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Politique Publié le lundi 28 novembre 2011 | Le Patriote

28 Novembre 2010- 28 novembre 2011: Il y a un an, les Ivoiriens choisissaient ADO

© Le Patriote
Présidentielle 2010 : Manifestation de joie à l`annonce de la victoire du candidat du RHDP Mr Alassane OUATTARA
Il y a des dates qui restent à jamais dans la mémoire d’un peuple. Le 28 novembre de chaque année pourrait bien être classé dans cette catégorie. C’est en effet le 28 novembre 2010 que s’est tenu le second tour de la présidentielle dont le premier tour a eu lieu le 30 octobre. Lequel premier tour a donné les résultats suivants: Laurent Gbagbo, crédité de 38% des suffrages exprimés, et 32% pour le candidat Alassane Ouattara. Selon les résultats communiqués par la CEI, Henri Konan Bédié, le candidat du PDCI a obtenu 25% des voix. Il a fallu donc un second tour pour départager Gbagbo et ADO. Et exactement comme au premier tour, les Ivoiriens sont allés voter. En masse. Avec la consigne de Bédié à ses militants de voter pour le candidat Ouattara devenu entre-temps le porte-étendard des Houphouétistes. Comme lui, les autres candidats membres de la coalition Houphouétiste (UDPCI, MFA) ainsi que le PIT de Francis Wodié, l’UDCY de Gnamien Konan appellent au soutien du candidat Ouattara. C’est à juste titre que celui-ci remporte donc les élections à l’issue de ce second tour. Après avoir bravé les menaces de mort qui pesaient sur lui et les membres de son bureau, le président de la CEI, Youssouf Bakayoko, parvient à donner les résultats du second tour en question. C’était dans l’après-midi du 2 décembre à l’Hôtel du Golf. Le taux de participation a dépassé la barre des 81%. Avec les résultats que voici: le candidat Alassane Ouattara a obtenu 54.10%; le candidat Laurent Gbagbo, 45.90%. Les Ivoiriens et les observateurs de la scène politique ivoirienne ont commencé à pousser un ouf de soulagement, ces élections ayant permis de mettre un terme à près d’une décennie de crise politique. Seulement voilà. Après la proclamation de la victoire d’Alassane Ouattara par la CEI, l’imprévisible se produit. Un certain Yao-N’Dré, président du Conseil constitutionnel, par un tour de magie dont il a lui seul le secret, a réussi l’exploit de proclamer Gbagbo vainqueur. En prenant bien soin de faire annuler en parfaite violation de la constitution, les résultats d’un peu plus d’une dizaine de circonscriptions dans le nord du pays, arguant que des violences s’y sont produites. La suite se passe de commentaires. Une grave crise politique s’empare du pays. Elle dégénère en une guerre que les partisans de Gbagbo et des militaires à son ordre imposent aux Ivoiriens. Ces derniers tuent, violent, volent, pillent au nom de la victoire de Gbagbo. Le concerné lui-même, en dépit des résultats des négociations et des panels qui lui demandent de se retirer, fait la sourde oreille. Dans ses heures de gloire, il avait promis un chaos avant de quitter la tête du pays. Il était en train d’y parvenir sinueusement. Puis, arriva ce 11 avril 2011. Du fond de son bunker où il s’était terré, celui qui a défié le monde entier est capturé. Fin d’un entêtement diabolique qui aura coûté des pertes en vies humaines, des destructions de biens et une déflagration sociale aux Ivoiriens. Mais en même temps, retentissait le sifflement d’un espoir longtemps attendu par tous. L’ère Ouattara.
YMA

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