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Politique Publié le mercredi 14 août 2013 | Le Patriote

Procès de Laurent Gbagbo : Quand le FPI a crié tôt victoire

© Le Patriote Par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.
Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Une vérité connue de tous, mais ignorée par le Front populaire ivoirien (FPI) et ses militants. Lesquels pourraient avoir crié trop tôt victoire. Surtout depuis que le juge a demandé au bureau du Procureur de la CPI d’apporter des preuves complémentaires dans l’affaire la CPI contre Laurent Gbagbo. Au mois de juin dernier, la Cour pénale internationale avait donné jusqu’au 15 novembre à l’accusation pour compléter son dossier dans le procès pour crimes contre l’humanité de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Un report que le FPI et les partisans du prévenu ont qualifié de victoire. Me Altit disait à qui voulait l’entendre que le dossier contre son client était vide. Une compagne de presse a même été orchestrée pour dénoncer l’injustice faite à Laurent Gbagbo. Sur les bords de la lagune Ebrié, les militants du FPI commençaient déjà à jubiler. Pour eux, la libération de leur mentor n’était qu’une question de jour. Un espoir qui s’est confirmé, selon eux, par la libération provisoire le 6 août dernier de 14 pro-Gbagbo dont Pascal Affi N’Guessan le président du FPI et Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président de la Côte d’Ivoire. Mais aussi par des prophéties, comme celles que les Ivoiriens ont connues au plus fort de la crise postélectorale. Tous étaient aussi convaincus que Fatou Bensouda, la Procureur avait épuisé toutes ses cartes et n’étaient pas en mesure de produire d’autres preuves supplémentaires. Son récent séjour en Côte d’Ivoire a fait l’objet de raillerie dans la presse bleue. Dans un communiqué produit le 5 juin, le FPI est allé jusqu’à demander la libération de Laurent Gbagbo, pour preuves insuffisantes.
C’était sans compter avec la ténacité du Procureur. Convaincue de son affaire Fatou Bensouda n’a pas baissé les bras. Bien au contraire, elle a poursuivi son travail sur le terrain. Ce qui lui a valu de remporter une autre victoire. Le juge ayant accédé à sa décision de faire appel. Il y a quelques jours, pendant que le juge déboutait Me Altit, il autorisait la Procureur à faire partiellement appel. Mieux, depuis 48h, elle a déposé sur le bureau du juge des preuves supplémentaires avant la date buttoir, 15 novembre, fixé par le juge. On peut le dire, la voie à un procès de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo est ouverte. De là, à la confirmation des charges contre Gbagbo, un pas est vite franchi. Et le FPI et ses sbires qui ont crié très tôt victoire n’auront que leurs yeux pour pleurer.

Thiery Latt

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