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Politique Publié le vendredi 22 avril 2011 | Le Patriote

Quand les cadres de la refondation oublient leurs crimes - Des bourreaux qui se prennent pour des victimes

Depuis le 11 avril dernier, la Côte d’Ivoire a mis fin à l’imposture de Laurent Gbagbo. L’ancien Président ivoirien qui a perdu les élections présidentielles le 28 novembre dernier, n’a trouvé mieux que de précipiter le pays dans une crise postélectorale d’une violence inouïe. Clôturant ainsi un règne de 10 années jonché de massacres, de mort, de privation de liberté et de dictature. Heureusement que le peuple a décidé de rompre avec le pouvoir Gbagbo et d’engager la Côte d’Ivoire sur la voie de l’espoir et du développement. C’est en tout cas le défi que se lance celui qui incarne la nouvelle Côte d’Ivoire. Conscient du fait qu’aucun développement n’est possible dans une nation balafrée par la haine, la guerre et la misère, Alassane Ouattara a mis un point d’honneur sur le pardon et la réconciliation. Cela passe par le dépassement de soi et surtout, par la capacité des victimes de pardonner à leurs bourreaux d’hier et non se ruer dans les sillons de la division et de la vengeance. Raison pour laquelle il faut applaudir l’engagement de Ouattara des deux mains pour le retour de la paix. Mais, attention à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Il faut que la vérité soit le maître-mot de cette réconciliation. Ce qui veut dire que les bourreaux reconnaissent en toute humilité leur rôle dans cette grande déflagration qui a fortement endommagé le tissu social, brisé la cohésion et la paix et dynamité l’économie. Malheureusement, certains discours de certains cadres LMP dévient maladroitement et dangereusement de cette ligne. Que les Mamadou Koulibaly, Affi N’Guessan et ces pseudos conseillers de Gbagbo et autres ne se trompent surtout pas. Ces derniers qui tentent de se mettre dans la peau de la victime ne doivent pas avoir la mémoire courte. Les charniers de Yopougon, les massacres, les crimes, la corruption, le favoritisme et toute sorte de privation de liberté sont encore dans les mémoires. Ils sont bel et bien les bourreaux et ils doivent avoir le profil bas face à leurs victimes. Si aujourd’hui, Alassane Ouattara et la grande majorité des Ivoiriens acceptent de pardonner, que les bourreaux d’hier sachent qu’ils n’ont pas oublié. Il serait donc irresponsable que le camp LMP, à travers des déclarations piquantes de certains de ses caciques, ne remue le couteau dans la plaie qui est encore béante. Non !!! Mamadou Koulibay, Affi NGuessan, Yao NDré, Blé Goudé, Toussaint Alain …vous n’êtes pas les victimes mais bien les bourreaux de ce que vous avez aujourd’hui en face. Cette jeune histoire ivoirienne est encore trop fraîche pour la travestir. La réconciliation, la vraie veut que dans la franchise, l’honnêteté, et la vérité accompagnent ce cheminement. Que le coupable reconnaisse son tort et demande pardon à sa victime qui doit l’accepter. Il faut que la Côte d’Ivoire sorte des considérations politiques et mesquines pour se donner les chances d’un nouveau départ dans l’amour, la vérité et la paix. D’où l’importance de la Commission « vérité et réconciliation » que propose le nouveau Président Alassane Dramane.
Koné Lassiné
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