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Allocution de S.E.M.TANG Weibin, Ambassadeur de Chine à la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition des Journées africaines de l’écologie et des changements climatiques

Publié le mercredi 20 mars 2019  |  Ambassade
Allocution
© Autre presse par DR
Allocution de S.E.M.TANG Weibin, Ambassadeur de Chine à la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition des Journées africaines de l’écologie et des changements climatiques
Lundi 18 Mars 2019. Palais de la culture. Allocution de S.E.M.TANG Weibin, Ambassadeur de Chine à la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition des Journées africaines de l’écologie et des changements climatiques


Excellence Monsieur Adama KONE, Ministre de l’Economie et des Finances de la Côte d’Ivoire, représentant SEM le Premier Ministre,
Excellence Monsieur Joseph Seka Seka, Ministre de l’Environnement et du Développement durable,
Excellence Monsieur Eugène Aka Aouélé, Président de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire, Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique,
Excellence Monsieur Amédé KOUAKOU, Ministre de l’Equipement et de l’Entretien routier,
Excellence Monsieur Mamadou Sangafowa Coulibaly, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural,
Excellence Madame Nialé Kaba, Ministre du Plan et du Développement,
Excellence Monsieur Abdelmalek Kettani, Ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire,
Mesdames et Messieurs les experts,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

C’est un grand plaisir pour moi de participer, sur l’invitation de la partie ivoirienne, à la présente cérémonie d’ouverture de la deuxième édition des Journées africaines de l’écologie et des changements climatiques.

Les changements climatiques touchent au bien-être des populations et à l’avenir de l’humanité. La Chine a pris une part active dans la gouvernance mondiale du climat et joué un rôle constructif dans les négociations dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Elle a pris l’initiative de se fixer un plan de contribution en réponse aux changements climatiques, en promettant de réduire de 60% à 65% de son émission de CO2 par unité de PIB d’ici 2030, preuve de la responsabilité qu’elle est prête à assumer en tant qu’une grande puissance en développement. La Chine a apporté une contribution historique à la conclusion de l’Accord de Paris sur le climat. 18 organisations non gouvernementales, dont le Fonds mondial pour la nature, ont noté dans un rapport que l’objectif de réduction que la Chine s’est fixé a déjà dépasse la part qu’elle devrait assumer selon le principe de l’équité !

Queque soit les changements de position des autres pays, la Chine est toujours fidèle au concept du développement tiré par l’innovation, coordonné, vert, ouvert, et partagé. Elle a donné un soutien vigoureux à la mise en oeuvre de l’Accord de Paris, pour que le système de gouvernance mondiale du climat soit plus équitable, juste, et qu’il se construise dans un esprit de coopération gagnant-gagnant.
Ces dernières années, la Chine a mis en place une série de politiques et de mesures, comme la restructuration de ses industries, l’optimisation de sa structure énergétique, l’augmentation de l’efficacité énergétique, la plantation d’arbres en vue de l’acroissement des puits de carbone, pour promouvoir la transformation vers le bas carbone des secteurs productif, énergétique et consommateur, et limiter son émission de CO2.

Aujourd’hui, La Chine est devenue le plus grand pays utilisateur des énergies nouvelles et renouvellables. L’intensité de son émission de carbone continue de s’abaisser. Son émission de CO2 par unité de PIB est réduit de 45% en 2017 par rapport à 2005.

La Chine a travaillé activement à la coopération Sud Sud en matière de gouvernance mondiale du climat. En 2015, elle a annoncé la création d’un Fonds de Coopération Sud Sud en matière de changements climatiques, et y a mis un financement de 20 Milliards de yuans, pour apporter son soutien en fonction de sa capacité, aux autres pays en développement.

A la fin de 2018, la Chine a signé avec 30 pays en développement 34 mémorendums sur la coopération Sud Sud en réponse aux changements climatiques. Elle a offert comme don 1.2 Millions de panneaux solaires, 10 Mille systèmes de lampe de routes, 20 Mille climatiseurs basse consommation, 13 Mille systèmes de production d’électricité par le solaire, 10 Mille fourneaux de cuisine propre. Elle a également offert des équipements de surveillance par satellite météorologique pour aider d’autres pays en développement à renforcer leur capacités de prévision et d’alerte des accidents climatiques extrêmes. Elle a par ailleurs, organisé des séminaires sur les changements climatiques, dans le cadre desquels elle a formé environ 2000 fonctionnes et experts venant de plus de 120 pays différents.

La Chine est le plus grand pays en développement. L’Afrique est le continent qui regroupe le plus grand nombre de pays en développement. Toues les deux sont confrontées à des pressions de pollution environnementale et de pénurie de ressources, liées à l’industrialisation, l’urbanisation et la délocalisation industrielle à l’échelle mondiale. Il est urgent de trouver une voie de développement vert. La coopération entre la Chine et l’Afrique en matière d’environnement a déjà engistré plusieurs avancées dans les volets suivants :

Premièrement, le volet de la communication en mattière de politiques environnementales. La Chine et plusieurs pays africains, dont l’Afrique du Sud et le Kenya ont signé des accords bilatéraux sur l’environnement. Un centre sino-africain de la coopération environnementale a été conjointement inauguré en 2018 à Nairobi, par le Ministère chinois de l’écologie et de l’environnement, le Ministère kenyan de l’Environnement et le Programme des Nations unies pour l’environnement. Il permettra de renforcer le dialogue entre les politiques environnementales chinoise et africaine, et favoriser les échanges en matière d’indutries et de technologies environnementales entre la Chine et les pays africaines.

Deuxième, le volet du renforcement des capacités. Depuis 2005, environ 40 sessions de séminaires en matière d’environnement ont été organisés, permettant de former plus de 700 fonctionnaires et experts africains. Elles sont qualifiées comme modèle de la coopération Sud Sud en matière d’environnement par le PNUE.

Troisièmement, le volet des échanges de technologies. La Chine et plusieurs pays africains dont le Sénégal, le Mali et le Niger travaillent ensemble à la vulgarisation de collecteur d’énergie solaire dans des régions rurales. Elle travaille avec la Tunisie, la Guinée dans le développement des technologies de la méthanisation. Elle développe des coopérations avec le Maroc dans les énergies solaires et éoliennes. Elle construit des installations hydro-électriques en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Burundi, et en Guinée, parmi lesquelles on compte le Barrage de Soubré, modèle de la coopération sino-africaine en matière d’énergie propre. En Côte d’Ivoire, l’Ambassade de Chine a aussi mené des petits projets de don en éclairage solaire au lycée de Sainte Marie de Cocody.

En dehors de tout cela, la Chine a partagé des données de ses sateliites météorologiques avec des pays africains, offert des équipements en météorologie et télédetection, fourni des assistances techniques nécessaires ainsi que des formations y relatives, en vue d’accompagner l’Afrique dans la mise en oeuvre de sa stratégie métérologique, et de renforcer la capacité africaine de prévention, réduction et réponse aux changements climatiques.

Quatrièmement, la coopération pragmatique en matière d’industries de protection environnementale. La Chine a de riches expériences dans le développement et la gestion des énergies éolienne et solaire, dans le traitement des eaux usées, la réutilisation des eaux usées, le déssalement de l’eau, le traitement des boues, le traitement des déchets. L’une des meilleures entreprises chinoises spécialisées dans la protection environnementale, la CGC a réalisé les phases 1 et 2 du projet d’alimentation en eau potable de la ville d’Abidjan, avec des prêts concessionnels chinois. Des procédés avancées qu’elle a utilisées ont permis de réduire le maximum les effets environnementaux de ce projet. Je suis très heureux que la filiale de cette société est aussi invitée à l’événement qui se déroule aujourd’hui.
L’une des huits grandes initiatives de la coopération Chine Afrique, l’initiave pour le développement vert, a été annoncée en 2018 par le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, Sommet qui a réuni SEM le président XI Jinping, SEM le président Alassane OUATTARA, et presque tous les chefs d’Etats africains.
Dans le cadre de cette iniviative, La Chine va réaliser dans les trois ans à venir, 50 projets d’aide à l’Afrique dans les domaines du développement vert, de l’écologie et de la protection de l’environnement, pour renforcer notamment les échanges et la coopération en matière d’océan, de lutte contre le changement climatique, de prévention et de contrôle de la désertification et de protection de la flore et de la faune sauvages. Elle travaillera à faire avancer la construction du Centre de coopération environnementale Chine-Afrique en vue d’intensifier les échanges et les dialogues sur les politiques environnementales et de renforcer les études conjointes sur les questions environnementales. Elle mettra en œuvre un programme d’envoyés verts Chine-Afrique dans le but de former pour l’Afrique des professionnels qualifiés dans les domaines tels que la gestion de la protection de l’environnement, la lutte contre la pollution et l’économie verte.

Les changements climatiques constituent un défi mondial. Aucun pays ne peut être épargné par les changements climatiques. La Chine est prête à renforcer les échanges et la coopération avec l’Afrique dans la protection de l’écologie et de l’environnement pour promouvoir la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature en Chine comme en Afrique.

Avant de clore mon propos, je souhaite plein succès à la présente édition des Journées africaines de l’écologie et des changements climatiques !

Je vous remercie.
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