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Art et Culture Publié le mardi 24 novembre 2009 | L’intelligent d’Abidjan

Cinéma / N’gazoua ou l’Adversité - L’ISTC dans la promotion de la sortie de crise

«Cette histoire peut être notre propre histoire », fait comprendre le réalisateur Kassi Vincent Ofantché qui a présenté au Studio Ecole de l’ISTC son film nommé N’gazoua ou l’Adversité. Avec un thème d’actualité dans une période post-crise, la mise en image de l’histoire de Marc Henry Junior – joué par Hamed Souané – répond à un souci, pour le réalisateur, de sensibilisation. D’où son projet de diffusion gratuite à travers la Côte d’Ivoire, à travers – dit-il – la caravane de la paix. Long d’une heure trente minutes, le film plonge le spectateur dans un quotidien fait de hantise chez Marc Henry Junior qui, enfant, a suivi l’assassinat de ses parents. Cauchemar, absence et peur de l’évidence sont le lien entre son passé et le présent. Le bourreau de sa famille, le Major Kepou ou « gâchette facile », son surnom alors à la tête d’une milice. Celui-ci également habité par ses pensées a troqué, après l’armistice, sa veste de sanguinaire contre celle d’un humanitaire, avec une identité nouvelle, pour venir en aide aux enfants orphelins. Son bienfait sera-t-il reconnu par le créateur demeure pour lui la question. Croisant le destin de ces deux personnages, dans l’actualité de leur principale activité, le réalisateur fait croiser le chemin de Marc Arthur Junior devenu directeur de Charity Bank avec celui de la fille de l’assassin tatoué de ses parents qui hante sa pensée. La déchirure est imminente et les vieux démons se réveillent en tous. Mais, le réalisateur, s’il parvient à associer comique et pathétique, amène chacun à « se sentir concerné» par la situation conflictuelle que traversent les sociétés et les nations, en Afrique.
« Il ne s’agit pas seulement de dépeindre ces maux qui minent l’Afrique mais surtout de nous amener à désarmer les cœurs et les esprits », explique Kassi Vincent Ofantché qui donne à son film la fin d’un challenge à relever : paix, tolérance, le partage sont – entre autres – « le gage d’un développement durable ». A travers le film N’gazoua ou l’Adversité, « il y a beaucoup de travail à faire sur soi», a témoigné Kouassi Virginie, sous directrice de l’ISTC. Pour elle, le film « plein d’espérance et assez poignant donc important pour la sortie de la crise, ne se contente pas de nous impliquer dans le drame, mais nous amène à en sortir ». Avec l’espoir que ce film serve de promotion à la sortie de crise, en Côte d’Ivoire, Kiéfolo Benjamin représentant le directeur général de la RTI – Brou Aka Pascal – a souligné un « effort de contribution à la sortie de crise qui ne doit pas être une fin en soi mais une quête ». Silué Sassongo, directeur de l’ISTC, faisant savoir que l’institut qu’il dirige se reconnaît depuis un moment dans l’obligation des droits et devoirs publics, a salué l’implication de certains étudiants dans la réalisation de N’gazoua ou l’Adversité auquels « l’ISTC s’associe avec plaisir ».

Koné Saydoo
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