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Politique Publié le mardi 29 mars 2011 | L’Inter

Le Haut représentant de l’UA jette l’éponge

© L’Inter
L’UA a nommé l’ex-ministre cap-verdien des Affaires étrangères José Brito comme son haut représentant en Côte d’Ivoire, chargé d’organiser des négociations entre parties ivoiriennes pour résoudre la meurtrière crise post-électorale
Le Haut représentant de l’UA pour la Côte d’Ivoire, l`ancien ministre cap-verdien des Affaires étrangères, José Brito, nommé le samedi 26 mars dernier a été aussitôt récusé par Alassane Ouattara, qui a estimé que le nouveau médiateur est « un ami » de son rival Laurent Gbagbo. Interrogé hier lundi 28 mars 2011 par Radio France internationale (RFI), José Brito a indiqué que l’UA pourrait être à la recherche d’un nouveau négociateur dans cette crise, si un camp continue de le récuser. « Nous attendons maintenant les discussions pour savoir s’il est possible de trouver un médiateur qui bénéficie de l’accord des deux parties. De notre côté, pour pouvoir accepter, nous devons être effectivement un élément de confiance », a soutenu M. Brito, présenté par le camp Ouattara comme un « ami » du président Laurent Gbagbo, déclaré élu et investi par le Conseil constitutionnel. Le président du RDR, Alassane Ouattara, reconnu vainqueur du scrutin présidentiel de novembre en Côte d’Ivoire par une partie de la communauté internationale et soutenu par la rébellion ivoirienne, a récusé le week-end José Brito. Il a été nommé le samedi 26 mars 2011 avec une feuille de route claire. « Il œuvrera notamment à la tenue, sous l’égide de l’UA et de la CEDEAO de négociations entre les parties ivoiriennes afin d’élaborer un schéma de mise en œuvre des propositions entérinées par l’UA le 10 mars à Addis-Abeba », rapporte le communiqué de la nomination de José Brito. Alassane Ouattara avait exprimé son regret face au choix de cette personnalité, dénonçant que l’UA ne l’ait pas consulté auparavant compte tenu de ses relations personnelles et « de ses accointances politiques connues de tous » avec Laurent Gbagbo. Selon le président soutenu par Nicolas Sarkozy, « cette décision n’est pas conforme à la volonté exprimée de nommer un ancien chef d’Etat dans cette fonction ». Pour le Cap-verdien, cela pourrait être une perspective mais le choix d’une personne qui connait bien Laurent Gbagbo dans le règlement de la crise pourrait faciliter les choses. « C’est une perspective. Je pense que ce qu’il faut en ce moment, c’est qu’il y ait des personnes qui parlent avec les deux parties. Et dans ce cadre, le fait d’être ami du président Gbagbo peut-être utile pour pouvoir parler avec lui. Nous pensons d’ailleurs que les propositions de l’Union africaine sont celles qui répondent le mieux à la situation, d’autant plus que pour le Cap-Vert, un des aspects importants c’est de tout faire pour éviter la guerre », a estimé José Brito sur Rfi.fr. Il avait été accepté par le camp Gbagbo, annonçant que c’était à l’UA de décider. « Le Cap-Vert a toujours fait preuve de neutralité dans le conflit. Et un bon arbitre doit être neutre. C’est donc une bonne proposition. La neutralité du Cap-Vert peut permettre de faire avancer les choses, l’autre camp cherche un arbitre qui soit partisan, je comprends un peu son attitude. Le droit c’est le droit. Le plus important, c’est que la personne soit issue d’un pays ayant montré sa neutralité. Il ne vient pas en son nom mais au nom de l’UA. Le plus important, c’est la neutralité du pays », avait indiqué le porte-parole du gouvernement Aké N’gbo, Ahoua Don Mello. Après cette récusation du médiateur de l’UA par le camp Ouattara, quelle pourrait être la position de Laurent Gbagbo face la nomination d’un autre négociateur ? L’on risque alors de s’enfoncer dans une crise sans aucune possibilité de médiation.

Hervé KPODION

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