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Le Kasaï central s’engage à mettre en place une commission provinciale justice vérité et réconciliation

Publié le jeudi 6 fevrier 2020  |  AIP


Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) et le Ministère Provincial de la justice et droits humains du Kasaï Central ont remis au Gouverneur de province un rapport dans lequel la population a donné un avis favorable pour la création d’une Commission provinciale de vérité, justice et réconciliation.

« Ce rapport nous rappelle que le temps est venu pour la justice, la repentance, la réconciliation et la paix en vue de l’atteinte du développement tant recherché. C’est pourquoi l’exécutif provincial s’engage en collaboration avec l’Assemblée provinciale à la mise sur pied d’une commission provinciale Justice Vérité et Réconciliation pour qu’ensemble nous puissions dire oui à la justice, oui à la repentance, oui à la réparation, oui à la réconciliation et oui à la paix. Qu’ensemble nous puissions dire non au nouveau conflit au Kasaï central », a déclaré le Gouverneur de la Province du Kasaï Central, dans un communiqué de presse.

Lancées le 15 août 2019, les consultations populaires ont été menées par une équipe d’experts formés avec l’appui du BCNUDH, dans 37 sites retenus dans les cinq territoires de la province du Kasaï Central et à Kinshasa où réside une forte communauté du Kasaï Central. Au moins 1. 150 personnes (dont 48% de femmes) ont été consultées au travers des entretiens individuels ou collectifs au moyen de questions ouvertes pour recueillir leurs opinions sur leurs besoins en matière de justice, réparations et préventions de nouveaux conflits.

Selon le rapport rendu à l’issue de ces consultations, il est établi que des crimes graves ont été commis dans le Kasaï Central entre 2016 et 2017, lors du conflit lié au phénomène Kamuina Nsapu. A ce sujet, 58.2% de personnes interviewées veulent « des poursuites pénales effectives à l’encontre des présumés auteurs, avant toute initiative de réconciliation communautaire. 33,5 % de la population est prête à accorder son pardon à certains auteurs repentants à condition de ne pas être accusés de crimes graves. Ce pardon devra être accordé publiquement lors d’une cérémonie traditionnelle de réconciliation selon la culture kasaïenne, indique le rapport.

(AIP)

kam
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