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Editorial Publié le mardi 24 novembre 2009 | L’intelligent d’Abidjan

Editorial - Nous voulons un sondage commandé par Bédié et Ouattara ou par une coalition de candidats

Un sondage tous les deux mois. Pratiquement nous en sommes au troisième, et déjà, un quatrième est en cours. L’IA présente comme les autres fois, les tendances de ce sondage réalisé par des professionnels. Mais nous profitons pour lancer un appel au Rhdp : au lieu de (ou en plus de) tourner dans le pays en dépensant des millions de francs, par tournée, n’est-il pas judicieux de commander un sondage auprès d’une agence américaine, française ou d’ailleurs ? Même si par nature les sondages ne donnent pas la vérité absolue, et que dans nos contrées, les citoyens et les électeurs peuvent avoir des comportements, pas tout le temps rationnel, il est pertinent pour le Pdci et le Rdr de s’associer, pour avoir un tableau de bord, grâce aux données d’un sondage réalisé par un organisme certifié et indépendant. Ils doivent le faire en comprenant que les sondages préfigurent des intentions et peuvent orienter le comportement des citoyens. Ainsi après le troisième sondage de TNS Sofres voici les leçons qu’Ivoiriens et observateurs peuvent retenir ou des vérités qui seront dans la tête des Ivoiriens.
-Par tous les moyens, dans tous les cas de figure Laurent Gbagbo est vainqueur.
- En aucun cas de figure, Henri Konan Bédié ou Alassane Ouattara ne peut gagner.
Face à cette situation, ne rien faire, ne pas tenter de susciter un sondage grandeur nature, s’en remettre aux sensations des meetings, des tournées, aux déclarations médiatiques, à des calculs sur des bases identitaires, ethniques ou régionalistes, pour espérer surprendre, peut paraître dangereux. Une victoire par surprise, une victoire contre toute attente ne peut pas faire du bien aux adversaires de Laurent Gbagbo, d’autant plus que si le travail de TNS-Sofres est faux, manipulé, il sera loisible à un autre organisme de démontrer cela, à travers un sondage propre sur le terrain. Continuer de balayer d’un revers de la main, les études de TNS-Sofres, et pis, dire qu’il s’agit d’un travail visant à manipuler Laurent Gbagbo lui-même, pour le convaincre d’aller à l’élection en lui donnant l’assurance d’être le vainqueur, c’est manifester une fuite en avant, dont les conséquences peuvent être fort désagréables. Enfin, le Rhdp doit savoir que la victoire face à Laurent Gbagbo n’est possible que si l’opposition parvient à accrocher avec l’idée qu’elle est porteuse de changement, qu’elle est un vecteur d’alternative. Mais au-delà de la différence des hommes et du choc des ambitions, quelle rupture y a-t-il dans la pratique politique quotidienne au Pdci-Rda et au Rdr ? Comment peuvent-ils incarner la rupture alors qu’il n’y a pas de distance entre eux et Laurent Gbagbo ? C’est vrai que Guillaume Soro et ses hommes n’ont pas réussi à réinventer le monde, mais ils ont eu le mérite en 2002 d’accepter de se faire baptiser Forces nouvelles, face aux forces anciennes qui seraient des forces réactionnaires. C’est également vrai qu’en politique, toutes les alliances se font et que les Forces nouvelles ont dû s’allier d’abord aux forces ‘’anciennes’’ Houphouëtistes et plus tard, mener un dialogue direct ‘’avec les forces ‘’non nouvelles’’ de la Refondation. Mais toujours est-il qu’au départ, Guillaume Soro et les siens étaient porteurs d’un projet et d’une vision pour lesquels, ils n’ont peut-être pas su fédérer les soutien populaire et l’ancrage profond au sein de la société ivoirienne, échouant par exemple d’une part à se fondre totalement dans le RDR à cause des ambitions individuelles ; et d’autre part échouant à obtenir que le parti de Ouattara revendique pleinement la rébellion et ses revendications. Il est vrai que l’élection présidentielle à venir sera la première élection vraiment ouverte et concurrentielle dans notre pays depuis l’accession de la Côte d’Ivoire, à la souveraineté, même en prenant en compte l’affrontement historique Houphouët-Gbagbo, en 1990, mais ce n’est pas juste de croire que les sondages ne peuvent pas permettre d’influencer d’orienter le comportement des électeurs et d’avoir des tendances précises, lorsqu’ils sont menés de façon contradictoire et scientifique. MM Bédié et Ouattara qui ne sont pas à quelques dizaines, voire centaines de millions de FCFA prêts, pourraient mettre à profit le dernier ( ?) report de l’élection présidentielle pour faire réaliser un sondage dans les règles de l’art. Ce n’est pas une dépense de trop, ce n’est pas une défense inutile. Ce n’est pas une dépense superflue. Un sondage sert toujours à quelque chose. Alors, à chacun son sondage, au nom de l’égalité et de l’équité. Pour permettre au citoyen et à l’électeur d’avoir plusieurs sons de cloche. Le RHDP ne doit pas se battre pour l’égalité à travers seulement les médias d’Etat et l’usage des moyens d’Etat. Il doit lui aussi être un acteur, un fournisseur des indices de l’égalité et de l’équité. A ce titre, il a le devoir, non pas de sacrifier à une mode, de faire comme l’autre, mais de participer, au débat démocratique au débat d’idées, en favorisant la réalisation et la diffusion de sondages. Un sondage n’est jamais perdu.
Charles Kouassi
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