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Politique Publié le mardi 15 janvier 2013 | L’expression

Débarquement de ministres, DG, Pca, commissaires, magistrats…: pourquoi l’administration Ouattara fait peur

Depuis l’arrivée du président Alassane Ouattara au pouvoir, les fonctionnaires et agents de l’Etat vivent dans une nouvelle dynamique. La rigueur et la transparence imposées dans l’administration publique font trembler les hauts commis de l’Etat.

« Ce n’est pas facile d’être ministre sous Alassane Ouattara ». Cette boutade, c’est un ministre de la première équipe gouvernementale, composée par le chef de l’Etat qui la lançait trois mois après son entrée au gouvernement. 90 jours après avoir été nommé ministre, ce cadre du Rassemblement des républicains avait du mal à supporter la charge et le rythme du travail imposé par le premier citoyen du pays. Avec Alassane Ouattara, une chose est d’être nommé à un poste juteux de l’administration, une autre est de pouvoir tenir. Après plus d’une décennie années d’errements, de laxisme et de népotisme, l’administration a renoué avec la rigueur sous la houlette du président, Alassane Ouattara. Mais au-delà de la charge du travail et de l’obligation de résultats pour relever le pays qui sort d’une guerre, le chef de l’Etat n’avait pas d’autre choix que de mettre la pression sur ses ministres et par ricochet sur les Directeurs généraux, directeurs centraux, chefs de service et à tout le personnel de l’administration publique. Sur la question, aucun département n’est épargné. De l’armée à la fonction publique en passant par la justice, le gouvernement et le palais présidentiel, plus rien ne se passe comme avant. C’est vrai que sous Alassane Ouattara tout n’est pas rose, mais tous les observateurs sont unanimes pour dire que l’administration publique a renoué avec le travail depuis son installation au palais présidentiel. Les embouteillages qui commençaient à 10H il y a des années se déroulent maintenant entre 6H et 7H. Le ‘‘Ouattara time’’ est de rigueur.

Mieux, la touche particulière du ministre Gnamien Konan fait que le fonctionnaire ivoirien, quel que soit son lieu d’affectation, ne peut plus ruser avec le travail. Fini l’époque où le ministre, le Directeur général ou le commissaire de police pouvait tout se permettre. C’est vrai que l’épée de Damoclès ne plane pas de façon permanente sur la tête des grands patrons, mais ceux-ci savent que les excès seront sanctionnés. Au-delà des mesures d’austérité imposées aux différents cabinets pour une meilleure gestion des finances publiques, des chartes de bonne conduite qui doivent être rigoureusement respectées sont désormais de mise dans la quasi-totalité des sociétés d’Etat et le secteur parapublic. Pour donner l’exemple, le gouvernement s’est doté d’une charte de bonne conduite. Chaque ministre a signé cette charte dans laquelle il s’engage à faire son travail avec rigueur et abnégation. Le récent dégommage des procureurs des tribunaux du Plateau et de Yopougon et les rumeurs de chamboulement dans les Epn font que ce n’est pas la grande sérénité dans tous les domaines de l’administration publique.

Kra Bernard

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