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Société Publié le jeudi 14 mars 2013 | APA

Quatre pays ouest africains planchent à Abidjan sur la recherche et le sauvetage maritime

Quatre pays ouest africains ont entamé mercredi à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, une réflexion sur la recherche et le sauvetage maritime alors que la sous région fait face depuis ces dernières années, à une véritable menace maritime, notamment la piraterie des navires.

A l'ouverture des travaux de cette rencontre initiée par le comité de coordination sous régionale de recherche et de sauvetage de la Zone II comprenant la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Sierra Léone et la Guinée, le Directeur général des affaires maritimes et portuaires de Côte d'Ivoire, le colonel Bertin Koffi Tano, a souligné que les réflexions aboutiront à la ‘'mutualisation des efforts'' de ces quatre Etats.

La conférence de Florence de 2000, a-t-il rappelé, a demandé aux pays de coopérer et de coordonner leurs efforts en vue de la mise en place de services de recherche et de sauvetage maritimes dans leurs eaux.

Les pays africains ont été répartis en cinq régions maritimes de recherches et de sauvetage.

Honorat Hoba, coordonnateur régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre de l'Organisation maritime internationale (OMI), a pour sa part estimé que la recherche et la sécurité participent de la sécurité en mer.

"L'actualité nous donne d'être témoins des actes de piraterie maritime au large de la Somalie, d'attaques à mains armées contre les navires dans le Golfe de Guinée et même des détournements de navires ici dans les eaux maritimes ivoiriennes", a ajouté M. Hoba.

Le ministre ivoirien des Transports, Gaoussou Touré, représenté à cette cérémonie par son directeur de cabinet Benjamin Soro, a expliqué les enjeux de ces assises d'Abidjan qui s'achèvent vendredi.

"La densité du trafic maritime dans notre sous région, tant au niveau des biens que des personnes, fait apparaitre de gros risques en terme de navigation dont les conséquences pourraient être désastreuses si aucun mécanisme d'aide ou de secours n'est prévu", a prévenu Benjamin Soro.

Selon lui, cette réunion d'Abidjan démontre l'urgence pour les pays composant la zone II de fédérer leurs énergies et leurs moyens afin de proposer à la sous région et à la communauté internationale, des mesures structurelles et logistiques pour apporter des secours en cas de catastrophe maritimes aux larges des côtes ivoiriennes.

Plus de 90% des échanges de la Côte d'Ivoire passent par la voie maritime et plus de 15 000 navires dont 10.000 transitent annuellement dans les ports d'Abidjan et de San-Pédro, sont en mouvement dans les eaux ivoiriennes.

Des activités industrielles, maritimes et portuaires, ainsi que de pêche industrielle, artisanale et lagunaire, de transport de passagers, se pratiquent sur le littoral ivoirien.

Le crash de l'Aibus de la Kenya Airways, au large d'Abidjan en janvier 2000 et les récentes affaires de piraterie ont mis en lumière les "faiblesses organisationnelles et opérationnelles" des structures en charge des missions de recherches et de sauvetage en mer.

Trois bateaux ont été récemment "détournés" dans les eaux ivoiriennes alors que la Côte d'Ivoire a été jusque-là préservée de la piraterie en mer qui se développe dans le Golfe de Guinée.

Fréquente au Nigeria, premier producteur de pétrole d'Afrique, la piraterie a gagné les eaux du Bénin où les attaques de navires avaient explosé en 2011.
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