L’ONG Dignité et droits pour les enfants en Côte d’Ivoire (DDE-CI) a renforcé, les 19 et 20 février 2026, à Yamoussoukro, les capacités de 22 acteurs étatiques et non étatiques dans le cadre du projet Child protection compact (CPC), en vue d’améliorer la lutte contre la traite des enfants en Côte d’Ivoire.
Selon le rapport 2024 du Comité national de la lutte contre la traite des personnes (CNLTP), 1 116 victimes de traite ont été identifiées et assistées, dont 522 enfants (314 filles et 208 garçons).
Ces chiffres soulignent l’urgence de renforcer les mécanismes nationaux de prévention, d’identification et de prise en charge, ainsi que la coopération entre les institutions impliquées, notent ces organisations engagées dans la lutte contre le travail des enfants, dans un communiqué transmis à l'AIP.
Soutenu par les États-Unis à hauteur de neuf millions de dollars américains, le projet CPC est mis en œuvre par un consortium regroupant l’Association des Femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI), la DDE-CI et Save the Children International, chef de file. Il couvre neuf localités : Bondoukou, Daloa, Guiglo, Korhogo, Man, Odienné, Soubré, Tiébissou et Toumodi.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le directeur régional de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté du District autonome de Yamoussoukro, Kouamé Roger Emolo, a salué « l’engagement constant du CPC à accompagner les actions de l’État » dans ce domaine.
La formation a porté sur la stratégie globale de lutte contre la traite des personnes et des enfants.
Plus concrètement, les participants ont été instruits sur les définitions et concepts liés à la traite des personnes, les profils des victimes, le cadre juridique national et international, ainsi que les procédures d’identification et d’assistance à travers le Mécanisme national de référencement (MNR) et les Procédures opérationnelles standards (POS). Les conséquences psycho-traumatiques et sanitaires ont également été abordées.
Pour la cheffe de service de la lutte contre la traite des personnes à la direction régionale, Yaka Ahou Adeline, cette session constitue « une réelle opportunité » pour améliorer la collaboration locale et garantir des services de qualité aux enfants potentiellement victimes.
Cet atelier traduit la nécessité d’une coordination intense pour prévenir, détecter et accompagner efficacement les enfants exposés à la traite.
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