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Interview/ Desforges Adediha, directeur exécutif du réseau IPPRB: « Abidjan Contact Protocole 2018, une opportunité pour les professionnels du métier, en Afrique »

Publié le vendredi 11 mai 2018  |  Abidjan.net
Desforges
© Abidjan.net par CK
Desforges Adediha, directeur exécutif du réseau IPPRB (International Protocol and Public Relations Board).


La 3ème rencontre internationale des professionnels du protocole et des relations publiques se déroulera du 22 au 26 mai 2018 à l’hôtel Azalai Abidjan. C’est une initiative du réseau IPPRB (International Protocol and Public Relations Board) en partenariat avec l’Académie Diplomatique Internationale de Paris. Nous avons rencontré le Directeur Exécutif de ce réseau professionnel. Interview.

Le 22 mai prochain, les professionnels du protocole et des relations publiques se réuniront à Abidjan. Quelles sont les thématiques qui seront abordées au cours de cette rencontre?

Abidjan Contact Protocole est la première initiative de cette envergure, en Afrique. À la suite des ateliers pratiques de formation que nous organisions depuis décembre 2014 (et pour le renforcement des capacités des chargés de mission, chefs de protocole, event managers, chargés de communication, des relations publiques...), nous avons senti le besoin de développer un cadre qui permettra de créer et saisir des opportunités pour les professionnels. Il s’agit d’atouts en termes de formation, d’emploi, de bourse et de voyage d’étude. C’est la raison pour laquelle a été initié Abidjan Contact Protocole. Au cours de cette 3ème édition, nous viserons l’harmonisation des pratiques protocolaires, ce qui, je l’avoue, est un vaste programme. Toutefois, nous commencerons par nous entendre sur les fondamentaux : - Plan de table et ordre de préséance - Sécurité et prise en charge des hautes personnalités - Cérémonial de la République et event-management Voici quelques thèmes que nous aborderons à Abidjan le 22 mai prochain.

Qui attendez-vous ? Combien de participants se retrouveront à Abidjan, dans le cadre de cet événement ?



Nous attendons à Abidjan, trois grandes catégories de cibles à savoir les intervenants, les professionnels et les sympathisants.

L’Ambassadeur JEAN WOAKE, ancien Directeur du Protocole d’État du Togo, avec 32 ans d’expérience professionnelle, conduira le pool d’intervenants en tant que Président du réseau IPPRB. Chargé de cours à l’Ecole Nationale d’Administration de Lomé, il sera avec les ambassadeurs TUI DIGBE, ancien Directeur du Protocole Adjoint de Côte d’Ivoire et membre du réseau IPPRB. De même que DANIEL JOUANNEAU, ancien chef du protocole de l’Élysée, sous les Présidents MITTERRAND et CHIRAC. Des délégations de professionnels en provenance du Niger, du Gabon et surtout du Bénin, ont confirmé leur participation. Quant aux amoureux de ces métiers, ils se bousculent déjà pour saisir cette opportunité de rencontrer des professionnels aguerris tout en bénéficiant d’une certification de l’Académie Diplomatique Internationale de Paris. Les places étant limitées, et pour des raisons pédagogiques, nous nous attendons à près de 100 participants, pour cette 3ème édition.

Justement, la présence de l’Académie Diplomatique Internationale, semble être un évènement en elle-même...

Sans vous interrompre, je voudrais faire noter que ce partenariat est une énorme chance pour les professionnels du protocole et des relations publiques d’Afrique. Créée en 1926, l’Académie Diplomatique Internationale fait autorité dans le domaine du renforcement des capacités des cadres supérieurs de la diplomatie et de la communication. Le coût moyen des formations y sont de 3 000€, sans compter les frais liés au transport, au gîte et au couvert, en France. À Abidjan ce 22 mai, le quart de ce budget global sera nécessaire pour interagir avec ce centre de référence et ce, pour des prestations de qualité : premier pas vers la valorisation des métiers du protocole et des relations publiques. Notre crédo.

En quelques mots, comment décrirez-vous votre événement ?

C’est un rendez-vous destiné aux professionnels ou personnes aspirant aux métiers du protocole et des relations publiques afin de créer des liens et la transversalité entre les pays, les organisations et les peuples. D’ailleurs, notre devise est : We build bridges of cooperation. Notre rendez-vous est une formidable opportunité pour créer de nouveaux ponts non seulement entre les peuples, mais également entre les métiers dans un esprit de partage, de dialogue et de paix.

Pouvez-vous être plus explicite, quand vous parlez de liens entre les métiers ?

En effet, les métiers du protocole et des relations publiques sont des métiers qui font appel à la pluridisciplinarité. Elles visent la meilleure planification des événements et aussi la meilleure image des hautes personnalités, organisations et entreprises. C’est la raison pour laquelle le chef de protocole doit avoir des connaissances en matière de sécurité et de communication. Il en sera de même pour le chargé de communication, le chargé de mission, le chef de sécurité et aussi le chauffeur de la haute personnalité. La méconnaissance de cette pluridisciplinarité occasionne bien souvent des difficultés dans les prestations des uns et des autres. C’est pourquoi nous privilégions les liens entre les différents métiers afin que les membres du réseau soient de véritables références.

En dehors d’Abidjan, d’autres villes du continent ont déjà abrité l’événement ?

De façon régulière, nous organisons au sein des différents bureaux locaux, des rencontres nationales. Il s’agit par exemple de Bamako Contact Protocole en 2016, de Gabon Contact Protocole en 2017. En marge de ces rencontres nationales, tous les bureaux se retrouvent annuellement à Abidjan, pour une grande messe, afin de célébrer la fraternité, le travail et surtout la qualité dans les prestations. Cette initiative fait d’Abidjan et pour le moment, la capitale africaine du protocole et des relations publiques. C’est une initiative qui mérite d’être encouragée par les autorités ivoiriennes en premier, ainsi que les responsables de nos regroupements régionaux (CEDEAO, UEMOA, CEMAC, CEEAC…) voire même continentaux (Union Africaine...). C’est le lieu de lancer un appel aux bonnes volontés afin que cette initiative soit pérennisée et encouragée. Leur appui sera pour beaucoup, dans la valorisation des fonctions des chefs de protocole, chargés de mission, chargés de communication…

Propos recueillis par C. K.
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