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Société Publié le mercredi 5 octobre 2022 | AIP

Les planteurs d'hévéa de Taï déplorent le "prix dérisoire" proposé par les acheteurs de latex

Taï,Le collectif des planteurs d'hévéa de Taï déplore le "prix dérisoire" effectif d’achat de 160 FCFA le kilogramme de latex au lieu des 316 FCFA, le prix officiel du mois d'octobre fixé par la faîtière, soit une dévaluation de 50,63% proposé aux producteurs par les acheteurs.


Le collectif a saisi le préfet du département de Taï, Mamadou Bakayoko, qui a organisé une rencontre entre producteurs et acheteurs, lundi 03 octobre 2022, à la préfecture, en vue d’aplanir le différend qui pourrait subvenir entre les deux entités au vu de la complainte exprimée par les producteurs d’hévéa.


Au nombre des griefs évoqués par ces producteurs, non seulement l'énorme écart entre le prix officiel fixé par l'Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d'Ivoire (APROMAC) et celui pratiqué par les acheteurs, mais aussi la récurrence des retards de paiement, les variations injustifiées du prix durant un mois, et pire l'escroquerie pure et simple des producteurs non avertis par des acheteurs véreux non agréés exerçant dans la clandestinité dans la commercialisation du latex.


Au nom des acheteurs agréés, le vice-président du conseil d'administration de la coopérative "SCOOP- UPAP" de Ponan, Hubert Zida, a égrené les charges à la base de la dévaluation du prix officiel.


«Il faut prévoir 15f/kg pour les frais de transport, 15f/kg encore pour la compensation des pertes de poids, 10f/kg pour l'achat des sacs, des ficelles et la rémunération des chargeurs de camion. Cela fait au minimum une marge de 35f sans compter les prix des usines qui sont eux également en deçà du prix officiel fixé par l'APROMAC», a expliqué longuement M. Zida.


Toutes ces retenues prises en compte, le prix d'achat s'en trouve donc largement dévalué indépendamment de la volonté des acheteurs subissant eux également la loi du marché, souligne-t-on.


Au-delà de cet ensemble de contraintes liées à la filière, les producteurs souhaitent une meilleure organisation de celle-ci, à l'instar de la filière café-cacao pour un suivi rigoureux des prix.


En guise d'exemple, à cause des intermédiaires entre les producteurs et les usines de transformation installées à Kati et Duékoué, Ferdinand Tiémoko, exploitant d'environ une centaine d'hectares d'hévéa, déclare avoir perdu en neuf jours d'attente devant l'usine 6,324 tonnes sur la quarantaine avec laquelle il y est allé pour livraison le mois de septembre.


Pour lui, la transparence dans la filière hévéa ajoutée à l'éviction des intermédiaires entre producteurs et usiniers pourraient contribuer à stabiliser le prix d'achat et soulager les planteurs d'hévéa.


Le collectif des producteurs d'hévéa a, par ailleurs, décidé de travailler à l'officialisation des acheteurs agréés avec le concours des autorités compétentes pour réduire les risques d'escroquerie dans leurs rangs.


L'hévéa est la principale culture de rente du département de Taï, loin devant la cacao-culture et autres spéculations agricoles, et reste la principale source de revenus des populations locales, fait-on savoir.


(AIP)


mca/ja/fmo

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