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Société Publié le samedi 19 avril 2014 | AIP

Réconciliation et cohésion sociale à Taï : les capacités des chefs de villages renforcées

Abidjan - Un atelier de formation et de sensibilisation de la chefferie traditionnelle de Taï, (environ 720 km à l’extrême ouest d’Abidjan), a été organisé, jeudi, par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), en collaboration avec les autorités préfectorales locales, selon un communiqué de l'ONUCI parvenu à l'AIP.

L’atelier qui s’est tenu au foyer des jeunes de Taï, avec la participation de tous les chefs de villages de la sous-préfecture de Taï, visait à doter les garants de la tradition d’outils pratiques devant leur permettre d’identifier les actes portant atteinte aux droits humains, connaître les facteurs de troubles ou de conflits, en vue d’y adapter leurs méthodes de gestion.

"Cet atelier va contribuer à responsabiliser les chefs de villages en tant qu’auxiliaires de l’administration et leur permettre aussi de reconnaître leur rôle et leur importance dans le processus de réconciliation et de la stabilité sociale dans la sous-préfecture de Taï", a indiqué le représentant de la division des Droits de l’Homme de l’ONUCI, Yvon Mabofe.

L’exercice du pouvoir du chef, la gestion communautaire et la question de la bonne gouvernance et les droits de l’Homme ont constitué les différents modules de cette session de renforcement de capacités.

"Le chef doit être instruit pour mieux gérer les affaires courantes du villages, gage d’une paix sociale. Cet atelier, on l’espère va permettre de revaloriser l’institution qu’est la chefferie traditionnelle et redorer son image", a fait savoir le préfet du département de Taï, Aka Kouassi Bio.

Il s’est réjoui de cette initiative et a exprimé toute sa reconnaissance à l’ONUCI pour ses efforts dans le cadre de la restauration de l’autorité et de la paix sociale.

Pour le Chef du village de Sakré, Jean, Gnahoué, "cette énième assise va permettre d’améliorer la collaboration entre les administrés et l’administration publique". Quant au Chef de village de Gouléako I, Tere Victor, il a plaidé pour que la jeunesse de la sous-préfecture de Taï bénéficie également de cette activité similaire afin que l’autorité villageoise soit pleinement respectée.

Au cours de ces assises, des travaux en atelier sur des cas pratiques ont permis d’apprécier la capacité de réaction des participants dans une situation donnée.

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