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Société Publié le vendredi 6 janvier 2012 | Nord-Sud

Orientation dans les universités privées : Près d’un million pour la licence !

© Nord-Sud Par PRISCA
Réhabilitation des établissements universitaires: sur le site de l`Université de Cocody - 6/10/2011
jeudi 06 octobre 2011. Cocody. Le Premier Ministre, Monsieur Soro Guillaume visite les locaux de l’Université de Cocody en plein chantier.
Les bacheliers de 2010 et de 2011 sont invités à se préinscrire en vue d’une orientation dans les universités privées. La fin de l’opération est pour ce vendredi 06 janvier.

C’est une lueur d’espoir pour eux. Pres­que une seconde naissance pour certains. Ce matin, ils sont venus nombreux pour tenter une seconde chance. Nous sommes au groupe Esam-Plateau, ce 4 janvier. Il est 8 heures. C’est en ce lieu que se tiennent les préinscriptions des nouveaux bacheliers en vue d’une orientation dans les universités privées. A quelques jours de la fin de ces préinscriptions, le rang est bien long. Dans la cour, des agents expliquent aux étudiants la méthode à suivre. Pendant ce temps, des universités privées font la promotion de leurs institutions. Venus de partout, ces jeunes veulent profiter de la chance que le ministère de l’Enseignement supérieur leur donne. Car, pour nombre d’entre eux, le rêve d’intégrer une université publique a été brisé. La réouverture est prévue pour octobre 2012.

Salutaire, mais le coût...

« C’est trop long pour nous les parents. Et puis, la date de la rentrée est incertaine. Je suis ici pour m’imprégner des réalités de cette nouvelle préinscription. Parce que mon fils est un bachelier de 2010 mais à cause de la situation du pays, il n’a pu faire une orien­­tation en son temps », explique Djaha Ange, une mère de famille. Arnold, le fils, est à la queue du rang, ses dossiers à la main. Quant à la mère, elle converse avec Julien T., un agent de l’ex-Direction des examens et concours de l’enseignement supérieur (Decoes) pour s’enquérir du montant et des modalités de paiements. Selon ce dernier, dans le com­­muniqué du ministère, seuls les bacheliers de 2011 sont concernés par cette mesure. Cependant, une dérogation vient d’être faite à ceux de la session de 2010. C’est un ouf de soulagement pour la dame. Son fils peut tenter sa chance. «L’étudiant ne doit pas avoir plus de 23 ans. Et, les candidats libres sont exclus de la mesure», précise l’agent. Selon lui, la scolarité est de 300 mille par an. Soit un total de 900 mille pour les trois années de formation, c’est-à-dire l’obtention de la licence. « C’est à ce niveau d’études que le ministère a décidé de s’arrêter. Nous proposons 11 filières et les étudiants ont droit à trois choix. Beaucoup d’apprenants viennent pour leurs préinscriptions, mais quand on leur donne le montant de la scolarité, ils sont découragés. Il faut savoir que ce sont des universités privées donc c’est cher », a-t-il précisé. «Dans le communiqué, le montant n’est pas précisé. Pour moi, c’est l’Etat qui allait prendre tout en charge et les parents allaient payer la même somme que dans le public. C’est ce matin que je viens de me rendre compte de la réalité. Je vais devoir attendre la réouverture des facultés publiques. Mes parents ne peuvent pas payer cette scolarité. 300 mille francs Cfa par an ? C’est énorme », peste Lydie Kablan, une nouvelle bachelière. Ils sont nombreux, ceux qui ont déchanté en se rendant compte de la réalité. Malgré tout, ceux qui peuvent s’offrir ce ‘’luxe’’ font le rang fièrement. Hermann Topka est de ceux-là. Bachelier de 2011, il a toujours rêvé faire des études universitaires. Ce matin, il vient de faire sa préinscription en sciences juridiques. « C’est une opportunité pour moi. Les universités publiques sont fermées. Et quand bien même elles fonctionnent, les études n’avancent pas. Si je suis retenu dans l’une des universités sélectionnées, je suis sûr de finir dans un temps réglementaire mes études et dans de bonnes conditions», avance-t-il. Selon une source proche du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le département a négocié avec plus d’une dizaine d’universités privées qui ont accepté les conditions. C’est-à-dire des frais de scolarité de moins d’un million. «C’est une mesure exceptionnelle. Avec environ 30 mille bacheliers pour 2011. 19 mille ont été retenus dans les grandes écoles privées. Et c’est pour permettre aux autres (plus de 10 mille) de pouvoir se ‘’caser’’. Les discussions ont abouti à la somme de 750 mille francs par étudiant. L’Etat se charge de payer 450 mille et le reste revient aux parents. Le droit des préinscriptions est de 5000 f et l’étudiant doit se munir de son baccalauréat de ses bulletins de la classe de terminale et de sa pièce d’identité. La clôture est pour ce vendredi 06 janvier », a-t-il indiqué.

S.S. (stagiaire)

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