x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Art et Culture Publié le lundi 10 mars 2014 | Nord-Sud

Le débat continue : Révision de l’article 35 de la Constitution / Le grin ’’Tous réseaux’’ pour la voie parlementaire

L’équipe de Nord-Sud quotidien a échangé samedi avec le grin ‘’tous réseaux’’, espace d’échanges du village Sikasso, dans la commune de Yopougon. Au centre des débats, le thème : Faut-il réviser l’article 35 de la Constitution par un référendum ou par la voie parlementaire ?

C’était un véritable voyage, samedi, pour l’équipe de reportage de Nord-Sud quotidien. Sur une piste poussiéreuse et parsemée de creux, après plusieurs minutes de dur trajet, le cortège pénètre dans les entrailles du village Sikasso, dans la commune de Yopougon. Il s’agit d’une agglomération rurale située en bordure de lagune, non loin du village Santé, derrière le quartier Koweït. Près de l’espace de causerie qui nous accueille, des femmes sont attroupées autour d’un puits, en quête d’eau. Nous apprendrons plus tard que c’est le seul point d’approvisionnement pour le millier d’habitants que compte Sikasso, qui n’est pas encore raccordé au réseau d’eau potable. A un jet de pierre de la lagune, des chaises en plastique sont disposées sous un gros arbre appelé Djatiguifaga (Ndlr: le tueur du logeur, en langue malinké, en raison de ses caractéristiques d’arbre de la race des végétaux-parasites). Sur ce plan d’eau, l’on aperçoit un gros bateau qui mouille, tandis que des pêcheurs au torse nu s’activent dans leur pirogue. De loin, on voit apparaître l’île Boulay, située à environ 500 mètres, de l’autre côté de la rive. Sikasso est séparé de son voisin ‘’Santé village’’ par un cimetière qui est à une dizaine de mètres de l’arbre à l’ombre duquel la délégation de votre quotidien préféré a pris place. Elle était conduite par le rédacteur en chef, Cissé Sindou, qui avait à ses côtés le secrétaire général de la rédaction, Marc Dossa, et trois autres reporters. Très rapidement, les enfants envahissent l’espace pour satisfaire leur curiosité. Après les civilités, les débats s’ouvrent. Au centre des échanges, la question de la révision de l’article 35 de la Constitution par la voie parlementaire ou par un référendum. Les animateurs de cet espace ont d’abord soutenu le principe même de la révision de cet article, qualifié par certains observateurs de la scène politique nationale et internationale comme ‘’le mal’’ de la Côte d’Ivoire. Ensuite, ils ont préconisé l’option parlementaire. Parmi les raisons invoquées figurent en bonne place, les appréhensions quant à l’issue d’une consultation populaire, étant entendu que le pays vient de vivre une période sombre due à des violences postélectorales qui ont fait officiellement plus de trois mille morts. De plus, pour ledit grin, le pays pourrait faire l’économie de dépenses d’argent pour un référendum, surtout que la Côte d’Ivoire sort de plus d’une décennie de crise sociopolitique qui a affecté gravement l’économie nationale. Cet espace d’échanges balaie du revers de la main l’argument selon lequel l’institution dirigée par Guillaume Soro n’est pas représentative de la population. Il rappelle que l’élection législative était ouverte à tous les partis politiques, et que par conséquent aucune formation politique ne peut prétendre que l’hémicycle est monocolore. Tout en indexant les partisans du Front populaire ivoirien (Fpi) comme les tenants de cet argument, les animateurs du grin les invitent à permettre la modification sans violence de cette disposition de la loi fondamentale, source de conflit. Les intervenants rejoignent dans cette thèse certaines personnalités du pays, en l’occurrence l’actuel locataire du palais présidentiel du Plateau. Lors de la campagne présidentielle de 2010, Alassane Ouattara déclarait : «Nous allons débarrasser notre Constitution des déchets pour plus de démocratie et de cohésion entre nos peuples.» Après lui, l’ex-Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, recevant le 19 février dernier une délégation du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) a soutenu que « la modification dudit article favorisera la tenue des élections démocratiques et apaisées en 2015 ». Bon nombre de partis politiques partagent la même idée.

DL (stagiaire)
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Art et Culture

Toutes les vidéos Art et Culture à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ