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Politique Publié le samedi 9 octobre 2010 | Nord-Sud

Sécurisation des élections - Les milices : une menace pour la paix ?

Haro sur les miliciens et autres groupes d’auto-défense. Alors que le pays court, tout droit vers ses élections de sortie de crise, ces ex-combattants ont décidé de ramer à contre-courant du mouvement de retour à la normalité. Après avoir manifesté, le 22 septembre dernier, dans les rues du Plateau, exigeant d’être reçus par le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, ils ont décidé, hier, de déclarer leur bastion, situé dans le grand-Ouest, zone rouge. La décision qui entrait en vigueur sur-le-champ a eu pour effet immédiat, la perturbation du meeting de la Majorité présidentielle ainsi que les préparatifs du rassemblement organisé par le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) à Duékoué. Au terme de négociations engagées entre le camp d’Henri Konan Bédié et les miliciens, les choses sont, certes, entrées dans l’ordre mais rien n’indique que d’autres sous-groupes ne seront pas tentés de remettre le couvert. Selon le confrère Soir Info qui a dépêché un reporter dans la région, notamment à Toulepleu, prochaine étape de la tournée de N’Zuéba, les éléments de la force spéciale Lima et du Front de libération du grand-Ouest, ont, eux aussi, juré de faire mordre la poussière à l’ancien chef de l’Etat. Selon le même confrère, ils reprocheraient à Henri Konan Bédié d’avoir sa main dans la création d’un des mouvements de l’ex-rébellion des Forces nouvelles, basé à l’Ouest. « Maintenant que tout est calme, Bédié vient nous narguer (…) C’est une insulte à la mémoire de nos morts que nous ne pouvons pas accepter », aurait menacé Alexis Kah, un des miliciens. Une rengaine déjà ressassée lors de la tournée, il y a un an, d’Alassane Ouattara, leader du rassemblement des républicains (Rdr). Et qui sonne comme un chantage, sinon une surenchère en cette période préélectorale. Pour qui roulent ces supposés supplétifs de l’armée régulière ivoirienne au point de se comporter de la sorte ? C’est la question que se posent de nombreux observateurs, au lendemain de leurs actes de vandalisme perpétrés à Duékoué. Car, dans les zones Centre, Nord et Ouest, ce genre de menaces sur les activités des acteurs politiques de la part des éléments de l’ex-rébellion, s’est estompé depuis longtemps. Librement, chaque prétendant au fauteuil présidentiel y tient son meeting comme il l’entend. Et, le dernier exemple en la matière est le meeting animé, dimanche, par Laurent Gbagbo à Bouaké. En agissant de la sorte, ces miliciens présentés comme étant à la solde du chef de l’Etat sortant ne mettent-ils pas ce dernier en mauvaise posture ?

Marc Dossa
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