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Région Publié le samedi 30 novembre 2013 | Notre Voie

Meeting de clôture du chef de l’Etat dans le Gbèkè, hier : Bouaké demande sa reconstruction à Ouattara

© Notre Voie Par CI bou T
Vue aèrienne du stade de Bouaké
Le chef de l'Etat a bouclé, hier, sa tournée de 5 jours dans la région de Gbèkè, au centre de la Côte d'Ivoire. Les populations, par la voix du député de Brobo, n'ont pas eu la langue de bois pour crier leurs malheurs causés par la rébellion armée de 2002.
Quiconque cause un dommage à autrui, est tenu de le réparer. C'est dans cette logique que les populations de Bouaké se sont inscrites, hier, au stade de la Paix, pour demander ouvertement à Alassane Ouattara de reconstruire leur région détruite par l'ex-rébellion armée de 2002. Qui, on le sait, est proche de lui. Même s'il a affirmé lors de sa conférence de presse sanctionnant sa tournée que l'acte de la rébellion n'est pas son point de vue. Avant de s'empresser de dire que la rébellion a bien fait de «nous débarrasser d'un tyran». Allusion faite au président Laurent Gbagbo renversé en 2011 et dont il évite de dire le nom même si l'occasion s'y prête.
«Vous êtes arrivé au chevet d'une région malade. Nous demandons que les travaux entrepris à l'occasion de votre visite d'Etat dans le Gbèkè aillent à leur terme. Nous demandons le retour de l'Efa (Ndlr : Ecole des forces armées), la gendarmerie dans toutes ses composantes, la création d'unités d'élite de sécurité pour combattre l'insécurité...Bouaké est une cité où hélas prolifèrent les armes...Nous demandons la réhabilitation des maisons, des édifices et le retour de la Bceao. Avec votre arrivée, Bouaké considère que le jour de son jour est arrivé», a égrené Kouakou Abonouan, député de Brobo et porte-parole des populations de Bouaké. Comme pour dire, «tu as gâté, tu dois réparer». Bien avant lui, dans la même veine, Nicolas Djibo, maire de Bouaké, a mis un accent particulier sur le fait que «Bouaké a vécu les affres de la guerre et est capable de renaître». A son corps défendant, Ouattara a lui-même relaté les malheurs des populations de la capitale du Centre. «A Bouaké, les frères et sœurs sont tombés. Bouaké a tout perdu...yako, afo», console-t-il. Avant d'admettre que la paix est revenue dans le pays. Toujours répondant aux préoccupations des habitants de cette région, le chef de l'Etat soutient que 21 milliards de Fcfa sont déjà investis dans la ville de Bouaké. Puis il fait de nombreuses promesses dans le domaine d'infrastructures sanitaires, scolaires et routières. «Les études de l'autoroute Yamoussoukro-Bouaké sont en cours. L'axe Yamoussoukro-Tiébissou va être livré dès 2014... J'ai téléphonné au gouverneur de la Bceao, il m'a dit qu'il est à la recherche d'un nouveau terrain. La finition d'une nouvelle Bceao est pour mai 2015». Ouattara qui, tout le temps de sa tournée, a répété que ses promesses ne seront pas une profession de foi, clame à qui veut l'entendre, qu'il va réindustrialiser Bouaké. C'est pourquoi, il appelle le conglomérat Rhdp à la cohésion, seul, dit-il, à même de faire marcher la Côte d'Ivoire. S'agissant de son projet de 1 million d'emplois sur 5 ans, le chef de l'Etat affirme qu'il n'a pas encore une idée claire de ses détails. En tout cas, c'est ce qui est ressorti de sa conférence de presse de clôture, hier, à Bouaké, à sa résidence.

Félix Teha Dessrait
Envoyé spécial dans le Centre
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