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Interview/ Paul Harry Aithnard, DG Ecobank-CI : « Il est important qu’on se focalise sur les femmes en banque »

Publié le mardi 16 juillet 2019  |  Abidjan.net
Paul
© Autre presse par DR
Paul Harry Aithnard, DG Ecobank-CI


Le 22 Juin 2019, l’ONG Yelenba a inauguré sa toute 1ère activité de Mentorat et d’accompagnement des jeunes étudiantes de la 5ème promotion de la Licence Professionnelle de Banque (LPB). La LPB, une formation créée en partenariat avec le Centre de Formation de la Profession Bancaire de Paris, l’Université Félix Houphouët Boigny et l'Association Professionnelle des Banques et des Établissements Financiers de Côte d'Ivoire, forme les étudiants aux métiers de la banque en Côte d’Ivoire.

C’est dans ce cadre que Yelenba a fait appel à Paul-Harry Aithnard, Directeur Général Ecobank CI- Directeur Régional Ecobank Zone UEMOA pour parrainer cette 1ère promotion. Fort de 20 ans d’expérience professionnelle, M. Aithnard a rejoint la banque panafricaine en 2008 en tant que Directeur Groupe en charge de la recherche.

Titulaire d’une Maîtrise en Finance de ‘HEC Business School’ de Montréal, d’un diplôme de troisième cycle en Administration des affaires de la même école de commerce et d’une Maîtrise en histoire de l’université Paris IV (Sorbonne), il s’est prononcé sur le mentorat et l’importance de montrer la voie aux générations futures.



Que pensez-vous de cette initiative du projet de mentoring pour les étudiantes de la 5ème promotion de la LPB ?

Je suis heureux que cette cérémonie ait lieu et l’objectif de mettre les femmes en avant, est un objectif noble. C’est une cause que Yelenba défend maintenant depuis presqu’un an, il est important qu’on se focalise sur la femme en banque. Donc je salue l’événement et je souhaite bonne chance à Yelenba sur ce projet.



Quelle importance et quel poids accordez-vous à une activité comme celle menée par l’ONG Yelenba aujourd’hui ?

Lorsqu’on rentre dans le monde professionnel, il est important d’avoir la technicité, de bien comprendre le métier que l’on doit faire. Mais ce qui est encore plus important, c’est de gagner de l’expérience auprès de personnes qui ont beaucoup plus de célérité. Donc la chance que ces étudiantes auront, c’est d’avoir face à elles des femmes qui ont beaucoup d’expériences dans différents domaines et qui pourront leur donner une formation plus adéquate dans tout ce qui est management, relation interpersonnelle, gestion de carrière, planification de vie, leadership… Ce sont tous ces éléments-là qui sont extrêmement importants pour devenir demain de vrais banquiers. La technicité, mais aussi s’assurer qu’on a tous les atouts pour pouvoir réussir.

Aujourd’hui où le combat pour l’égalité des genres prend de l’ampleur, pensez-vous que ceci trouve un écho également dans le milieu de la Banque ?

Je pense que c’est en train de changer et qu’il faut continuer à promouvoir ce changement. Il faut qu’on ait beaucoup plus de femmes au niveau des conseils d’administration, parce que c’est là où se prennent ces décisions. Il faut qu’il y ait beaucoup plus de femmes aussi au niveau des couches supérieures de décision donc les niveaux exécutifs. Et aujourd’hui chez Ecobank, on peut être fier de dire qu’on a une parité égale, 50-50 entre homme et femme, mais c’est une cause qui nous tient beaucoup à cœur, et qui me tient particulièrement à cœur : promouvoir les femmes à l’intérieur du milieu professionnel pour avoir plus de diversité.



Que pensez-vous de la collaboration avec des femmes à des niveaux de Top management ? Est-ce facile de travailler avec les femmes précisément dans le milieu bancaire ?

Personnellement, je pense que oui. Je ne vois aucune différence entre le travail des hommes et des femmes qualifiés.

Aujourd’hui dans mon comité de direction, il y a quatorze personnes et je suis fier de dire que la moitié ce sont des femmes. Je trouve tout à fait naturel de travailler avec les femmes. Il est vrai et il ne faut pas le nier, que dans certains milieux, dans certains secteurs, il n’est pas aisé d’avoir une femme à la tête d’une équipe d’hommes. Je pense que c’est le rôle de notre génération de tout faire pour que cette idée soit adoptée par les différentes couches de l’entreprise ou de la société pour que les femmes puissent exercer avec leur plein potentiel dans les plus hauts postes de direction.

En votre qualité de parrain de ce 1er projet de mentorat lancé par l’ONG Yelenba, Quel conseil souhaitez-vous donner à vos filleules ?

Je leur ai donné deux conseils principaux :

Le premier conseil qui est important pour moi, c’est de leur faire comprendre le sens réel de leur métier qui se résume à conduire leurs clients à constituer de l’épargne.

Le second conseil que je leur ai donné, est de conserver leur probité qui est primordiale dans le métier de la banque. La matière première avec laquelle nous travaillons, c’est «l’ARGENT » et comme l’argent peut parfois biaiser nos jugements de valeur, il me semble donc qu’une des qualités à acquérir et à protéger est de garder cette probité, cette droiture dans les décisions prises ainsi que dans les jugements portés.

Y. J.
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