Après 5 jours d'inactivité suite la grève des transporteurs, une déclaration a été lue le vendredi dernier à la télévision nationale, faisant échos de la reprise. Malgré cette déclaration lue par les initiateurs de la grève, la situation est restée confuse dans les communes d'Abobo et de Yopougon. En effet, à Abobo, pendant plusieurs heures de la journée (de 9h30 à 16h) les véhicules ont tous garé. A Yopougon, le trafic a été fortement perturbé. Ce qui a fait qu'un important nombre de forces de l'ordre a été déployé dans les rues de ces communes. Joint au téléphone pour en savoir plus, Eric Diabaté, président du comité de crise, a fait remarquer qu'à Yopougon, la situation qu’il a été donné de constater a, d'une part, été suscitée par un ex-porte-parole des transporteurs dont le nom a été volontairement tu. " Ce dernier a intoxiqué les transporteurs parce qu'il n'était pas satisfait du montant que le gouvernement nous a concédé" a dit le président Eric Diabaté. Il a ajouté que d'autre part, la situation a été favorisée par le constat de certains transporteurs qui se sont rendus à l'évidence que les prix n'avaient pas encore changé à la pompe. En ce qui concerne Abobo, l'arrêt de travail était dû, à en croire toujours à Eric Diabaté, à une simple question d'organisation du tour d'encaissement des syndicats. Après donc 5 jours d'arrêt de travail, par qui il fallait commencer l'encaissement des droits des syndicats ? Tout est parti de là pour dégénérer par la suite. Et comme la situation elle-même était précaire, les uns et les autres ont préféré garer. Encore que le prix à la pompe n'avait toujours pas changé.
François Bécanthy
François Bécanthy