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‘’Avant de répartir les fruits de la croissance, il faut d’abord les avoir produits’’ (Guillaume Soro)
Publié le dimanche 31 mai 2015  |  APA
Discours
© Assemblée Nationale par Assemblée Nationale
Discours du Président de l`Assemblée Nationale, Guillaume SORO lors de la clôture de la 23ème Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie
Samedi 30 Mai 2015. Yamoussoukro. Son Excellence Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire a prononcé un discours lors de la clôture de la 23ème Assemblée Régionale Afrique de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie qui s`est tenue tenue du 28 au 30 Mai 2015.
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Yamoussoukro (Côte d'Ivoire) - Les lampions se sont éteints, samedi, à Yamoussoukro (240 km au nord) sur la 23ème assemblée Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) avec le discours de clôture du Président de l’Assemblée nationale Guillaume Kigbafori Soro estimant qu’ ‘’avant de répartir les fruits de la croissance, il faut d’abord les avoir produits’’.

Le chef du parlement ivoirien a insisté dans son intervention sur le thème relatif à la croissance économique et la lutte contre la pauvreté sur lequel, selon lui, tous les intervenants ont mis en exergue, l'importance des réformes économiques pour créer, non seulement, les conditions de la croissance, mais également, pour organiser la répartition des fruits de celle-ci.

‘' Mais chacun en est également conscient qu'avant de répartir ces fruits, il faut d'abord les avoir produits, ce qui signifie se donner le temps de consolider cette croissance économique afin de la pérenniser'' a déclaré Guillaume Soro devant ses pairs parlementaires africains francophones.

‘'Conscients de l'influence de l'environnement socio-politique sur la conduite des politiques macro-économiques, ils ont unanimement plaidé pour une pacification du jeu politique, un consensus sur les institutions, et une vision du progrès social et économique, mise en œuvre sur une longue durée'' a-t-il poursuivi.

Cependant, M. Soro a relevé que pour eux parlementaires, il s'agit là d'une interpellation, car, estime-t-il, l'idée de ‘'consensus'' n'exclut pas la discussion, voire la critique des politiques macro-économiques menées par les pouvoirs exécutifs, lorsque les décisions prises menacent l'équilibre social, et les conditions de vie des populations dont ils sont les représentants.

Le consensus sur les institutions, selon le Président Soro, suppose l'inscription par l'Exécutif de ses décisions dans les cadres légaux qui servent de fondement à l'Etat de droit.

‘'Nous sommes des parlementaires. Et par cela même, des autorités attentives aux procédures, aux règles prescrites par les Constitutions de nos Etats et les Règlements de nos Assemblées pour l'élaboration de la loi'' a rappelé Guillaume Soro qui en appelle au ‘'respect des règles que nous adoptons'' par les Etats africains.

Par ailleurs, il a indiqué que dans le champ de la lutte contre la pauvreté, ‘'la collaboration entre l'Exécutif et le Législatif doit s'inscrire dans le cadre de procédures qui donnent aux Parlements des moyens de contrôle des processus de création de la croissance et de la répartition des fruits de celle-ci''.

‘'Dans chacun de nos pays, la pauvreté crée des urgences, des exigences que les gouvernements, même les plus compétents ne peuvent satisfaire dans l'immédiat et, qui, souvent, rendent les peuples et certains groupes politiques insensibles au plaidoyer sur le consensus autour des institutions'' a déploré Guillaume Soro.La 24ème assemblée générale Afrique de l'APF est prévue à Bamako au Mali en 2016.

HS/ls/APA
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