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Région Publié le jeudi 26 décembre 2013 | Nord-Sud

Aka Konin, préfet du Gbêkê , à propos des visites d’Etat : «Voici les retombées pour Bouaké»

De toutes les visites du chef de l’Etat dans les régions du pays, on peut affirmer sans risque de se tromper que Bouaké a battu le record de la mobilisation. Aka Konin, le préfet de région de Gbêkê, explique les secrets de cette mobilisation exceptionnelle. 


La réunion-bilan vient de se tenir avec le ministre Paul Koffi Koffi. Quelles sont les retombées de la visite du chef de l’Etat dans le Gbêkê ?

Ce que je retiens, c’est que la visite du chef de l’Etat dans le Gbêkê constitue le lancement d’un processus dont la finalité est la relance des activités socioéconomiques dans la région. Pendant dix ans, la région a connu les affres de la rébellion. Tous les secteurs d’activités ont été touchés par la crise. Dès ma prise de service, j’ai suggéré la mise en place d’un plan Marshall pour la remise à niveau de Bouaké qui constituait le deuxième pôle de développement de la Côte d’Ivoire avant la crise. Donc pour que nous puissions reprendre ce positionnement, il faut un véritable plan Marshall. Et la visite du chef de l’Etat constitue pour moi le départ de la mise en place de ce plan Marshall. Parce qu’avant même l’arrivée du Président, les travaux de grande envergure avaient démarré : le bitumage des voies, le rattrapage des bitumes, la réhabilitation d’un certain nombre de bâtiments administratifs. Et le Président a pris des engagements forts pour le développement de la région. Mieux, au sortir de la réunion-bilan de la visite du chef de l’Etat que nous venons de terminer, le comité d’organisation de cette visite a décidé de se muer désormais en comité de suivi de réalisation de tout ce qui a été prévu. Il y avait trois sortes de chantiers. Il y avait des chantiers à court terme qui devaient s’achever avant l’arrivée du chef de l’Etat ; des chantiers à moyen terme qui se sont poursuivis pendant que le Président était à Bouaké, et des chantiers à long terme qui se poursuivront après cette visite d’Etat. Il faut que ces travaux soient suivis. C’est pourquoi le comité d’organisation s’est transformé en comité de suivi pour voir qu’est ce qui est fait après la visite du président de la République, pour que ses engagements soient suivis.

Quels sont déjà les acquis ?

Pour l’instant, les retombées de cette visite sont multiples. On ne pouvait pas circuler dans les rues de Bouaké. Aujourd’hui, tout a été refait et on circule aisément. Il y a une retombée qui est très importante. Bouaké était réputée pour la division de ses cadres. A l’occasion de cette visite, tous les cadres qui étaient regroupés au sein du comité d’organisation on parlé le même langage, et se sont donné la main. Ils se sont impliqués également pour que la visite soit une réussite. Aujourd’hui, tous ces cadres continuent d’être ensemble pour suivre l’exécution des engagements du chef de l’Etat. Cela, dans une cohésion totale, et dans une parfaite entente. Ensemble, les cadres de Bouaké peuvent faire beaucoup. Mais chacun de son côté, on ne peut rien faire. Un des résultats importants de cette visite, c’est donc cela : le retour de la cohésion entre les cadres de la région.

Est-ce cette cohésion des cadres qui est à la base de la mobilisation exceptionnelle qu’on a vue?

Effectivement ! C’est parce que les cadres se sont mis ensemble et ont lancé un appel aux populations que cette visite a été une réussite totale. Les populations sont sorties en grand nombre pendant toutes les étapes. Elles étaient enthousiastes. Et le jour du meeting final, le Stade de la Paix était tellement plein que moi-même j’ai eu peur d’une éventuelle catastrophe due à des bousculades. En dehors même du stade, il y avait plus de personne qu’à l’intérieur. En tout cas, nous avons vraiment relevé le défi de la mobilisation. On n’était pas loin du million de personnes. On pouvait même être au-delà du million surtout le jour du meeting final au Stade de la Paix.

Bouaké pourrait-elle être un point de repère pour les tournées à venir du chef de l’Etat à l’intérieur du pays?

En tout cas, selon les échos que nous avons reçus, c’est qu’en conseil des ministres, le président de la République a félicité Bouaké pour son organisation pour la mobilisation et a même souhaité que les autres régions prennent l’exemple sur Bouaké. C’est dire que nous pensons qu’avec l’implication totale de tous les cadres, de tous les chefs, et de tous les acteurs, nous avons relevé dignement le défi de la mobilisation, surtout qu’en pareilles circonstances, il y a des accidents malheureux qui sont signalés, mais à Bouaké, on n’a pratiquement rien déploré. Tout s’est passé dans la sérénité. Et malgré l’affluence, on n’a pas eu à regretter des accidents graves et des pertes en vies humaines.

Avant le meeting de clôture, n’avez-vous pas eu peur de ne pas pouvoir remplir le stade ?

Oui, surtout que des informations non vérifiées faisaient état de ce que les gens ne voulaient pas sortir. Bref, vu la popularité du Président dans cette région, ne pas remplir ce stade de 25.000 places, aurait été une catastrophe. Donc nous avons tout mis en œuvre pour que le stade soit plein, pour que le Président sache qu’à Bouaké, il est chez lui. A Bouaké, les populations sont attachées à sa personne. Elles l’ont démontré pendant les élections, et elles l’ont démontré pendant sa visite. Je voudrais donc remercier tous les acteurs qui ont œuvré pour que cette visite soit un succès, à commencer par le ministre (de la Défense : Ndlr :) Paul Koffi Koffi, ainsi que tous les cadres et tous les chefs traditionnels.   

Réalisé à Bouaké par Denis Koné

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