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Région Publié le vendredi 25 octobre 2013 | Nord-Sud

Préparatifs de l’Abissa 2013 : Le quartier France à pied d’œuvre !

La grande fête annuelle du peuple N’Zima Kôtôkô est entrée dans sa phase spirituelle. Au moment où a lieu différents rituels autour du tam-tam sacré, les populations et les organisateurs s’activent à rendre la fête belle.


L’Abissa, grand’messe du peuple lagunaire N’Zima Kôtôkô, dans la ville historique de Grand-Bassam, arrive à grandes enjambées. A partir de ce dimanche jusqu’au 3 novembre prochain, la ville bouillonnera aux sons des percussions et concerts. Le quartier France, centre névralgique des festivités, s’active de tout son beau monde. Les acteurs clés de l’Abissa sont dans ce qu’on pourrait appeler ‘’le bois sacré’’ pour sortir une organisation irréprochable. Mardi 22 octobre, 8 heures, le ciel est mi-couvert dans la première capitale ivoirienne. La brume marine se dissipe peu à peu pour faire place au soleil. Le quartier France, endormi, reprend son ambiance habituelle. Les klaxons des véhicules traduisent le réveil matinal. Il ne reste plus que quelques jours pour le déroulement de l’Abissa. Après la cérémonie du «Siédou » (retraite du tam-tam majeur dans une ambiance festive), dimanche dernier, on s’attèle à faire de la fête populaire prochaine un grand succès. A cet effet, le comité d’organisation est à pied d’œu­vre. Les premiers signes des préparatifs sont visibles sur le terrain. A l’entrée du village N’Zima, une banderole annonce l’évènement ancestral. Le périmètre de l’espace réservé à l’Union sportive des clubs de Bassam (Uscb) est soigneusement nettoyé. Il servira aux opérateurs économiques à installer les maquis, bars et restaurants. La place du secrétariat du roi n’est pas non plus négligée. Elle est réservée aux sponsors pour l’exposition de leurs produits. Il n’y a presque plus d’espaces libres. Et pour cause, l’Abissa est une période de très grande affluence. De même, les habitations riveraines se sont mises dans la danse. Elles ont été recouvertes de nouvelles couches de peinture pour accueillir cette réjouissance populaire. « C’est notre fête à tous. C’est pour­quoi, nous aussi, nous essayons de bien présenter nos maisons parce qu’il y a des personnes qui quittent loin pour nous découvrir », explique dame Rachel qui donne instruction aux jeunes de débarrasser son arrière-cour des ordures. La célèbre place de l’Abissa, au quartier France, s’est métamorphosée. Les tribunes sont montées. Le constat à l’espace gastronomique est identique. Rien n’est négligé. Derrière la cour royale, un espace est soigneusement aménagé pour la bouffe-partie dénommée «N’Zi­ma Aliè ». Il s’étend sur environ 500 mètres, contrairement aux éditions précédentes. A ce lieu, les festivaliers viendront déguster les mets N’Zima : « bèdèbecli, le claclo, etc…. ». Selon Giles Niamkey, mem­bre du comité d’organisation, ce sont 100.000 visiteurs qui sont attendus. A la tâche entre deux véhicules Abidjan-Grand-Bassam pour les derniers réglages avec les sponsors, il soutient que tout est presque bouclé. « Les tee-shirts et pagnes de la cérémonie sont déjà disponibles et s’arrachent comme des petits pains. Côté affichage, il ne reste plus que les gran­des pancartes à installer aux points clés de la ville de Grand-Bassam. Au niveau des stands, le quota est presqu’atteint », informe-t-il. Durant la semaine du « Siédou», dernière li­gne droite des préparatifs, les acteurs de l’Abissa se concentrent.Les danseurs sont dans le bois sacré. Composés de jeunes, ils sont formés aux valeurs culturelles de la danse sacrée pour assurer la relève. « Les tambourineurs sont prêts et ont bouclé leur tâche », confie Emmanuel Acquah, batteur « Gbagbakè » (un son qui provient des tambours). « En ce qui concerne les instruments de musique, l’Edo-n’Golé autour duquel gravite d’autres instruments, l’élahoulè (les clochettes), le gbagbakè et les petits bambous ont fait leur toilette. La famille N’Vavilé, dépositaire de la danse sacrée de l’Abissa après les rituels, les a mis à la disposition du comité d’organisation dimanche. En attendant le retour de l’Edo-N’gbolé sur la place publique au cours du Gouazo », ex­pli­que-t-il. Selon lui, la plus grande partie de la préparation repose en cette période sur les chansonniers. Anvoh Niamkey, l’un des responsables des chansonniers Ablamon et Ananzè (chargés de la critique sociale), donne de plus amples détails. «Nous profitons du temps de la retraite du tam-tam majeur pour faire le point de nos idées. Nous avons eu le temps d’observer les attitudes des uns et des autres. Ce sont ces éléments, une fois rassemblés, que nous allons développer dès mar­di prochain pendant la critique sociale», indi­que-t-il. Tout en reconnaissant la tâche ardue des chan­­sonniers dans la collecte des informations, il invite les populations à venir se confier à eux. Pour qu’ils y ait des arguments à débattre au cours de la critique sociale. La phase de critique sociale est un moyen, durant l’Abissa, d’amener les populations à se parfaire.  


 Emmanuelle Kanga à Grand-Bassam

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