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Art et Culture Publié le samedi 16 février 2013 | L’intelligent d’Abidjan

Exposition / Rotonde des Arts Contemporains : «Joies et tourments», une peinture signée Essoh

© L’intelligent d’Abidjan Par DR
Arts et culture : Ouverture de l`exposition du vernissage de Marcel ESSOH
Jeudi 07 février 2013. Plateau - La rotonde des arts contemporains. Le peintre Marcel ESSOH a presenté ses ouvres au public à l`ouverture de son exposition qui durera un mois
Très regardant sur qui exposer, la Rotonde des Arts Contemporains d’Abidjan a ouvert ses portes au peintre Essoh (Marcel Nguessan) depuis le 7 février 2013. Il y expose individuellement la trentaine de ses pièces jusqu’au 5 mars prochain. Cette exposition baptisée «Joies et tourments» vient après celle de 2006 où il présentait les «Grosses têtes». Ses tableaux, au ton généralement bleu (qui symbolisent une sérénité) et blanc (une invitation à la joie) sont de l’ordre des tourments, de la douleur et abordent la question de la souffrance, de la morale, de la méchanceté et de la violence dans la société. Comme «Bibliothèque», «Télévision» qui est une pièce à dominante bleue, Essoh peint (pour le second) le paysage ivoirien et «donne envie de regarder». A travers cette œuvre faite d’acrylique sur toile, le peintre présente une diversité au niveau des peuples. De l’avis de Yacouba Konaté (Commissaire de l’exposition), contrairement à beaucoup d’artistes, Essoh a une écriture, sa peinture dérive de la tapisserie, fruit de sa collaboration avec Gérard Santoni, son maître.

Sa matière de prédilection est le tapa (écorce d’arbre) qu’il s’est approprié. «Je tire le blanc, je fais des empâtements pour retrouver l’aspect gaufré. Cette analogie est le lien entre le pagne tissé et la peinture qui s’inspire de la technique du raphia», explique Essoh. Ce lien qu’il tisse avec le raphia n’est pas fortuit car la matière est, précise le peintre, un patrimoine de sa famille. Porté par le peuple Adjoukrou dont il est originaire avant de faire la fête de génération, le raphia, selon Essoh, anoblit et légitime l’individu. Comme dans le mouvement Vohou Vohou, Essoh a intégré à sa peinture une matière. S’il prolonge ainsi à travers son art ce mouvement artistique, Essoh appartient au mouvement Daro Daro. «Etre artiste, c’est rencontrer les genres», dit Yacouba Konaté.
En plus d’exposer individuellement en Martinique, en Guadeloupe comme en Côte d’Ivoire, Essoh a pris part à des expositions de groupes au Burkina Faso, en Belgique et en Suisse.
Diplômé des Beaux-arts en 1983, Essoh obtient en 1994 le diplôme d’Etudes supérieures des Beaux-arts.

Koné Saydoo

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