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Politique Publié le mardi 21 mai 2013 | Le Democrate

Fin de parcours d’un terroriste : Comment Ourémi a été arrêté

© Le Democrate Par DR
Amadé Ourémi, milicien d`origine burkinabé
Occupant depuis plusieurs années la forêt classée du Mont Péko, dans l’Ouest de la Côte d’ivoire, le chef rebelle Amadé Ourémi, d’origine burkinabè a été capturé samedi dernier dans le village de Bagohouo, à 37 km de Duékoué. A la tête d’un groupe armé de plusieurs centaines d’hommes, ce dernier n’hésitait pas à narguer les autorités ivoiriennes. Depuis jeudi, des gendarmes et soldats du Bataillon de sécurisation de l’Ouest (BSO) qui s’étaient déployés aux abords de la forêt, un domaine théoriquement protégé de l’Ouest, ont mis fin au parcours de ce terroriste et de ses hommes. Selon Afp, ce chef de guerre qui défiait depuis une dizaine d’années l’autorité de l’Etat, en y interdisant l’accès et en y cultivant notamment le cacao, a été arrêté sans violence" et devrait être transféré à Abidjan. Amadé Ourémi est soupçonné par des Ong internationales d’être impliqué dans les tueries survenues à Duékoué en mars 2011, durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait quelque 3.000 morts dans le pays. Longtemps occultée, la question de l’occupation par Amadé Ourémi et ses hommes de la forêt du Mont Péko s’est imposée dans le débat politique depuis la fin de la crise, en raison notamment des engagements du régime Ouattara à sécuriser l’Ouest. Région frontalière du Liberia, la plus instable du pays du fait de tensions foncières et ethniques, elle fut en proie à des attaques meurtrières depuis deux ans. Les autorités se sont engagées ces derniers mois à chasser les hommes en armes ou les cultivateurs occupant des aires protégées dans l’Ouest, région riche en cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. Il faut rappeler qu’Amadé Ourémi se serait rendu coupable de plusieurs chefs d’accusation et soupçonné d’avoir commis de graves crimes durant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire.
Yann Dominique N’guessan/Afp

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