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Société Publié le samedi 17 novembre 2012 | L’intelligent d’Abidjan

Attécoubé / Blocage des travaux de l’usine cuir et peaux : 500 jeunes jetés à la rue

MM. Yao Antoine et Roa Philippe, respectivement président national et secrétaire général du Groupement national des négociants et exportateurs des peaux et cuirs, phanères d’animaux de Côte d’Ivoire ne savent plus à quel saint se vouer. Le projet CPCI qui concerne la construction d’usines de transformation de peaux brutes en peaux semi-finies à Attécoubé est complètement bloqué alors que les constructions sont achevées à plus de 80%. Ces deux responsables ont exprimé leurs inquiétudes le mercredi 14 novembre 2012, au cours d’une conférence de presse à leur siège, sis à Cocody-Angré. M. Yao Antoine a rappelé que ce sont déjà 800 millions de FCFA qui ont été engagés par l’Etat de Côte d’Ivoire, les Banques que sont la BRS, la BFA et les partenaires techniques comme la Coopération française et la mairie d’Attécoubé qui a gracieusement mis le site à la disposition du projet. Alors que tout avait été mis en œuvre pour la réussite dudit projet lancé le 11 décembre 2011, en fanfare en présence des ministres Alain Lobognon représentant le Chef de l’Etat, Koné Kafana de l’Emploi et Adjoumani des Ressources Animales et Halieutiques, les acteurs du projet étaient en droit d’espérer sa concrétisation. D’autant plus que le ministre Lobognon assurait le démarrage des activités dans le courant du mois de mars 2012. Le chronogramme établi par le FNS (Fonds national de solidarité), propriétaire et maître d’œuvre du projet confirmait cette date. «Mais voici que depuis juin 2012, tous les travaux sont arrêtés sur le site et nous avons été informés que le FNS a été dissout et les employés licenciés. Nous n’avons plus d’interlocuteurs», explique M. Yao. Le plus inquiétant c’est la situation des 500 jeunes Ivoiriens déjà recrutés et formés aux techniques de la tannerie. Surtout que ces derniers ont chacun versé un acompte de 100.000 FCFA lorsqu’ils ont été retenus, devenant ainsi de facto, des sociétaires. La colère gronde chez eux et une grève sur le site est annoncée dans les jours à venir. Les concepteurs du projet exhortent le Président de la République à se pencher sur leur cas pour sauver l’usine dont les perspectives sont bonnes avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 7 milliards de FCFA pour sa première année d’existence. C’est pourquoi Yao Antoine sollicite une réunion rapide entre tous les acteurs en vue d’analyser la situation actuelle. Il s’agira au cours des discussions, que le gouvernement détermine clairement la tutelle technique du projet en remplacement du FNS dissout.
Olivier Guédé

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