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Société Publié le jeudi 2 septembre 2010 | Le Temps

Malgré la grève dans le convoyage : 107 camions ont roulé, hier

Depuis le lundi dernier, le secteur des gros camions a connu un arrêt de travail de 72h pour protester, selon certains syndicalistes, contre le monopole de l'Office ivoirien des chargeurs (Oic) sur le convoyage et l'escorte groupée en direction des pays de l'hinterland. 24h après l'arrêt de cette grève, le bilan semble très mitigé pour les grévistes. En effet, selon les chiffres des postes frontaliers de Pogo et de Ouangolodougou, ce sont 107 camions qui ont traversé la frontière hier, contre un seul camion gréviste. D'ailleurs, cet état de fait a été grandement relevé à la réunion que les grévistes ont eue avec le porte-parole du chef de l'Etat, M. Gervais Coulibaly. Mais là où les choses semblent se corser pour les grévistes, c'est le courroux exprimé publiquement par la Tutelle, c'est-à-dire le ministère des Transports, contre eux. En effet, Dr Albert Flindé, très remonté contre ces derniers a coupé court lors des "Grandes rencontres" du quotidien de Fraternité Matin, le lundi dernier. "C'est une question de souveraineté nationale". On peut donc affirmer que c'est un retour sans gloire dans la République pour ces grévistes. Du côté de ces mêmes transporteurs, la vérité commence à poindre sur la rumeur de cette prétendue hausse du prix de la viande qu'on est en train de distiller ça et là. "Il ne peut avoir de hausse possible, puisque le convoyage des camions de bœufs est passé à 250000 Fcfa avec l'Oic alors que c'était à 600000 Fcfa quand c'était le fait exclusif de la structure de M. Issiaka Sawadogo", nous révèle-t-on dans le milieu du bétail. En effet, depuis quelques temps, c'est à une guerre sans merci que se livrent MM. Issiaka Sawadogo, gourou de la filière bétail, et Hassan Dramera qui s'est lancé dans le bétail et fait entrer ses camions escortés à 250 000 Fcfa par l'Oic, ce qui a eu pour effet de casser le prix. "Comment une hausse est-elle possible avec cela ? Mais il faut retenir qu'à la veille de toutes les fêtes musulmanes, il y a toujours des rumeurs de ce genre pour perturber les braves pères de familles qui veulent payer de la viande pour fêter ", a renchéri notre source dans la filière bétail. Comme on le constate, la décision de l'Etat est restée souveraine.

J. A.

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