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Société Publié le vendredi 25 octobre 2013 | LG Infos

Prix exorbitants des coûts du mouton : Les acteurs interpellent l’Etat

© LG Infos Par Le District d`Abidjan
Tabaski/Foire du mouton : Hamed Bakayoko ouvre la 7e édition
Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a ouvert mardi 08 octobre, la 7e édition de la foire du mouton. Cette manifestation va, une semaine durant, donner aux musulmans, en particulier, et aux Abidjanais, en général, l’occasion de se procurer des moutons sains.
Du 1er au 14 octobre dernier, s’est tenue à l’abattoir de Port-Bouët, une foire dédiée à la fête de la Tabaski ou du mouton. Organisée par la Fénacpbvi-ci, (Fédération nationale des coopératives des bétails et viande de Côte d’Ivoire), cette plate-forme, avait pour but de permettre aux acheteurs de s’offrir un mouton à moindre coût. Mais, que de voix s’étaient élevées après cette cérémonie. Certains importateurs du bétail, comme Hassan Dramera, parlent d’une vaste escroquerie qui ne dit pas son nom. Quand des consommateurs, à l’instar de Marius Comoé et Soumahoro Farikou, respectivement président de la Fédération des associations des consommateurs de Côte d’Ivoire et de la Fédération des commerçants de Côte d’Ivoire, parlent du coût excessif des moutons. Ces mêmes personnes indiquent que hier jeudi 24 octobre, les organisateurs de cette foire sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une cabale montée de toutes pièces par «leurs adversaires». Faisant d’abord le point, Boni Roger, le Secrétaire général de la Fenacobvi-ci a indiqué que ce sont au total 120300 moutons, qui ont été convoyé cette année sur les marchés d’Abidjan. Sur ce total, 41400 moutons (34,42%) proviennent du Mali et 78900 (66,58%) ainsi que de 7500 bœufs du Burkina Faso. A l’intérieur du pays, ce sont environ 8700 moutons qui ont été convoyé. Des chiffres qui sont passés du simple au double par rapport à ceux de l’année dernière qui se situent à 85000 pour les moutons et de 4000 pour les bœufs. Revenant sur les accusations, Roger Boni a été formel. «Personne ne peut parler d’escroquerie, parce que, les coûts de location des enclos de 180000 Fcfa (120000 Fcfa pour l’opérateur privé qui gère le parc et les 60000 Fcfa, représentant les taxes du District d’Abidjan et de la Mairie de Port-Bouët) ont été respectés», explique le Secrétaire général de la Fédération. En ce qui concerne la cherté du mouton, Coulibaly Salifou, le président de la fédération a fait comprendre que le coût moyen était à 95000 Fcfa. «Nous sommes d’avis avec les consommateurs qui se plaignent. Mais, cela cadre avec la réalité quotidienne que vit la population sur le plan financier», explique M. Coulibaly. Qui fait savoir que des moutons, malgré cette moyenne, ont été vendus entre 45000 Fcfa et 350000 Fcfa. En clair, pour lui, chaque Ivoirien pouvait s’offrir un mouton. Malgré tout, il a demandé à l’Etat de créer des conditions idoines, à l’effet de permettre à un grand nombre d’Ivoiriens à s’intéresser à ce secteur vital de l’économie ivoirienne. «Que le gouvernement encourage l’élevage du bétail en Côte d’Ivoire. Sinon, les Ivoiriens auront le sentiment que les prix prennent de l’ascenseur chaque année», conseille t-il. Tout en ajoutant que, «les commerçants ne sont pas maîtres de leurs animaux une fois qu’ils arrivent à l’abattoir de Port-Bouët, à cause de ceux qu’on appelle des «tuteurs», qui prélèvent 5000 Fcfa par tête de bétail, et qui sont chargés de fixer le prix de l’animal». Et celui-ci de conclure qu’une fois ces intermédiaires seront chassés du circuit, les prix du mouton connaîtront une baisse considérable comme le souhaitent les Ivoiriens.
Joseph Atoumgbré

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