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Politique Publié le mercredi 29 avril 2009 | Le Nouveau Réveil

1er tour de la présidentielle entre le 11 octobre et le 06 décembre : Gbagbo se fout royalement des souffrances des Ivoiriens

Le 1er tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire devrait se tenir au cours de la période comprise entre le 11 octobre et le 6 décembre 2009. Ainsi en a décidé Laurent Gbagbo et l'information a été officiellement rendue publique hier par S. E Alcide Djédjé, ambassadeur de Côte d'Ivoire près des Nations Unies. Une décision qui ne manque pas de susciter des interrogations et des inquiétudes au sein de la classe politique ivoirienne et qui atteste que Gbagbo se fout royalement de la souffrance des Ivoiriens, pressés de sortir de cette crise par des élections.
La première interrogation porte évidemment sur la période. Pourquoi le Chef de l'Etat qui se disait pressé d'aller aux élections "vite, vite, vite" a-t-il choisi d'inscrire la date de la présidentielle dans une fourchette de temps aussi large ?

Ce choix est d'autant plus incompréhensible qu'après toutes les simulations techniques et un chronogramme rigoureusement établi, la commission chargée des élections avait indiqué que le 1er tour de la présidentielle était envisageable le 11 octobre 2009. Gbagbo se donne tranquillement une rallonge de deux bons mois. Pour quoi faire ? Est-ce parce qu'il est conscient qu'il va encore traîner les pas ? Peut-on dire dans ces conditions que la CEI est la maîtresse du processus électoral? On aurait pu admettre un report de 2 à 3 semaines par rapport à la date fixée par la CEI mais deux mois, cela paraît un peu exagéré. Et cette gymnastique qui met de l'eau au moulin de tous ceux qui pensent que Gbagbo veut aller jusqu'en 2010 sans élection, pour s'octroyer deux mandats, semble plutôt obéir à une stratégie bien pensée. Car décembre est un mois de grands mouvements de population en raison des fêtes de fin d'année. Gbagbo qui se sait minoritaire et dont le parti n'a pas obtenu de bons résultats lors de l'opération d'enrôlement et de recensement électoral veut apparemment tabler sur un faible taux de participation. En décembre également, la plupart des ambassadeurs en poste à Abidjan et qui suivent avec une attention soutenue le processus de sortie de crise pourraient décider de regagner leur pays d'origine pour fêter en famille. Ce qui donnerait toute latitude au régime FPI d'organiser des élections bâclées à son profit. Pour revenir à l'annonce de la date des élections, il faut regretter que ce soit par la bouche de l'ambassadeur ivoirien à l'ONU que les Ivoiriens et le monde l'apprennent. Une information que tout un pays attend depuis des mois et qui est balancée à mille lieues de notre pays fût-il au siège de l'ONU. Gbagbo et le régime FPI voudraient banaliser cette information capitale qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. En tout état de cause, l'on attend une réponse plus officielle des partis politiques et aussi des Ivoiriens. Car Gbagbo vient de prouver à travers ce long renvoi qu'il n'était point pressé d'aller aux élections quand il parlait "d'élections vite vite, vite".

Akwaba Saint Clair
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