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Art et Culture Publié le mercredi 6 mars 2013 | L’Inter

Showbiz: Sortie de son 16e album... : Alpha Blondy annonce sa rupture d’avec la politique

© L’Inter Par Emma
Caravane de la réconciliation : Alpha Blondy reçu par le premier ministre Guillaume Soro
Jeudi 11 Août 2011. Abidjan. Primature, au Plateau. Le premier ministre Guillaume Soro accorde une audience a la star internationale de la musique reggae, Alpha Blondy, dans le cadre des préparatifs de la "Caravane de la réconciliation" qui sillonnera les principales villes du pays
Pour son seizième album, Alpha Blondy a décidé de se regarder dans le miroir en passant sa vie au peigne fin. D'où le choix du titre ''Mystic power''. Enregistré entre Paris et Abidjan, Mystic power débute sur une notre d'espoir, ''Hope''. Une déclaration d’amour énergisante, une reconquête de ce public souvent déboussolé par ses prises de position. C'est certainement ce qui justifie le titre ''mea culpa'', qui n'est autre qu'une balade où Alpha Blondy s’excuse d’avoir pu offenser les siens pendant la crise ivoirienne. Entre les deux, on trouve des reprises - I Shot the Sheriff de Bob Marley ou Le Métèque de Georges Moustaki, des pamphlets ou des professions de foi, mais surtout six morceaux autour de la crise ivoirienne qui paraissent comme une invite pour l'artiste, à tourner la page de cet interminable cauchemar national. L'album sonne comme la paix retrouvée entre lui et son ''frère ennemi'' Tiken Jah avec lequel il prône, en featuring, la réconciliation. Sur Mystic Power, Alpha Blondy aborde ses sujets de prédilection : la Françafrique ou la religion. Il a brandi une Torah sur l’album Jérusalem, chanté Jésus, Jah et Mahomet. Sa profession de foi œcuménique se fait ici en arabe et en français. Dans Crime Spirituel, composé peu de temps après l’attentat du 11 septembre 2001, Alpha Blondy chante "Faut pas mêler Allah à vos actes criminels, (…) Mahomet n’est pas un prophète terroriste". D’une brûlante actualité, notamment au nord du Mali, le thème est cher à Alpha Blondy, croyant convaincu, pour qui la foi est une source d’inspiration continue. Le deuxième titre ''My american dream'', est un voyage dans le passé de l'artiste, où il raconte comment son expérience outre-Atlantique - quatre ans de petits boulots et d’espoirs déçus, ont viré au cauchemar. "Le recyclage dans la vie peut être très positif. Au lieu de pleurnicher, fais une chanson avec ta peine. Les gens vont fumer leurs joints ou boire leur champagne, ils vont planer en écoutant ta chanson. Mon rôle est de donner de l’espoir", explique Alpha Blondy. A travers plusieurs autres morceaux (Ivoirité Danger, Pardon ou Réconciliation avec Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondy tente de remettre à zéro le compteur de onze ans de crise nationale et d’un engagement personnel paradoxal et controversé. Seydou, ou ''trauma-choqué'', le quatrième morceau, ramène Alpha à l’énergie des débuts. Les paroles fortes traduites du malinké par l'artiste lui-même, présentent son degré de traumatisme du fait de la guerre: « Seydou, où vas-tu avec ce long fusil ? Tu marches seul, tu parles seul, tu ris et tu pleures. Accroche-toi à ta foi, pardonne". "J’essaie de calmer un traumatisé par la guerre, un trauma-choqué comme on dit chez nous. Parfois, on a programmé les gens pour aller à la guerre mais souvent, on oublie de les déprogrammer », explique-t-il. "La bataille d'Abidjan'' est, quant à elle, contée au rythme d'un reggae-électro. Ici, celui qu'on taxe d'avoir mangé à la table de tous les présidents, se remet en cause. "Dans ce contexte, certaines prises de position sont dangereuses, parce que tout le monde veut s’approprier Alpha Blondy. Ceux qui sont de l’autre côté pensent que tu les as trahi. Il faut être de toutes les religions, être de tous les partis. (…) Mon public m’a habillé selon son rêve, je voudrais rester dans ce costume de lumière". Comme pour dire que la méga-star du reggae a enfin compris qu'elle doit s'éloigner du terrain politique. « C’est ce que je dis dans ma chanson Pardon: mea culpa. J’ai pris la décision de prendre de la hauteur, et voilà pourquoi j’ai décidé de jouer mon rôle de grand frère, de rassembleur», confesse le père du reggae ivoirien. Il a plus que jamais décidé de n’œuvrer que pour la paix et la réconciliation nationale. Ce qui explique son implication dans la caravane de réconciliation nationale tenue en octobre 2012 dans les principales villes du pays avec d’autres stars de la musique ivoirienne, Tiken Jah Fakoly, A’salfo de Magic System, Meiway, Espoirs 2000, Yodé et Siro... De son vrai nom Seydou Koné, Alpha Blondy est un chanteur de reggae connu pour son charisme et ses chansons très engagées. Dans la cadre de la promotion de cet album, ''Jagger'' sera en concert le 1er avril prochain à Olympia à Paris.

Germain DJA K

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