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Économie Publié le vendredi 6 mars 2026 | Abidjan.net

Finance verte 2026 : Acteurs publics et privés réunis à Abidjan pour accélérer les investissements durables

Finance verte 2026 : Acteurs publics et privés réunis à Abidjan pour accélérer les investissements durables
© Abidjan.net Par Jean Eric Kévin ATIGAN
Côte d'Ivoire: Ouverture de la Journée de la finance verte 2026
Abidjan le 05 Mars 2024 - L’Ambassade du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, en collaboration avec le Global Green Growth Institute (GGGI), a organisé ce jeudi la Journée de la Finance Verte 2026 à la résidence l’Ambassadeur accompagné de plusieurs collaborateurs d'institutions.

La Journée de la Finance Verte 2026 s’est ouverte ce jeudi 5 mars 2026 à la résidence de l’Ambassadeur du Royaume-Uni à Abidjan, à l’initiative de l’Ambassade du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord en collaboration avec le Global Green Growth Institute (GGGI).


Cette rencontre, qui en est à sa deuxième édition, réunit plusieurs acteurs nationaux et internationaux issus des secteurs public, privé et institutionnel. 


L’objectif est de favoriser le dialogue, partager les meilleures pratiques et identifier des solutions concrètes pour mobiliser davantage de financements en faveur des investissements verts en Côte d’Ivoire.


La journée a été rythmée par des ateliers dynamiques, des tables rondes et des sessions d’échanges autour de trois grandes thématiques : la construction de PME et d’entrepreneurs verts finançables, la mobilisation et la structuration de l’investissement vert à grande échelle, ainsi que le développement des marchés carbone, notamment leur structuration, leur intégrité et leur accès au financement.



Représentant le ministre de l’Environnement, Gbocho Ohoueu Didier, directeur de l’économie verte et des organisations sociétales, a souligné que les changements climatiques, la perte de la biodiversité et la désertification constituent aujourd’hui des menaces majeures pour le développement durable.


'' Les changements climatiques, la dégradation et la perte de la diversité biologique ainsi que la désertification nécessitent une action coordonnée aux niveaux national, régional et international '', a-t-il indiqué, rappelant que le rapport du GIEC publié en août 2021 évoque un changement climatique généralisé et rapide d’intensité croissante.


Il a également rappelé l’engagement de la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre des conventions internationales relatives à l’environnement sous le leadership du Président Alassane Ouattara. 


Dans ce cadre, le pays a soumis ses nouvelles Contributions Déterminées au niveau National (CDN), avec l’objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 35 % d’ici 2035.


Selon lui, cette ambition s’inscrit dans la volonté de bâtir une économie plus compétitive, verte et inclusive, impliquant l’engagement du secteur privé, des collectivités locales, de la jeunesse et de la société civile.


'' Le secteur financier ne peut rester inactif. Les banques, leurs actionnaires et leurs superviseurs doivent déployer des stratégies visant à favoriser les financements destinés à verdir les investissements '', a-t-il affirmé.


Il a insisté sur le fait que chaque investissement dans l’action climatique représente un investissement pour la stabilité, la prospérité et la durabilité, avant d'exprimer l’espoir que cette journée permettra d’impulser une nouvelle dynamique de financement des projets liés à la lutte contre le changement climatique, la perte de biodiversité, la déforestation et la pollution des eaux.


Prenant la parole à son tour, l’Ambassadeur du Royaume-Uni et d’Irlande du Nord en Côte d’Ivoire, John Marshall, a souligné l’importance d’accroître les investissements dans les énergies renouvelables, notamment dans les centrales solaires et la biomasse.


Selon lui, cette initiative vise notamment à renforcer les réseaux entre acteurs publics, institutions internationales et partenaires engagés dans la transition écologique, tout en identifiant les obstacles à l’accès au financement vert.


Il a indiqué que les échanges porteront principalement sur le renforcement des PME vertes, le développement des marchés carbone et l’amélioration de la structuration des investissements durables.


Se disant satisfait de la mobilisation autour de cette initiative, le diplomate britannique a encouragé des ambitions plus fortes en matière d’investissement, notamment dans les projets liés aux énergies renouvelables et à l’agro-industrie afin de renforcer la résilience économique et climatique.


Il a également plaidé pour le développement d’instruments financiers innovants capables d’accélérer la transition écologique.


De son côté, la représentante résidente du Global Green Growth Institute (GGGI) en Côte d’Ivoire, Oloda Vieyra, a indiqué que cette plateforme d’échanges a été mise en place pour faciliter le dialogue entre les différents acteurs engagés dans la finance verte.


Elle a insisté sur la nécessité de soutenir davantage les projets portés par les femmes, rappelant que celles-ci représentent près de 80 % des acteurs du secteur agricole.


Selon elle, le renforcement de l’accès à la finance verte durable demeure une priorité pour accompagner les initiatives locales et soutenir le développement économique dans une perspective écologique.


'' Il est important d’encourager les femmes à porter des projets innovants et à participer activement aux nouvelles initiatives de développement dans les pays membres du GGGI '', a-t-elle déclaré.


Elle a enfin appelé à renforcer les dialogues interorganisationnels afin de favoriser l’émergence d’idées nouvelles et faciliter l’accès aux capitaux nécessaires au financement des projets verts.





EA

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