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Sud-comoé , Filière pêche / Aboka Ahoua, vice-président de la Fenascopeci : « L’orpaillage clandestin menace gravement nos activités »

Publié le mercredi 2 decembre 2020  |  Le Nouveau Réveil


En vue d'une exploitation rationnelle des ressources halieutiques des lacs d'Ayamé et des lagunes Aby, Tendon et Ehy, des comités ont été mis en place dans les départements. M. Aboka Ahoua, vice-président de la fédération nationale des sociétés coopératives de Côte d'Ivoire (Fenascopeci) par ailleurs président de la coopérative anouanzè des pêcheurs d' Eplemlan (capep), a levé un coin du voile sur le fonctionnement de ces comités. C'était le lundi 30 novembre dernier au siège de la capep. << Nous avons créé des comités composés des autorités administratives, des représentants des coopératives des pêcheurs, des agents de la police maritime et des représentants du ministère des Ressources animales et halieutiques. Il a été arrêté que sur 12 mois, les activités de pêche se fassent pendant 8 mois et que les 4 autres mois suivants servent de moments de répit au cours desquels personne ne doit pêcher dans les eaux afin de permettre une régénération des poissons. Des baies artificielles ont été créées et personne ne doit y pêcher même pendant la période licite de 8 mois. La plateforme se réunit et décide du jour de pêche dans ces baies. Aussi au cours des 4 mois d'inactivité sur l'eau, les travaux des champs de maïs, d'aubergines, de gombo et de piment créés par la coopérative prennent le relais >>, a-t-il signifié. La communauté est la principale bénéficiaire de toutes ces actions. << Les poissons obtenus le jour de pêche dans les baies et les produits des champs sont vendus et les fonds reviennent à la caisse de la coopérative pour financer les projets de développement communautaire. Pour veiller au respect de toutes ces mesures, un comité de surveillance comprenant des pêcheurs et des agents de la police maritime a été mis sur pied pour un suivi >> a-t-il indiqué avant de tirer la sonnette d'alarme sur ce qui constitue aujourd'hui la grande menace de leurs activités notamment au niveau de la lagune Aby. << L'eau de la lagune est polluée par les activités de l'orpaillage clandestin qui se font en amont des cours d'eau, qui se déversent dans la lagune. Cette eau est chargée de la boue et surtout des produits toxiques utilisés par les orpailleurs clandestins. Aujourd'hui, tout le plan d'eau lagunaire, qui fait 425 km2, est devenu méconnaissable. Les poissons n'ont pas de chance de survie. Nos activités sont gravement menacées >> a-t-il dénoncé.

Une correspondance de F.D
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