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Côte d’Ivoire/ Conflits et défis du développement à l’Ouest : les vérités du maire de Guiglo Baillet Sévérin (Interview)

Publié le mardi 27 mars 2018  |  AIP


Interview réalisée par Son Désirée Aimée Florence

Le maire de Guiglo, le colonel Baillet Sévérin, prix spécial panafricain (ICS), du « Meilleur maire des villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire », dans un entretien avec l’AIP, parle de sa politique pour les jeunes, la fermeture de la société Thanry à Guiglo, la situation de la forêt de Goin-Débé, les récentes violences contre les symboles de l’Etat dans l’ouest, et du nouveau visage de la ville de Guiglo.

AIP : M. Le Maire, la vétusté du pont à l’entrée de Guiglo risque de rendre votre commune inaccessible. Usagers et populations s’en inquiètent?

Baillet Sévérin : Le Pont de Guiglo pour faire l’historique a été construit en 1956 mais il a commencé à fonctionner depuis 1958. Aujourd’hui nous constatons que ce pont est vétuste et qu’il est temps de le remplacer par un ouvrage beaucoup plus récent, beaucoup plus performant et c’est la préoccupation de tout habitant de l’ouest, de la région du Cavally parce que ce pont là nous relie à toute la Côte d’Ivoire, parce que sans ce pont-là, les villes de Guiglo, Tai, Blolequin et Toulepleu ne peuvent pas accéder à Duékoué pour parler d’Abidjan. Parce que c’est le lien entre deux régions, le Cavally et le Guemon, cela veut dire donc que cet ouvrage-là est primordial.

AIP : Et que faire votre administration pour éviter que le pire ne se produise ?

Aujourd’hui, nous avons essayé d’informer les pouvoirs publics de la vétusté de ce pont et de notre souhait d’avoir un nouveau pont. Cela a été accepté, le président de la république l’a accepté, le pont a été inscrit sur les ouvrages à faire avant 2020 et je pense que le dossier du pont est en très bonne voie pour qu’il soit vraiment refait. Je peux vous dire même qu’aujourd’hui, nous assistons à la venue de certains ingénieurs, certains travailleurs, par exemple des géologues, dans la région pour essayer de faire des études au niveau de toute la zone, pour voir comment le pont peut être reconstruit, comment peut-être essayé de faire une autre voie, une autre route. Tous ceux qui sont chargés de la construction de ce pont sont déjà à l’œuvre, on le voit dans nos villages. Donc on est sûr que ce pont va être véritablement fait.

AIP : A quel niveau se trouve le financement obtenu auprès de la BOAD pour la construction de plusieurs ponts à l’Ouest dont celui de Guiglo sur le fleuve N’zo ?

Pour le financement je ne peux rien vous dire, parce que c’est au haut niveau de l’Etat que cela se décide. C’est l’Etat qui peut signer ces accords et non le maire que je suis. Mais je sais que d’après nos devanciers et l’AGEROUTE (Agence de gestion des routes), que les financements de la reconstruction de ce pont sont en ordre, et l’Etat est prêt à le reconstruire mais il reste à le mettre maintenant sur un calendrier pour qu’il voit le jour. Au niveau du financement, il n’y a pas de problème, l’Etat a obtenu les financements et il reste seulement à les exécuter.

AIP : Elu en 2013, vous êtes pratiquement en fin de mandat. Quel est aujourd’hui le nouveau visage de Guiglo cinq ans après ?

Je pense que beaucoup a été fait dans cette commune quand même et aujourd’hui quand je regarde dans le rétroviseur, je vois qu’il y a eu du changement dans la ville de Guiglo de 2013 à 2018. Tout habitant de Guiglo, sans risque de me tromper, peut dire que quelque chose a changé, que la physionomie de Guiglo a changé. Elle a changé dans beaucoup de domaines.

AIP : Concrètement…

Nous avons vu une mairie dépravée, une mairie en lambeau parce que tout était détruit dans cette mairie. Il fallait régler tous ces problèmes là avant de commencer à travailler. Au niveau des bâtiments, nous avons essayé de réhabiliter tous les bâtiments.

Il fallait également informatiser la mairie de Guiglo en achetant du matériel informatique. Nous avons aussi informatisé d’autres services de la mairie tels que le service financier, le service qui s’occupe des recettes.

Nous avons recensé les commerçants et les personnes qui payent de l’argent à la mairie sur une base de données. Nous avons construit des étales en béton, des kiosques et des petits magasins pour que ces gens-là puissent se loger et vendre correctement. Nous avons construit aussi des magasins de haut standing en bordure de route pour que des commerçants d’une autre dimension puissent être intéressés par la ville de Guiglo. Nous avons fait tout cela et nous avons maitrisé le circuit des tickets qui nous sont donné par le trésor.

C’est après tout cela que nous avons entamé le développement réel. C’est en fonction des demandes des villages que nous exécutons notre budget. Nous avons au niveau de l’utilisation du budget, construit beaucoup d’écoles dans les villages assez reculés, et cela, de concert avec les inspecteurs d’écoles. Au niveau de la santé, nous avons construit assez de maternité dans certains villages et même à Guiglo ville. Nous sommes en train de construire un dispensaire et un bâtiment qui va abriter une banque de sang dans un quartier reculé de la ville de Guiglo.

Au niveau du social, nous avons inscrit dans le budget une subvention pour des aides aux personnes âgées et des handicapés. Nous organisons des manifestations et nous leurs remettons officiellement des vivres et non vivres chaque année. Nous aidons aussi des personnes vulnérables, c’est-à-dire des personnes qui n’ont rien à manger et qui n’ont pas de familles. Nous aidons également des élèves qui n’ont pas les moyens de se scolariser en leur remettant des prises en charge. Nous avons aidé certaines femmes à avoir des activités génératrices de revenus pour qu’elles puissent se prendre en charge.

Au niveau de la jeunesse, nous avons aussi beaucoup fait. Nous donnons 100 permis de conduire aux jeunes chaque année. On a une ligne budgétaire pour les jeunes qui étaient de trois millions de francs CFA mais c’est descendu aujourd’hui à un million de frans CFA. Nous avons donné également aux jeunes une subvention de six millions pour des formations qualifiantes. Donc, nous avons pu former 20 à 30 jeunes qui sont sur le marché de l’emploi. Nous avons aussi octroyé 20 millions de francs CFA de prêt à la jeunesse communale. Nous avons aussi une ligne budgétaire d’un million de francs CFA pour la fédération des femmes de Guiglo et en plus de cela, nous donnons parfois des aides à certaines associations qui sortent du lot, c’est-à-dire des femmes dynamiques, des femmes qui travaillent et l’aide qu’on donne est autour d’un million de francs CFA par association pour les encourager et qu’elles puissent continuer de travailler et apporter quelque chose à leurs familles.

AIP : Ces aides sont-elles à rembourser ?

Non ces aides sont à fonds perdu.

AIP : Qu’en est-il de la sécurité qui continue de constituer un problème important dans l’Ouest ?

Au niveau de la sécurité, nous donnons chaque année cinq millions de francs à la police nationale de Guiglo pour assurer leur carburant et intervenir en cas de besoin parce que le plus souvent, quand on les appelle, ils disent qu’ils n’ont pas de carburant.

Au niveau de la moyenne industrie, et la création de l’emploi, nous avons aidé certaines industries à s’implanter.

AIP : Lesquelles ?

La SAPH (Société africaine de plantations d'hévéas) qui a installé un pont bascule pour l’achat des fonds de taxes et on lui a donné le terrain pour qu’elle puisse s’installer et en s’installant, quelques jeunes ont été récupérer en terme d’emploi. Il y a deux unités de riz que nous avons aidé à s’implanter et nous sommes en train d’installer une unité de manioc à Yaoudé. Donc ces petites unités de manioc peuvent nous apporter une centaine d’emploi direct et près de 1000 à 2000 emplois indirects. Si nous arrivons au terme de ces projets-là, cela va arranger la population de Guiglo.

Nous avons également aidé à l’installation de certaines sociétés bancaire en leur donnant des terrains à bas prix tels que Fidra, Baci, Celpaid…

AIP : Quels sont les défis auxquels vous êtes confronté dans votre commune ?

Les défis sont nombreux. Nous sommes dans une zone qui a vécu la crise donc il faut amener les gens à vivre en paix, il faut la cohésion sociale. Sans la paix, on ne pas avancer dans le développement et nous voyons que quand la paix, nous la recherchons et que nous mettons tout en œuvre pour que nous soyons à un certain niveau, lorsque les élections arrivent, la corde est tirée et nous revenons au point de départ, et nous dévons encore recommencer parce que quand les élections arrivent, ce sont les partis politiques qui apparaissent alors que ces partis politiques divisent les populations. Et donc nous dévons faire tout pour surmonter tout cela. Nous les cadres, nous dévons jouer un rôle très important pour que nos parents arrivent à comprendre. Nous, nous comprenons déjà mais nous ne devons pas les mettre dans la politique. Cela ne les arrange pas. Nous devons donc jouer notre rôle.

Un autre défi, c’est celui du pont, tout le monde demande le pont. Donc, le maire doit tout mettre en œuvre pour que le pont là soit fait par l’Etat de Côte d’Ivoire. Le livre blanc, on l’a déposé à la présidence. A cela s’ajoute les défis du développement parce que nous sommes terriblement en retard. Vous voyez quand on rentre dans nos villes, c’est la rue principale qui est bitumée sinon tout le reste c’est de la terre rouge. Nous avons des vieux engins et donc nous avons décidé d’acquérir de nouveaux engins tels qu’une chargeuse à plus de 35 millions de francs CFA qui nous aident à lutter contre l’insalubrité dans la ville et de reprofiler nos routes en attendant qu’on obtienne des machines plus performantes.

Ensuite, il faut essayer de créer l’auto emploi pour la jeunesse. Il faudrait que les jeunes comprennent cela. Donc il faut donner des moyens financiers aux jeunes pour qu’ils créent eux même leurs entreprises et c’est ce que nous recherchons aujourd’hui. Mais nos jeunes ne sont pas formés et quand ils veulent faire une affaire, ils n’arrivent pas au bout et tombent en faillite. Ça aussi il faut faire quelque chose dans ce sens. Nous devons donc les former avant de les installer parce que nous avons assez de jeunes dans nos villes et nous devons trouver des emplois à ces jeunes. Si nous ne faisons rien pour eux, ce sera un danger pour l’avenir, nous devons donc tout faire pour les contenir.

Aussi, un autre défi, c’est un développement tout azimut parce que dans nos communes nous manquons de beaucoup de chose tels que l’eau et l’électricité qui sont des choses énormément chères et que la mairie elle seule ne peut pas faire. Il faudrait que l’Etat arrive à nous aider. Avec la construction du barrage hydroélectrique de Soubré, je pense qu’on aura la chance d’être vraiment servi dans nos villages et on n’aura plus de coupures intempestives d’eau et de courant.

AIP : Nous savons aujourd’hui que la ville de Guiglo porte les stigmates de la longue crise que nous avons connue, comment la mairie gère-t-elle la cohabitation entre les populations ?

C’est ce que j’ai dit tout à l’heure dans l’organisation des conseils municipaux. Aussi au niveau du conseil municipal, nous avons mis ensemble tous les partis politiques et même des gens de la société, civile sont dans le conseil ainsi que tous les grands groupes ethniques de la ville de Guiglo sont représentés dans le conseil municipal surtout que ce conseil est composé de 31 membres, pour faire régner une certaine cohésion dans la ville de Guiglo. Au niveau du Conseil municipal, nous invitons tout le monde parce que c’est à cette occasion que les gens arrivent à se parler. Nous visitons également des familles dans les quartiers les week-ends, afin d’échanger avec ces familles et s’il y a des problèmes, nous essayons de les régler. Effectivement, il y a des stigmates mais les gens ont commencé à oublier. Aujourd’hui, quand tu arrives à Guiglo, tu ne peux pas sentir qu’il y a eu la crise, tout le monde travaille la main dans la main et la vie a repris, chacun vaque à ses occupations.

AIP : Quelle est la situation des forêts classées surtout celle de Goin-Débé ?

La forêt classée du Goin-Débé, c’est une forêt à cheval sur trois départements à savoir Guiglo, Taï et Blolequin. On ne doit plus dire la forêt classée du Goin-Débé mais plutôt les plantations de Goin-Débé parce que tout est plantation là-bas. Et il faut le dire aussi qu’il y a eu une certaine légèreté de l’administration. Pendant la crise, les gens ont pénétré la forêt, et même avant la crise. Mais la pénétration de cette forêt a été accentuée au moment de la crise. Aujourd’hui, la forêt qui n’a pas été utilisée est négligeable. Vous savez, le Goin-Débé, c’est le nom de deux rivières. Il y a le Goin et il y a le Débé et ces deux rivières-là ont une embouchure.

Et dans cette forêt classée, il n’y a pas seulement les plantations de cacao mais c’est une forêt dont le sous-sol est riche. Il y a également dans cette forêt des orpailleurs qui sont armés. Donc dans cette forêt, il y a beaucoup de gens avec des intérêts divers. Et quand les problèmes ont commencé, ils ont commencé à se taillader et ce problème a été rapporté à la direction de la Forêt rurale.

Alors nous qui sommes les hommes politiques, nous devons le prendre à bras le corps pour faire régner la paix dans la région et joué le rôle que nous devons jouer et aujourd’hui, il y a l’accalmie et le gouvernement a pris les choses en main. Le ministre des eaux et forêt est venu la dernière fois et a indiqué que le gouvernement va faire un travail minutieux sur cette forêt-là, pour trouver une solution durable et définitive.

AIP : Aujourd’hui on parle de la réinsertion des jeunes, quelle est la politique mise en place pour la jeunesse sachant que la Société Thanry qui était là-bas s’est déplacée pour s’installer à Duékoué ?

Quand on parle de réinsertion des jeunes c’est de les réinsérer dans le tissu social. Thanry même étant là-bas employait combien de jeunes ? Thanry nous rendait service uniquement sur le plan des services ligneux. Il faut dire aussi que Thanry a été à la base de notre paupérisation parce que pendant la crise, il n’y avait pas de loi donc le bois s’exploitaient énormément et n’importe comment. C’est pendant la crise que toutes les scieries de Thanry étaient pleines. Aujourd’hui, si Thanry a fermé, c’est parce qu’ils ne peuvent pas trouver du bois tout près. Voilà pourquoi ils ont fermé la majorité de leurs unités et ils ont négocié avec le Libéria qui leur a donné une parcelle de forêt à exploiter.

A Guiglo, ils ont bien sûr eu des antécédents avec le ministre Kéi Boguinard, parce que le site où ils sont appartient à la famille du ministre, premier maire de Guiglo.

Il a saisi la justice et comme pour faire l’enquête, il fallait ferme la scierie, la justice a demandé à Thanry d’arrêter un peu le travail et au même moment, ils avaient des problèmes avec les Eaux et Forêts pour exploitation abusive du bois. Donc aujourd’hui la réinsertion social des jeunes dans le tissu social, je pense que cela revient aux jeunes eux-mêmes. Il faudrait qu’ils soient conscients et sachent ce qu’ils veulent dans la vie. Ce n’est pas le travail de bureau seulement qui donne de quoi à vivre, mais ton propre travail peut t’amener au bonheur. Il ne faut pas aller chercher le bonheur très loin, il est tout près et il faut savoir le saisir.

AIP : M. le maire aujourd’hui, il y a aussi la question de la rareté des terres avec une lutte perpétuelle, le conflit foncier ?

Le conflit foncier qui l’a provoquée ? Si moi j’ai mes terres, est-ce que quelqu’un va venir du dehors pour venir occuper mes terres. Soyons sérieux c’est nous-même qui bradons nos terres et aujourd’hui on a plus rien, il faut dire la vérité aux gens, la terre elle ne se vend pas. Ici chez les ébriés on loue les terres. Ils n’achètent pas les terres mais chez nous, quelqu’un arrive avec une somme de 100.000 FCFA, il achète un hectare de forêt. La faute est à qui ? C’est nous qui n’avons pas pu gérer nos forêts et aujourd’hui nous sommes en pénurie de cette forêt. Mais je vous dis quand même que si quelqu’un veut entreprendre quelque chose, il peut toujours avoir un lopin de terrain pour faire deux ou trois choses à la fois. On n’a pas forcément besoin d’une grande surface pour entreprendre. Donc le problème de terre n’est pas aussi crucial que ça. Chacun au moins dans sa famille peut avoir un lopin de terre et faire quelque chose et même si on a vendu les terres, les marécages sont là. Pour moi le problème de terre est un alibi qui ne tient pas c’est pour les gens qui ne veulent rien faire.

AIP : Mais il y a quand même mort d’hommes

Oui, il y a des mort d’hommes, c’est quand tu veux mourir que tu meurs. Je vous dis la vérité. Parce que vous allez vendre une parcelle de terre à quelqu’un, vous dépensez cet argent et vous ne dites pas la vérité à vos autres frères et ces derniers ne reconnaissant pas la vente qui a été faite et veulent récupérer leur terre alors que celui qui a acheté la terre l’a déjà exploité, vous pensez qu’il va vous laisser ? C’est comme ça qu’il y a mort d’hommes. Sinon les gens sont pas là pour tuer mais c’est quand ils sont touchés dans leur chair, qu’ils tuent.

AIP : Qu’est-ce qui explique, selon vous, ce regain de violence dans la région du Cavally ?

Il ne faudrait pas voir le problème dans le présent mais il faut le voir dans un passé récent, c’est là qu’il faut analyser ce problème. Tout ce que nous vivons aujourd’hui est parti depuis la crise postélectorale. Depuis la crise, nous vivons et nous nous regardons en chien défaillance.

Même si on fait tout ce qui est possible pour qu’il y ait l’entente, il y a toujours de la méfiance parce qu’on n’est pas sûr de l’autre. On vit parce qu’il faut vivre, mais intérieurement on se craint, ce qui fait que quand un problème survient les gens pensent à la récente crise.

Le guéré, il est social et compréhensif mais quand il en a marre il te le fait savoir, c’est ce qui amène des problèmes.

Au niveau des communautés, le problème se situe toujours au niveau du foncier, les choses qu’on pouvait pardonner avant ne se pardonnent plus à cause des effets de la crise.

Quant aux gens qui se font justice et qui attaquent les biens de l’Etat, je pense qu’ils sont exacerbés parce que c’est à partir du racket que ces gens agissent, ils sont rackettés dans les villages par les forces de l’ordre. Les conducteurs et les forces de l’ordre c’est comme l’arbre et l’écorce. En prenant pour exemple le cas de Blolequin, je dis que ce n’est pas bon de se faire justice, on ne devrait pas tuer quelqu’un parce qu’il a tué. Quand tu te rends justice, la première faute est éteinte et c’est ta faute qui reste que les gens vont poursuivre. Le gendarme a bien commis une faute, il a commis un meurtre mais dans la mesure où toi tu es venu te rendre justice en le tuant, lui son meurtre ne vaut plus rien, et c’est toi maintenant qui va être poursuivi. Donc on cherche maintenant à faire des enquête pour situer les responsabilités, c’est normal, c’est le rôle de la police. C’est pour dire que dans notre région on doit être calme et serein dans tout ce que nous faisons, c’est ça qui est important et chercher à faire primer la justice.

AIP : Est-ce que vous allez vous représenter aux prochaines élections municipales ?

Oui je compte me représenter, car j’ai fait du bon travail, j’ai été désigné meilleur maire de l’intérieur par une structure de communication. Dans ces conditions je dois continuer si je ne suis pas fatigué. Je suis donc candidat à ma propre succession pour continuer le projet que j’ai entamé et pour donner encore un bien être à ma population.

AIP : On a défini beaucoup de défis et vous avez dit que la mairie ne peut pas réaliser tous ces défis, est-ce que vous avez envisagez aussi un partenariat avec des villes à l’étranger?

Les mairies en Europe n’ont plus de moyens. Les mairies privilégient les Conseils régionaux, des textes ont été pris pour que tous ce qui revenait aux mairies soient attribué aux Conseils régionaux. Le partenariat se fait entre conseillers régionaux des deux pays. Les mairies peuvent signer des partenariats avec d’autres mairies mais c’est pour bénéficier seulement des appareils de seconde main. Ce sont des choses qui nous appauvrissent parce que les frais de dédouanement et de transport nous reviennent plus chers, ces frais pouvaient nous permette d’acheter de nouveaux appareils. Le seul bénéfice avec ces appareils de seconde main, c’est qu’ils sont de bonne qualité et donc si le gouvernement pouvait nous donner des exonérations, cela pourrait aider les mairies qui sollicitent des aides à l’extérieur.

(AIP)

Sdaf/tm
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