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Société Publié le mercredi 4 août 2021 | Abidjan.net

Logements sociaux économiques : lancement du Groupe de Travail pour la définition d’un modèle de Partenariat Public-Privé (PPP) adapté à la production industrielle de logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire

© Abidjan.net Par DR
Lancement du Groupe de Travail pour la définition d’un modèle de Partenariat Public-Privé (PPP) adapté à la production industrielle de logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire
Dans la journée de mercredi 28 juillet, la salle de conférence du 17ème étage a servi de cadre au lancement du Groupe de travail réunissant plusieurs acteurs dont la Direction Générale du Logement et du Cadre de Vie (DGLCV), la Direction des Grands Programmes Immobiliers (DGPI), du Comité National de Pilotage des Partenariats Public-Privé (CNP-PPP) ainsi que des partenaires du privé en présence de Monsieur DIABATE Kaladji, Directeur de Cabinet du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme.

Dans la journée de mercredi 28 juillet, la salle de conférence du 17ème étage a servi de cadre au lancement du Groupe de travail réunissant plusieurs acteurs dont la Direction Générale du Logement et du Cadre de Vie (DGLCV), la Direction des Grands Programmes Immobiliers (DGPI), du Comité National de Pilotage des Partenariats Public-Privé (CNP-PPP) ainsi que des partenaires du privé en présence de Monsieur DIABATE Kaladji, Directeur de Cabinet du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. Une rencontre placée sous le signe de la "Mise en place d’un Groupe de Travail pour la définition d’un modèle de Partenariat Public-Privé (PPP) adapté à la production industrielle de logements sociaux et économiques de Côte d’Ivoire."


Entre 400 000 et 500 000 logements, avec une augmentation de 10% chaque année, principalement à Abidjan, la capitale économique telle est la réalité en matière de logements en Côte d’Ivoire. En effet, notre pays doit faire face à une population urbaine qui ne cesse de grandir. Devant ce constat, le Gouvernement a lancé en 2011, un programme de logements sociaux, qui était de l’ordre de 600000 logements. Cinq années plus tard, c’est-à-dire en 2016 et face à l’urgence, les autorités décident de passer à la vitesse supérieure en portant ce nombre à 150000.


Pour ce faire, le gouvernement sollicite l’appui du privé à travers un Partenariat Public-Privé et s’engage à fournir aux opérateurs immobiliers un foncier sécurisé à moindre coût, réaliser des études et des travaux de voiries et réseaux divers (VRD) primaires, consentir des exonérations fiscales, garantir aux souscripteurs des logements sociaux et économiques à un taux de crédit acquéreur à 5,5%, à travers un mécanisme de refinancement assuré par le Compte de Mobilisation pour l’Habitat (CDMH). Il choisit également des promoteurs privés pour la réalisation des VRD secondaires, la construction des bâtiments et des infrastructures de proximité et la commercialisation des logements, selon un quota de 60% de logements sociaux et économiques à des prix ne dépassant pas 12,5 millions de FCFA Hors Taxe pour le social, 23 millions de FCFA Hors Taxe pour l’économique et 40% de logements de standing.


Dix années plus tard, le bilan est faible à cause de nombreuses défaillances tant au niveau de l’Etat que des promoteurs sélectionnés. Seuls 15000 logements soit 10% de l’objectif ont été livrés car sur les 48 constructeurs, seulement une quinzaine a pu fournir plus de 100 logements sur les trois mille (3000) logements attendus par entreprise. Un problème dont la source se trouve dans leur faible capacité technique et financière. S’agissant de l’Etat, les dysfonctionnements sont causés par un retard dans la planification et le financement des travaux d’aménagement primaire des sites de construction de même que la faible capacité de mobilisation de réserves foncières purgées et l’absence de synergie institutionnelle. Ces problèmes ont eu un impact négatif sur la réussite de cet ambitieux programme.


Néanmoins, toujours soucieux de venir en aide aux souscripteurs et de redonner un second souffle à ce plan, le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, va amorcer la seconde phase de ce Programme Présidentiel, qui sera basée essentiellement sur la production de logements à échelle industrielle, à concéder en majorité en location-vente. Dans la foulée, quinze (15) conventions sont signées entre l’Etat de Côte d’Ivoire et de grands groupes privés nationaux et internationaux devant fournir trois cent vingt mille (320 000) habitats sur les dix années à venir. Une fois encore, le projet peine à décoller, à cause de certaines difficultés liées au non- respect des promesses des deux parties. Résultat ; seulement 3 000 maisons ont été construites sur 320 000.


Eu égard à ces nombreux obstacles dans la réalisation de ce programme destiné aux faibles revenus, le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme à travers les Directions Générale du Logement et du Cadre de Vie (DGLCV) et la Direction des Grands Programmes Immobiliers (DGPI), a convié différents partenaires, hier mercredi 28 juillet, à une séance de travail. En effet, il s’agit de mener de nouvelles réflexions sur la suite à donner à ce projet important et nécessaire par la "Mise en place d’un Groupe de Travail pour la définition d’un modèle de Partenariat Public-Privé (PPP) adapté à la production industrielle de logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire". Un travail qui sera fait en liaison avec le Comité de Pilotage des Partenariats Public-Privé (CNP-PPP), et dont l’objectif principal est de repenser son fonctionnement et de proposer au Gouvernement un nouveau modèle de Partenariat Public-Privé, adapté à la production industrielle de logements sociaux et économiques, selon le mécanisme de la location-vente en Côte d’Ivoire.


Représentant le Ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Monsieur Bruno Nabagné KONÉ, le Directeur de Cabinet Monsieur DIABATÉ Kaladji, a rappelé que ce programme est né grâce au vœu du Chef de l’Etat, SEM. Alassane OUATTARA d’offrir des maisons de qualité à des coûts abordables aux couches les plus faibles. « Face à cette problématique, le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, dans le cadre de sa politique sociale, a mis sur pied, en 2011 un Programme Présidentiel de Logements Sociaux et Economiques (PPLSE), avec pour objectif la production de 60 000 logements, objectif revu à ce jour à 150 000 logements à réaliser sur la période 2021-2025. » et de saluer les nombreux sacrifices consentis par l’Etat « la constitution de plus de 2000 ha de réserves foncières, mises à la disposition des promoteurs immobiliers, la construction achevée, malgré les nombreux aléas, de plus de 20 000 logements à ce jour, l’investissement de plus de 72 milliards de FCFA dans la réalisation des travaux de VRD primaires (amenée des réseaux d’eau et d’électricité, bitumage des voies, réalisation des réseaux d’assainissement etc.), l’octroi d’environ 356 milliards de FCFA d’exonérations fiscales aux promoteurs, le plafonnement à 5,5% du taux du crédit acquéreur à travers un mécanisme de refinancement par le CDMH, là où nous avions il y a quelques années, des taux à plus de 15% ». Et de souligner : « Les efforts de l’Etat sont estimés entre 30 et 50 % du prix final du logement, ce qui dénote de l’engagement irréversible de l’Etat à faciliter l’accès des moins nantis à un logement décent. » 


Cependant, il a reconnu qu’il y a des difficultés de plusieurs ordres dans l’exécution de ce projet « Toutefois, 10 ans après son lancement, force est de reconnaitre que les objectifs escomptés du programme n’ont pas été atteints, surtout en ce qui concerne les quantités de logements attendus. En effet, le diagnostic de la mise en œuvre de ce programme fait ressortir plusieurs difficultés notamment : la faible capacité de mobilisation de réserves foncières, la lenteur dans le respect des engagements de l’Etat en matière de financement des travaux d’aménagement primaire (VRD) des sites mobilisés, l’absence de synergie institutionnelle autour du programme, la faible capacité technique et financière des promoteurs nationaux ; etc. »


Raison pour laquelle, il s’est félicité de la naissance de cette initiative. « C’est pourquoi, je me satisfais de la mise en place du présent Groupe de Travail, qui donne l’occasion, au cours des trois prochains mois, de réunir en comité restreint, les acteurs clés du secteur, en vue de mettre en commun leurs intelligences et apporter un début de réponse à la cruciale problématique du logement dans notre pays. » a-t-il exprimé. Pour le Représentant du Ministre Bruno Nabagné KONÉ, les conclusions de ces travaux dépassent le seul cadre du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme car elles sont tout aussi importantes pour le Gouvernement que pour les populations désireuses d’acquérir un bien immobilier de bonne qualité. « Au moment où s’ouvre les activités de ce Groupe de travail, je voudrais vous dire qu’au-delà du seul Ministère en charge de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, c’est l’ensemble du Gouvernement qui attend avec beaucoup d’intérêt le fruit des échanges qui auront lieu dans le cadre de cette task-force, qui permettront, nous en sommes convaincus, d’aboutir à des propositions concrètes, innovantes, réalistes et adaptées à la production de masse de logements sociaux et économiques, en tenant compte des contraintes et spécificités de notre environnement. Je voudrais donc compter sur l’implication des représentants de chacune des structures ici présentes et vous inviter à un certain pragmatisme dans vos réflexions et propositions, de sorte à aboutir à des quick-wins rapidement visibles de tous » a-t-il exhorté les uns et les autres. Il a terminé son propos en remerciant tous les participants en particulier les représentants de chacune des structures présentes.


Après avoir remercié le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme pour sa volonté de mettre sur pied ce groupe de travail, Monsieur KOIDOU Constant, Coordonnateur Technique de la Cellule d'Appui aux Partenariats Public-Privé a, quant à lui, rappelé les missions assignées au CNP-PPP, qui est un organe rattaché à la Primature, chargé d'appuyer les Ministères et Organisations porteuses de projets à réaliser en Partenariat Privé-Public (PPP) dans la structuration, l'exécution et le suivi de ce types de projets. Enfin, il a dit toute la disponibilité du CNP-PPP à accompagner le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme dans la réussite de cette mission de réflexion, dont les conclusions sont très attendues par le Gouvernement.


De façon pratique, cinq sous-comités ont été créés sur les thématiques suivantes : Technique, Foncier et Aménagement, Industrialisation et Formation aux nouvelles technologies de construction, Garantie et Commercialisation des logements, Economique, Financier et Fiscal, Institutionnel, Juridique et Gouvernance. Monsieur KOALLA Célestin, Directeur Général du Logement et Président dudit Groupe de Travail, a fixé à deux mois la durée de leurs travaux « pour finaliser les réflexions engagées et soumettre au Gouvernement des propositions concrètes et réalistes, visant à accroitre rapidement le volume de logements construits à court et moyen termes. »




A. N.

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