’une démocratie vraie en Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu.

Le catéchiste Abou Djoman de l’église méthodiste unie de Côte d’Ivoire, qui croit aussi aux vertus du dialogue, propose, en outre, qu’il soit organisé une vaste campagne de sensibilisation des Ivoiriens pour leur faire comprendre que chacun a une part de responsabilité dans ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. « Si je te provoque et que tu ne réagis pas, il n’y aura pas de palabre entre nous. Mais si tu réponds, c’est que tu es fautif quelque part. Il faut donc faire comprendre aux uns et aux autres que les responsabilités dans la survenue de la crise sont partagées et qu’elles n’incombent pas à un seul camp », a soutenu l’homme de Dieu.

Il invite, par ailleurs, les Ivoiriens à vivre le pardon au lieu de le proclamer seulement du bout des lèvres. « Nos comportements et nos actes de tous les jours doivent porter le sceau du pardon. Nous devons également vivre dans l’humilité et bannir l’arrogance et l’orgueil de notre vie », a conseillé le formateur religieux pour qui l’Ivoirien paye aujourd’hui pour son manque d’humilité et son arrogance.

Il invite, en outre, tous les Ivoiriens à se tourner vers Dieu « l’ultime recours qui est la solution à tout ». « Croyants et homme de Dieu, nous devons tous nous réconcilier avec Dieu. Le musulman doit se réconcilier avec son Dieu. Le chrétien doit se réconcilier avec son Dieu et Dieu dans sa miséricorde va nous apporter la paix et la réconciliation », a-t-il recommandé.

rkk/kkp/tm

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