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Économie Publié le mercredi 22 février 2012 | L’intelligent d’Abidjan

Annulation de la dette extérieure / En attendant la dernière mission du FMI, Wayne Camard fait le point des réformes

Wayne Camard, Représentant-résident du Fonds monétaire international (FMI) était l'invité hier de Onuci-Fm. Il s’est prononcé sur la réforme de la filière café-cacao qui constitue un des déclencheurs essentiels pour l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE.
Quels regards portez-vous sur la réforme dans la filière quand on sait qu'elle est essentielle pour la Côte d'Ivoire dans l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE?
Je pense que la réforme a connu un bon démarrage. C’est un bon système. Je pense qu'il sera prêt pour le début de la prochaine campagne.

Est-ce cette réforme qui peut garantir la transparence et la bonne gouvernance dans cette filière?

Garantir la transparence et la bonne gouvernance sont les principaux objectifs de cette réforme. Mais, c'est toujours gérer par des hommes. C’est pourquoi, il faut toujours surveiller le fonctionnement. En un mot, il faut veiller dessus comme toute initiative qui prend en compte l'argent du contribuable.

Quelles actions le FMI compte-t-il mener pour garantir la transparence et la bonne gouvernance?

C'est une question qui concerne les autorités locales. C’est à elles que revient la responsabilité première de garantir cela. Nous, nous sommes prêts à apporter nos conseils pour les structures ou bien les politiques économiques. Mais la mise en œuvre est l'affaire du gouvernement.

Estimez-vous qu'il y a des insuffisances au niveau de cette réforme qu'il faut améliorer?

C'est une institution. Alors, on peut toujours améliorer le travail. C’est un dispositif qui n'est pas encore achevé. Il faut veiller pour que les derniers détails soient mis en place. Je pense qu'il faut que les objectifs de transparence, de meilleur rendement pour les paysans avec un certain niveau de stabilisation du prix soient atteints.

A l'aune de la bonne gestion de la filière café-cacao, on annonce que l'on peut atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE fin mars. Cette date est-elle réaliste ?

Il y a toute une série de déclencheurs pour le point d'achèvement. Tout est à faire dans les semaines à venir avec les procédures administratives qui doivent suivre. On doit cibler l'été pour le point d'achèvement. Mais, l'essentiel, c'est que les réformes soient bien menées.

Vous parlez de l'été. Soyez beaucoup plus clair. L'été, c'est juin, juillet, août...?
L'été commence le 21 juin, je pense.

Vous parliez à l'instant de déclencheurs. Alors, quelles sont les conditions à remplir véritablement pour atteindre le point d'achèvement qui va amener la Côte d'Ivoire à l'annulation substantielle de sa dette extérieure?

Tout le monde s'est engagé dans un processus de réforme économique très ambitieux. Il y a une mission qui arrive pour un peu regarder les progrès qui ont été réalisés et voir comment réaménager ce programme. Une conclusion satisfaisante de ces discussions est capitale. Deuxièmement, on va faire le bilan de la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté. Je pense qu'il faut sortir un rapport qui montre le bon bilan de cela. En plus, il y a une liste de déclencheurs individuels dont le plus important est la réforme de la filière café-cacao. Mais il y a toute une série de mesures avec chacune son importance qu'il faudra aussi vérifier afin de voir si toutes les mesures ont été prises.

Quel regard portez-vous sur la dette intérieure qui plombe l'effort consenti par le gouvernement ?

Nous sommes dans une période dans laquelle les recettes fiscales n'ont pas encore atteint le niveau habituel à cause de la crise post-électorale. Donc, il est normal que le gouvernement s'endette un peu sur le marché intérieur pour combler le déficit plus important toujours que d'habitude. Mais, dans le moyen terme, je pense qu'on va pouvoir, notamment avec l'allègement de la dette, s'engager dans un processus d'endettement plus stratégique.

Que pensez-vous de l'investissement privé et public pour relancer l'économie en Côte d'Ivoire?

Le public a cette chance du gouvernement pour aller de l'avant. Mais les privés, on va voir la vitesse avec laquelle ils vont répondre. Certains investisseurs sont déjà en train de s'installer. On va voir ce que ça va donner sur le niveau macro. Il y a beaucoup de pistes et de possibilités pour alimenter la croissance. C'est une question de voir le rythme avec lequel les investisseurs saisissent cette opportunité.

Il y a donc de l'espoir?

Absolument.

Propos retranscrits par HK

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