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Art et Culture Publié le samedi 23 mars 2013 | Notre Voie

Presse ivoirienne - Le Cnp somme les entreprises de se mettre en règle

«Il est constant que la situation de gouvernance économique de la presse ivoirienne est alarmant. La quasi-totalité des entreprises de presse demeure alarmant. Ce constat ne tient même pas compte de la précarité dans laquelle le Cnp a découvert certaines entreprises qui ne le sont que de nom», s’est inquiété Raphaël Lakpé, lors d’une conférence de presse, hier vendredi 22 mars 2013, au siège du Conseil national de la presse (Cnp), aux Deux Plateaux 1ère Tranche.
Toute fois, le président du Cnp a félicité certaines d’entre elles et les rédactions qui «manifestent au quotidien une volonté de compétitivité et de bonne gouvernance» et «encourage particulièrement celles qui tiennent les engagements pris devant le parquet du procureur et qui respectent également l’application effective de la convention professionnelle qui régit le secteur. Aussi, a-t-il rappelé à toutes les entreprises qu’elles «se doivent de satisfaire aux obligations de déclaration de leurs employés», sans oublier d’exhorter «les éditeurs au respect de leurs responsabilités quant à leurs obligations sociales envers leurs personnels, vis-à-vis de l’Etat de Côte d’Ivoire qui leur apporte son soutien, d’avoir à tenir désormais une comptabilité autonome selon les règles de l’Ohada».

«La loi sera appliquée dans sa rigueur»

En conséquence, le Cnp a «décidé d’accorder un moratoire de deux mois, allant d’avril à mai 2013, aux entreprises de presse en situation irrégulière pour se conformer à la loi». Passé ce délai, a tranché Raphaël Lakpé, «a loi sera appliquée dans sa rigueur ». Car pour lui, il y va de la survie de la profession et du respect du journaliste. «Deux mois, c’est largement suffisant pour que les entreprises de presse se mettent en règles, si on est animé d’une bonne volonté», a insisté le président du Cnpn tout en assurant que l’organe est en pleines négociations avec les syndicats et les autres organisations professionnelles des journalistes, ainsi que le patronat.
Cette décision du journaliste-président fait suite à la synthèse des travaux d’une mission d’évaluation des entreprise de presse de Côte d’Ivoire que le Cnp a ordonnée, du 23 octobre au 3 décembre 2012, «afin de renseigner l’opinion sur l’application de la convention collective, la déclaration des employés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), la détention de la carte d’identité de journalistes professionnels par le rédacteur en chef, son adjoint ou le secrétaire générale de la rédaction et le contrôle de quorum de professionnels requis pour l’animation d’une rédaction».

35 rédacteurs en chef seulement...

Sur un total de 72 entreprises de presse recensées, a notifié le conférencier, le Cnp n’en a visité que 61 éditant 70 journaux dont 22 quotidiens, 2 agences de presse privée diffusant l’information par Sms. «Les 11 entreprises de presse qui n’ont pu être visitées sont celles qui ont, soit cessé leur activités, soit disparu du marché», a expliqué Lakpé.
Par la suite , le président du Cnp a déploré que seulement, 35 rédacteurs en chef des 70 journaux (50 %) sont détenteurs de la carte d’identité de journaliste professionnels, 17 rédactions sur les 70 comptent une équipe rédactionnelle composée en majorité de journalistes professionnels (soit 25 %), 22 entreprises de presse ont fourni les preuves matérielles que leurs journalistes professionnels sont payés au minimum des 1400 points et plus, conformément au protocole d’accord sur l’application de la convention collective au terme des dernières négociations entre les syndicats et le patronnât.
Raphaël Lakpé a encore déploré que 25 entreprises (34 %) ont affirmé avoir déclaré leurs personnels, tandis que la plupart d’entre elles cumulent des arriérés de cotisations. Parmi les 22 quotidiens, selon lui, 10 titres édités par 8 entreprises remplissent cumulativement les 4 conditions minimales, alors qu’au nombre des hebdomadaires, 2 titres édités par 2 entreprises respectent les conditions légales.
Décidément, le Cnp et les syndicats ont de la matière dans cette grisaille de la presse ivoirienne qui ne veut mourir de se propre mort.

Schadé Adédé
schadeci@yahoo.fr
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