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Art et Culture Publié le mardi 5 mars 2013 | L’intelligent d’Abidjan

Littérature / Roman ‘’La lycéenne’’ : Mathurin Goli Bi Irié fait le procès de l’école ivoirienne

L’auteur ouvre son œuvre avec une description chaotique de l’univers éducatif. Ecole à proximité des édifices religieux, des maquis avec son cortège de tricherie, de recrutements parallèles, d’enseignants imbus de leur savoir, d’amour entre enseignant-enseignée etc. Mathurin Goli Bi Irié, avec une touche d’humour, peint les maux dont souffre cette institution gage de l’avenir du pays. ‘’La lycéenne’’, c’est l’histoire d’une jeune fille en classe de terminale nommée Murielle, personnage principal de l’œuvre, qui sera la risée de tout le lycée, au-delà, de la nation. Son crime, aimer son professeur. Comment cela peut être possible dans le lycée d’un proviseur rétrograde, qui refuse de prendre le monde à la marche ? Traduite en conseil de discipline, Murielle sera renvoyée de son établissement. Comme une trainée de poudre, la nouvelle relayée par la presse empêchera les cours dans tous les lycées du pays. Le syndicat des élèves menaçant va contraindre les autorités à la réintégrer dans son lycée, le lycée Doubehi. Contre insultes, regards méchants, amour passionnel, Murielle vaincra et réussira à son Baccalauréat. C’est donc autour de ce personnage clé de ‘‘La lycéenne’’ que tous les maux du système éducatif gravitent. Mathurin Goli Bi Irié, à travers ce procès de l’école ivoirienne, veut interpeller tous les acteurs. L’auteur veut que tous prennent l’urgence de la situation afin que le continent noir ne soit pas ‘’à la remorque’’ de l’évolution du monde. Mieux, l’écrivain fait de l’éducation, une action collective. Aussi, écrira t-il à la page 28 de son ouvrage, «Un citoyen bien instruit mais mal éduqué est un poison contre la vie de la nation». Pour lui, il n’est pas trop tard car «ceux qui parlent d’heure tardive, de temps inapproprié dans l’action, sont des incultes. Il n’est jamais tard pour réparer les impairs» p.28. «Quiconque refuse de contribuer à la béatification de sa nation, est coupable de crime», peut-on lire dans ‘’La lycéenne’’.
B.T

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