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Art et Culture Publié le jeudi 11 avril 2013 | Diasporas-News

Acteur du film documentaire « Sababou » : Tiken Jah Fakoly où l’Espoir de changer les clichés occidentaux sur l’Afrique

© Diasporas-News Par Prisca
Showbiz - U Roy au Palais de la Culture
Vendredi 2 avril 2010. Abidjan. La star jamaïcaine de la musique reggae, U-Roy en concert pour la première fois en Côte d`Ivoire. Photo: Tiken Jah
Sababou (Espoir) du réalisateur Samir Benchikh est un film documentaire sur une Afrique qui bouge qui refuse de se complaindre de l’image négative véhiculée par les médias occidentaux.

C’est l’histoire croisée de quatre personnes (Michel, Rosine, Diabson et Tiken Jah Fakoly) engagées sur le terrain dans le domaine de la culture de la justice et de l’éducation. Tiken Jah Fakoly porte le message de tous ces anonymes jusqu’au niveau des politiciens. Venu à Paris pour l’avant première du film, Tiken Jah Fakoly parle de sa participation, de l’Afrique et de la situation au Mali.

Le speech du documentaire
Tiken Jah Fakoly : « Le message avec Sababou est de montrer que l’Afrique bouge. Chacun à son niveau peut faire des choses pour que le continent avance. Et essayer de mettre dans la tête des africains que personne ne viendra développer notre continent à notre place. Chacun doit se dire qu’il peut apporter quelque chose à l’Afrique. Ne serait-ce que d’aller voir des jeunes et de leur dire que le fait de se taper dessus ne règle pas les problèmes. Ceux qui ont la chance d’avoir des diplômes doivent pouvoir donner des cours, on doit se battre pour les droits sociaux et judiciaires des citoyens ».

Le projet

« Samir Benchikh m’a contacté pour m’expliquer son projet. Il entrait en droite ligne de mon combat pour redorer l’image de l’Afrique par rapport au cliché véhiculé en occident. Samir m’a contacté au moment où j’avais un projet en Guinée Conakry dans la perspective des élections présidentielles de 2010. Ayant vu ce que les hommes politiques ivoiriens avaient fait de mon pays, la Côte d’Ivoire, j’avais décidé de m’investir pour que le même scénario ne puisse pas se répéter en Guinée. Ainsi nous avons pris notre bâton de pèlerin et sommes partis discuter avec Alpha Condé et Cellou Diallo mais aussi avec les jeunes. Auparavant on avait enregistré un single avec des artistes locaux mais aussi Didier Awadi, venu du Sénégal.

Un concert était organisé à Conakry avec les deux candidats, malheureusement un des partis (celui de Alpha Condé, ndlr) avait perdu un militant dans des violences électorales et pour respecter leur mémoire, il ne pouvait plus être présent du coup, nous avons préféré annuler le concert ».

Présence de caméra

« Cela ne m’a pas perturbé au contraire le caméraman s’est fondu dans le paysage au point que parfois je lui posais la question de savoir s’il était là lors de telles séquences ou telle autre ».
L’exil et la question du retour

« C’est en 2002 que j’ai décidé de partir en exil. A la limite, c’était une obligation vitale. Il y a eu un précédent avec le comédien H Camara qui avait reçu les mêmes menaces que moi. Il avait choisi de rester en Côte d’Ivoire, on l’a retrouvé assassiné. Mais, il faut rappeler que je ne suis plus en exil, au Mali, depuis 2007 lorsque l’ancien président Gbagbo et l’ancien chef des rebelles et ex Premier ministre (Guillaume Soro, ndlr) avaient allumé la flamme de la paix.

J’avais annoncé ma volonté de rentrer en Côte d’Ivoire en juin 2012, malheureusement il y a eu ce coup d’Etat (mars 2012, ndlr). Comme c’est un peuple qui m’a accueilli, j’ai décidé d’être solidaire et de rester avec eux ».

Censure

« J’ai connu des moments difficiles en 1996 à l’occasion de la sortie de mon premier album engagé. Pour mon deuxième album intitulé Cours d’histoire en 1999, il y a eu aussi des titres qui étaient censurés, qui ne passaient ni à la télé ni à la radio. Ce sont des pratiques qui existent moins aujourd’hui car avec internet, une vidéo mise sur You Tube peut être vue par des milliers de personnes en quelques jours et cela produit l’effet inverse car la censure éveille la curiosité. Je peux donner aussi l’exemple de mon album " Le caméléon " sorti en 2000, les militaires étaient au pouvoir. J’avais « samplé » le discours de Robert Guei, chef des militaires. La veille de la sortie de l’album était tendue. Mais j’ai vendu 35 000 cassettes en deux jours par la suite ».

La situation malienne

« C’est une situation compliquée pour moi parce que je suis accueilli par les maliens et ce serait un manque de respect de ma part. Tout ce que je peux dire est que je souhaite que le Mali retrouve son intégrité territoriale rapidement. Je souhaite également que les politiciens rangent leurs ambitions politique et pensent au Mali ».

Moussa Diop

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