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Politique Publié le mardi 3 janvier 2012 | Nord-Sud

Après avoir boycotté le gouvernement et le parlement, Pourquoi le Fpi veut discuter avec Ouattara

Avec un brin de regret, le Front populaire ivoirien est visiblement impatient de renouer le fil du dialogue avec le pouvoir d’Alassane Ouattara.


Un réveil tardif vaut sans doute mieux qu’un profond sommeil. Après avoir expérimenté l’option du boycott du gouvernement du 1er juin puis des législatives du 11 décembre 2010, le Front populaire ivoirien (Fpi) a visiblement décidé de se réveiller. De bonnes sources, les partisans de Laurent Gbagbo ne manquent aucune occasion pour faire des appels du pied à Alassane Ouattara. Ils en appellent à la reprise, sans tarder, du dialogue républicain, rompu la veille de la tenue du scrutin législatif de décembre dernier. C’est que, les responsables de l’ancien parti au pouvoir ont décidé de faire des pieds et des mains pour prendre part aux prochaines consultations locales à venir, principalement les municipales dont la date n’est pas encore connue. Déjà, absent du prochain parlement, puisqu’il a boycotté le récent scrutin législatif, le Fpi ne veut pas se payer le luxe de se dérober lors de l’élection des maires. « Ce serait l’erreur de trop qui pourrait les perdre. Les municipales apparaissent, pour eux, comme une sorte d’ultime examen de rattrapage à ne pas manquer. Le Rdr qui a été empêché de participer à la présidentielle et qui a commis la même faute politique en 2001 en refusant de prendre part aux législatives, a pu se rattraper en participant aux municipales qu’il a, du reste, remportées. C’est cet exploit que veulent, aujourd’hui, réaliser les partisans de M. Gbagbo. Ils doivent faire un bilan exhaustif de la politique du boycott à leurs militants. Or, il apparaît que ce bilan-là est négatif. Pour se relancer, ils ont besoin de présenter des candidats officiels aux élections (municipales, ndlr) à venir », analyse Mamadou Konaté, politologue. D’où les missions de bons offices suscité ou encouragées. Selon nos informations, les frontistes, en dépit de leurs déclarations tapageuses voire incendiaires, ne lésinent sur rien, pour s’inviter, à nouveau, à la table des discussions du numéro Un ivoirien. « Ils exploitent aussi bien les canaux directs à travers les collaborateurs directs du chef de l’Etat que les voies indirectes notamment des guides religieux, des chefs traditionnels et des têtes fortes de la société civile ivoirienne », confient nos sources. De toute évidence, la politique de la chaise vide qu’ils expérimentent depuis la capture de leur leader, Laurent Gbagbo, a fini par montrer ses limites.

Marc Dossa

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