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Politique Publié le jeudi 15 octobre 2009 | Le Temps

Que veut encore la France ?

Le processus électoral en Côte d'Ivoire va certes, lentement, mais elle avance, sûrement. C'est un processus qui a plus besoin de sérénité que de coup de gueule. Et c'est en cela que le peuple salue l'appel plein de sagesse du Représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu, qui avant-hier depuis la tribune du Conseil de Sécurité à New York, s'est adressé à lui avec la plus grande courtoisie comme il est conseillé en milieu diplomatique. " Le Conseil appelle tous les acteurs ivoiriens à unir leurs forces pour achever les opérations préparatoires aux élections dont la publication de la liste électorale définitive et à résoudre les problèmes dans un esprit de réconciliation et de dialogue. " Young Jin Choi est conscient qu'il faut de la sagesse quand on veut apporter son soutien à un pays dont les dirigeants peinent à revenir sur la route de la paix et du développement après sept années de crise idiote. C'est, au nom de cette même sagesse que le Président Blaise Compaoré, de passage à Abidjan le mois dernier, avait dit : " J'invite la classe politique ivoirienne à s'approprier le processus de paix. Ils n'ont pas droit à l'erreur. Ils doivent éviter d'aller à la précipitation dans l'organisation du scrutin. Car, la précipitation pourrait avoir des conséquences incalculables pour l'avenir de ce pays et pour la sous-région ouest-africaine. " Le Facilitateur était ce jour-là devant les députés ivoiriens. Choi et Compaoré sont deux personnalités avisées qui savent de quoi ils parlent. Ils ont quotidiennement la main à la pâte et font tout ce qu'ils peuvent pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise. Parce qu'à cœur vaillant rien d'impossible dit l'adage.
Mais leur volonté à œuvrer pour une sortie de crise paisible se heurte depuis un moment à un autre obstacle. Celui des 2752181 millions d'individus non (encore) repérés sur aucun fichier historique. Tel est le problème auquel est confronté le processus électoral. Et c'est à juste titre que le Premier ministre, Guillaume Soro insiste pour dire qu'il faut éviter "d'escamoter le travail de la liste électorale, parce que la Côte d'Ivoire est en droit d'attendre un scrutin aux normes internationales". Parce qu'il sait que tout acte manqué pourrait entraîner des dérapages aux conséquences inimaginables. Pendant que des personnes averties parce que gérant au quotidien le processus électoral, se démènent pour donner à la Côte d'Ivoire une élection démocratique, crédible, transparente, c'est alors qu'Alain Joyandet vient briser leur quiétude. " Ces élections doivent être organisées absolument telles qu'elles ont été prévues. Vous savez, les listes, elles, ne sont jamais parfaites. Elles ne sont jamais parfaites nulle part. Il faut qu'on aille rapidement à ces élections et ne pas les reporter ". Aussi se demande-t-on quelle mission la France s'assigne-t-elle en envoyant son Secrétaire d'Etat à la Coopération. Préparerait-elle un autre coup tordu en Côte d'Ivoire qu'elle ne s'y prendrait autrement. L'heure est grave, la France ne s'invite pas dans un débat pour rien. Ouvrons les yeux.

Simplice Allard
al08062317@yahoo.fr
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