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Société Publié le mardi 12 novembre 2013 | Le Mandat

Marcory/ Perturbations de la circulation : La vérité sur les gros embouteillages

L’échangeur du pont, ‘’Henri Konan Bédié’’ est prêt à moitié.

Sa livraison officielle est prévue pour le 22 décembre 2014.

En attendant, les habitants de Marcory, principalement ceux qui résident le long de l’ouvrage, vivent un calvaire. Les populations rencontrent d’énormes difficultés dans leurs déplacements.

Elles sont obligées, pour certaines, de parcourir plusieurs kilomètres à pieds, longeant ainsi des balises, pour atteindre la voie principale, c’est-à-dire, le boulevard Valérie-Giscard d’Estaing, afin d’emprunter des véhicules de transport urbain, pour se rendre à leurs lieux de travail respectifs.

La raison de ce désagrément : la fermeture d’une voie de déviation, pour nécessité de travaux.

Les populations sont donc obligées de traverser Koumassi, pour accéder par exemple au carrefour Anoumambo, pour regagner leurs domiciles, à la marche.

A partir du grand carrefour de Marcory, pour avoir accès audit quartier, l’automobiliste prolonge jusqu’au commissariat du 9è Arrondissement. Ici, il a le choix d’aller jusqu’au terminus des Bus Sotra, pour prendre la voie du carrefour Anoumambo, ou, opter de passer devant l’hôtel Konankro, pour atteindre le grand marché de cette commune.

Cette situation crée de gros embouteillages. Une riveraine, Mireille G. explique le nouveau trajet qu’elle emprunte depuis l’avènement de ces travaux : « depuis que la voie d’Hibiscus est fermée, je quitte maintenant la maison à 5h du matin, au lieu de 6h. Je prends les couloirs du quartier pour atteindre le boulevard, afin d’avoir un véhicule pour espérer être à l’heure au travail, au Plateau », relate-t-elle.

Patrick B., un autre habitant de la commune, révèle que pour éviter de se faire voler et surtout pour ne pas subir des sanctions au boulot, il retrouve ses collègues sur le même boulevard, et s’associent pour emprunter un taxi. Mariam O., vendeuse au grand marché, préfère tout simplement attendre vers 7h, pour se rendre à son lieu de commerce.

Une aubaine pour les transporteurs

Les encombrements dans le trafic dûs aux travaux, sont une aubaine les transporteurs, qui ont revu à la hausse le prix du transport. Conséquence, les usagers dépensent un peu plus désormais.

Le trajet Koumassi-Marcory qui coûtait 250 FCFA, est passé à 300 FCFA, voire 400 FCFA ou 500 FCFA. Cette surenchère est accentuée les soirs, aux heures de pointe.
À la gare des véhicules de transport intercommunal (Worô-worô), reliant Koumassi à Marcory, le vieux Sidik, chauffeur, nous a expliqué la difficile situation, ce week-end.

«Les embouteillages sont liés au fait que la voie de déviation qui passe devant l’établissement « Les minimes », à Hibiscus est fermée. Tous ceux qui vont à Anoumabo sont maintenant obligés de passer par le grand marché. Ces derniers qui empruntent désormais le même chemin que nous, croisent les autres voitures qui viennent du côté du centre commercial, en provenance de Konankro. Et c’est là que le désordre se crée, parce que personne ne veut céder le passage à son ami », a-t-il confié.

Dans cette même gare, un autre chauffeur du nom de I.B. qui s’apprête à démarrer, affirme qu’il profite de ces circonstances, pour se faire plus d’argent. « Celui qui veut vraiment aller à la maison dans cet embouteillage, paye 300 ou 400 FCFA , au lieu de 250 FCFA, comme d’habitude.

Avec ce bouchon, on ne peut plus faire des aller et retour comme auparavant. J’ai mis cette pratique au point pour me permettre d’avoir ma recette, avant de renter à la maison », relate-t-il, sans remords. « Ce matin, quand je venais, j’ai accepté de payer 300 FCFA et ce soir les transporteurs me demandent 400 FCFA. Où vais-je enlever cette somme ? Je préfère rentrer chez moi à pieds. Que les autorités prennent leurs responsabilités pour nous sortir de cette impasse. Le maire doit nous venir en aide, il doit faire quelque chose… », Peste une jeune dame en colère.

Issa M., le conducteur de Wôrô-wôrô que nous avons emprunté accuse ses collègues qui assurent la ligne Marcory-Adjamé. « Ce sont eux, les responsables de cet encombrement de la circulation. Regardez vous-même, les Wôrô-wôrô d’Adjamé qui sont non loin du chantier de l’échangeur, bloquent la circulation. Déjà que la voie est petite, ils forcent pour stationner et tournent n’importe comment. Cela, au vu et au su des agents de la mairie et des forces de l’ordre. Il faut les déloger ! Cela arrangera un tant soit peu, la situation », décrie et propose-t-il.

À qui imputer ce désordre

Les usagers qui paient un lourd tribut de cette situation, déplorent la hausse abusive du prix du transport. Ils se plaignent en outre, du temps que leur prend cet engorgement. Les riverains y voient-là, la démission des forces de l’ordre commises à la régulation de la circulation.

Un laisser-aller qui profite aux conducteurs de taxi véreux, qui imposent des prix hors norme à leurs clients. Causant ainsi un ras-le-bol généralisé au sein des populations de Marcory.

Des habitants de cette commune pensent, à tort ou à raison, qu’il est du ressort des autorités municipales, de trouver des solutions à ce problème.

Et leur permettre de vaquer sereinement à leurs occupations.

Héloïse Yapi-Edi
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